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Monde - Entretien

« La guerre d’Ukraine prépare sans doute la fin de Poutine »

Jean-Marie Guéhenno, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU, analyse pour « L’Orient-Le Jour » les bouleversements de l’ordre international qui peuvent résulter de l’invasion russe de l’Ukraine.

« La guerre d’Ukraine prépare sans doute la fin de Poutine »

Le président russe, Vladimir Poutine. Sputnik/Mikhail Klimentyev/Kremlin via REUTERS

Le retour de la guerre sur le Vieux Continent, avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, réveille des vieux démons et risque de bouleverser durablement l’ordre international. Pour prendre un peu de hauteur sur les enjeux de ce conflit et comprendre les grandes dynamiques qui pourraient en résulter sur la scène mondiale, L’Orient-Le Jour a interrogé Jean-Marie Guéhenno, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU auprès de Kofi Annan, aujourd’hui professeur à l’Université Columbia à New York. Il a récemment publié un ouvrage qui fait le bilan géopolitique des vingt dernières années, intitulé Le Premier XXIe siècle. De la globalisation à l’émiettement du monde (Flammarion 2021). Entretien.

Jean-Marie Guéhenno, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU, analyse pour « L’Orient-Le Jour » les bouleversements de l’ordre international qui peuvent résulter de l’invasion russe de l’Ukraine.

Quels sont les premiers enseignements de cette guerre, une semaine après l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes ?

Il y a eu quatre surprises qui démentent les analyses péremptoires qu’on entendait avant la guerre. Premièrement, Poutine n’a pas choisi l’option d’une offensive limitée à l’Est. Deuxièmement, l’armée russe, malgré sa modernisation, a eu jusqu’à présent des résultats médiocres. Troisièmement, la chute rapide du régime ukrainien sur laquelle Poutine comptait ne s’est pas produite, et le président Zelensky a galvanisé le patriotisme ukrainien. Enfin, la réponse occidentale, dans son ampleur et son unité, est complètement inattendue. Il ne faut cependant pas, sur la base de ces quatre surprises, être à nouveau péremptoire, mais dans le sens inverse et annoncer la défaite de la Russie. Nous sommes encore au tout début d’une crise qui peut réserver bien d’autres surprises.

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Poutine a-t-il une stratégie de sortie de conflit ?

Je ne crois pas que Poutine accepte un autre résultat que la soumission ou le démembrement de l’Ukraine. Il faut bien sûr tout faire pour obtenir un cessez-le-feu, mais la négociation mettra le leadership ukrainien devant un terrible dilemme moral. Il est en effet probable que l’armée russe, pour obtenir la victoire, va considérablement augmenter le niveau de violence, et les villes d’Ukraine commenceront à ressembler aux villes de Syrie. Et après une telle « victoire », Poutine ne tiendra l’Ukraine que s’il recourt à des méthodes staliniennes, terrorisant le pays. Cela aura des répercussions en Russie, où les Ukrainiens ne sont pas vus comme les « nazis » que décrit la propagande de Poutine, mais comme de proches cousins. À terme, la guerre d’Ukraine prépare donc sans doute la fin de Poutine, mais après combien de mois, d’années de souffrances ?

L’Europe a longtemps donné le sentiment d’être sortie de l’histoire. Assiste-t-on à un tournant ? À la naissance d’une puissance géopolitique ?

L’Europe était bien heureuse de se retrouver à la périphérie d’une confrontation stratégique qui se déplaçait vers l’Asie. Elle comprend soudain qu’il lui sera difficile d’être une « grosse Suisse ». L’évolution de l’Allemagne, qui décide d’augmenter massivement son budget de défense et de livrer des armes à l’Ukraine est spectaculaire. Ce sursaut va-t-il faire de l’Europe une « puissance géopolitique » ? Il n’y a que dans le domaine économique que l’Europe a aujourd’hui les institutions qui lui permettent de gérer sa puissance hors du temps de crise. Dans le domaine de la défense et de la sécurité, tout repose encore sur les décisions des États membres, le haut représentant n’a qu’un rôle limité, et il est beaucoup plus difficile de bâtir dans la durée une politique de défense cohérente. Mais il est possible que la conscience d’une menace partagée accélère une convergence qui jusqu’à présent était très lente. L’intégration européenne a plus avancé en deux jours qu’en deux décennies.

Cette conscience soudaine que l’histoire peut être tragique est-elle également observable au sein des populations européennes ? Le coût économique de cette guerre, avec en particulier la montée du prix des hydrocarbures, peut-il enrayer cette dynamique ?

C’est toute la question : pour le moment, les Européens n’ont eu à consentir aucun sacrifice. Ils ont le spectacle de la guerre, pas la guerre. Si celle-ci devient plus menaçante et affecte leurs vies quotidiennes, une partie non négligeable des opinions peut être tentée de prendre ses distances par rapport à un conflit dont certains voudront croire qu’il ne les concerne pas directement. Les sondages pour l’élection présidentielle française, tout en montrant que l’avance d’Emmanuel Macron s’accroît, indiquent aussi que les deux candidats d’extrême droite (Le Pen et Zemmour) et le candidat d’extrême gauche (Mélenchon) qui sont sur une ligne de neutralité rassemblent à eux trois environ 45 % des intentions de vote. La gravité de la crise a surpris tout le monde, et les opinions peuvent encore beaucoup évoluer.

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L’intervention américaine en Irak en 2003 a eu un fort impact sur les relations internationales et sur les opinions occidentales. Assiste-t-on à un moment comparable, ou même à un miroir inversé ?

À l’époque de la guerre d’Irak, les Occidentaux avaient le sentiment d’avoir le monopole de la force, et ils pouvaient donc discuter doctement de la doctrine de la guerre juste. Maintenant, comme vous le dites, c’est le miroir inversé, et ils se retrouvent tout nus dans un monde où ils ne sont plus certains – en particulier les Européens – d’être toujours les plus forts. Et c’est une révolution mentale.

Les Occidentaux vont-ils en conséquence redevenir plus interventionnistes pour défendre les normes du droit international et les valeurs des démocraties libérales lorsque des lignes rouges sont franchies ? On pense notamment au recul de Barack Obama en Syrie en 2013.

Je n’en suis pas sûr. Quand on a peur, on pense d’abord à soi. Les Occidentaux vont certainement réaffirmer avec force l’importance des principes de la charte des Nations unies, notamment l’inviolabilité des frontières et la souveraineté des États. C’est sur ce terrain-là qu’ils ont le plus de chances de rallier la majorité des États de la planète. Même la Chine, qui s’est abstenue au lieu de voter avec la Russie, est sur cette ligne. Mais les normes qui commençaient à émerger quand l’Occident se pensait triomphant, la responsabilité de protéger, une vision plus exigeante fondée sur le respect des droits humains, ne vont pas connaître une nouvelle jeunesse.

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Quel ordre les puissances occidentales peuvent-elles défendre dans un monde beaucoup plus multipolaire que lors de la guerre froide, où elles doivent prendre en compte des acteurs de premier plan comme la Chine, l’Inde, ou les pétromonarchies du Golfe qui, s’ils ne sont pas alignés sur la vision russe, se sont toutefois abstenus de la condamner ?

Chine, Inde et Émirats se sont abstenus au Conseil de sécurité, mais ce trio est très hétérogène : la Chine a surpris par la distance qu’elle prenait ainsi avec la Russie, tandis que l’Inde et les Émirats ont surpris par la distance qu’ils prenaient avec l’Occident. La Russie a donc été seule à opposer un veto, et les onze autres membres ont voté contre elle. Parmi ceux-ci, l’ambassadeur du Kenya, en comparant la question des frontières de l’Ukraine à celle des frontières héritées de la colonisation en Afrique, a confirmé que beaucoup de pays ne veulent pas qu’un monde multipolaire soit un monde sans règles. Il est bien possible que cette vision finisse par l’emporter sur l’approche purement transactionnelle des Émirats ou de l’Inde.

Les puissances occidentales, États-Unis en tête, peuvent-elles retomber dans l’hubris qui a conduit à l’intervention américaine en Irak ? Comment peuvent-elles par ailleurs défendre le respect du droit international compte tenu du fait qu’elles ne sont pas elles mêmes exemptes de reproches ou de condamnation à géométrie variable, notamment dans le cas du conflit israélo-palestinien ?

Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui un risque d’hubris des Occidentaux. Ceux-ci sont bien conscients du dilemme dans lequel ils se trouvent : ne pas accepter que la force fasse le droit, tout en évitant le risque d’un conflit avec la Russie, puissance nucléaire. Cette double préoccupation domine toutes les autres, ce qui aura pour conséquence que dans leurs relations avec le reste du monde, ils risquent plus que jamais de pratiquer une géométrie variable pragmatique, pour renforcer leur position vis-à-vis de la Russie.

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Comment le conflit ukrainien peut-il reconfigurer l’ordre international ? Cela peut-il ressusciter une forme de guerre froide avec des paramètres très différents ?

La dépendance de la Russie à l’égard de la Chine va s’accroître, ce qui ne va pas faire plaisir à beaucoup de Russes. L’Europe va graduellement diminuer sa dépendance énergétique à l’égard de la Russie et adopter une vision plus stratégique des relations économiques internationales, y compris avec la Chine ; elle va renforcer ses capacités militaires, et ses liens avec les États-Unis vont se resserrer, à condition que Trump ou un avatar de Trump ne soit pas élu en 2024. Et là est la question de long terme la plus importante, celle que j’aborde dans mon dernier livre : nos sociétés sont extraordinairement fragiles, elles sont en miettes, et il n’est pas du tout certain qu’une menace extérieure suffise pour les ressouder durablement. Pour l’Europe, c’est un enjeu existentiel : les Européens sont en train d’élaborer des réponses à la crise de nos sociétés, et ces réponses ne sont pas identiques à la réponse américaine. Pour qu’elles soient audibles, il est urgent que l’Europe devienne un acteur géopolitique. C’est possible, et en ce sens, leur capacité à répondre à la nouvelle menace russe sera aussi un baromètre de leur capacité à contribuer à la réinvention des sociétés contemporaines.

Le retour de la guerre sur le Vieux Continent peut-il également avoir un impact sur l’espace méditerranéen au sein duquel la Russie a fait son retour en force mais où d’autres puissances, notamment la Turquie et la France, ont des ambitions affirmées ?

La conséquence la plus immédiate est que la Turquie, invoquant l’article 19 de la convention de Montreux, a fermé les détroits aux navires de guerre russes. Ça devrait provisoirement beaucoup compliquer les déploiements navals russes en Méditerranée. Face à la menace russe, il est souhaitable que les tensions qui sont apparues entre la Turquie et la France diminuent. Les tensions entre États riverains de la Méditerranée font le jeu de puissances tierces. La Russie peut jouer un rôle de « spoiler », en Libye, dans le Sahel, mais je doute qu’elle ait les ressources – surtout après les sanctions – pour projeter efficacement sa puissance loin de ses frontières.

Le retour de la guerre sur le Vieux Continent, avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, réveille des vieux démons et risque de bouleverser durablement l’ordre international. Pour prendre un peu de hauteur sur les enjeux de ce conflit et comprendre les grandes dynamiques qui pourraient en résulter sur la scène mondiale, L’Orient-Le Jour a interrogé Jean-Marie Guéhenno, ancien...
commentaires (18)

Le processus pour conquérir la Russie se fait en plusieurs étapes 1. Œuvrer à la chute de l’empire soviétique ce qui fut dur, mais bien réussi. 2. Vassaliser en premier les nations satellites de la Russie, en les subsidiant par milliards, attirant ainsi les plus récalcitrants à l’adhésion. 3. Pousser le pouvoir russe à se sentir piégé par l’alliance quasi ennemie, en promettant monde et merveille au plus grand voisin l’Ukraine pour accepter de se vassaliser. 4. Pousser la Russie, en ne cédant pas à l’essentiel, à faire la guerre à son important ex-satellite. 5. Répondre par une guerre financière incontournable, suite à la mondialisation économique bien tissée depuis un demi-siècle par l’occident mettant l’économie russe par terre. Objectif final à atteindre: Abattre le pouvoir russe et contaminer les nombreuses régions et républiques de la fédération russe à la révolte, en créant la dissension et la fin de cette fédération, en vassalisant cette partie de la planète en exploitant la richesse naturelle de cet énorme espace. En plus la Russie devenant une vassale de l’alliance atlantique, ayant une frontière avec la Chine, l’alliance obtient une position géographique stratégique, un atout supplémentaire pour continuer ce même jeu en Chine. Ce n’est pas un Vidéo-Game de domination mais une réalité plausible.

DAMMOUS Hanna

18 h 10, le 04 mars 2022

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Commentaires (18)

  • Le processus pour conquérir la Russie se fait en plusieurs étapes 1. Œuvrer à la chute de l’empire soviétique ce qui fut dur, mais bien réussi. 2. Vassaliser en premier les nations satellites de la Russie, en les subsidiant par milliards, attirant ainsi les plus récalcitrants à l’adhésion. 3. Pousser le pouvoir russe à se sentir piégé par l’alliance quasi ennemie, en promettant monde et merveille au plus grand voisin l’Ukraine pour accepter de se vassaliser. 4. Pousser la Russie, en ne cédant pas à l’essentiel, à faire la guerre à son important ex-satellite. 5. Répondre par une guerre financière incontournable, suite à la mondialisation économique bien tissée depuis un demi-siècle par l’occident mettant l’économie russe par terre. Objectif final à atteindre: Abattre le pouvoir russe et contaminer les nombreuses régions et républiques de la fédération russe à la révolte, en créant la dissension et la fin de cette fédération, en vassalisant cette partie de la planète en exploitant la richesse naturelle de cet énorme espace. En plus la Russie devenant une vassale de l’alliance atlantique, ayant une frontière avec la Chine, l’alliance obtient une position géographique stratégique, un atout supplémentaire pour continuer ce même jeu en Chine. Ce n’est pas un Vidéo-Game de domination mais une réalité plausible.

    DAMMOUS Hanna

    18 h 10, le 04 mars 2022

  • les mercenaires tchétchènes, sont comme cygne le noir de Tchaïkovski.

    DAMMOUS Hanna

    16 h 23, le 04 mars 2022

  • UNE FOIS LES CHOSES FINIES OU CALMEES C,EST PLUTOT LE DESINTEGRATION DE L,EUROPE DONT LES PEUPLES VONT DEMANDER DES COMPTES A LEURS DIRIGEANTS SUR POURQUOI DES ARMES ATOMIQUES FURENT DE[PLOYEES SUR LEURS SOLS ET ONT PROVOQUE CETTE TERRIBLE GUERRE DONT L,UKRAINE N,EST QU,UN PETIT ASPECT. LES RAISONS SONT LES PROVOCATIONS AMERICAINES PAR L,INTERMEDIAIRE DE L,OTAN CONTRE LA RUSSIE EN ENTRENANT SOUS PRESSIONS LES FAIBLES LEADERS EUROPEENS.

    LA LIBRE EXPRESSION

    12 h 09, le 04 mars 2022

  • Poutine à l'image des Georges Bush, père et fils, criminels en puissance, et fomenteurs de troubles. Mais, les populations russes et américaines ne se sont jamais félicitées des crimes prémédités de leurs dirigeants ayant du sang d'innocents sur leurs mains.

    Esber

    11 h 15, le 04 mars 2022

  • "… L’intervention américaine en Irak en 2003 a eu un fort impact sur les relations internationales et sur les opinions occidentales …" - Eh oui, le monde entier a été stupéfait par le mensonge américain pour justifier leur appropriation du pétrole irakien…

    Gros Gnon

    22 h 33, le 03 mars 2022

  • Les occidentaux souffrent déjà des sanctions infligées à la Russie par retour de boomerang, Il ne fallait pas provoquer pour ensuite se répandre en lamentations vertueuses et hypocrites : à croire qu'ils la voulaient cette guerre! On a vu ce qui s'est passé en Irak, en Afghanistan et dans les pays d'Afrique. Et comme par hasard, alors qu'ils prônaient la liberté d'expression, ils interdisent les médias russes : voici venir la pensée unique.

    Politiquement incorrect(e)

    18 h 45, le 03 mars 2022

  • L'atroce et inlassable propagande americaine est tellement forte que je commence a être comme tout le monde lavé de la cervelle et du sous-cerveau ! et m'inquieter pour Poutine . S'il perd , tout ce qui reste du Liban et de la Syrie s'écroulera en une journée , le Liban sera la nouvelle Palestine ou les combats intra musulmans de la region feront rage

    Chucri Abboud

    17 h 41, le 03 mars 2022

  • C'est la faute aux Russes d'avoir permis à un tyran de veiller sur leur pays. Aucune considération ne peut expliquer l'envoi de troupes pour semer la destruction et la mort dans son propre pays de jadis ! Quand le destin sonne, ce serait trop tard...

    Esber

    16 h 34, le 03 mars 2022

  • Poutine a été assez patient envers l' Ukraine. Celle-ci n' a jamais appliqué les accords de Minsk car les nationalistes n'en voulaient pas. La France et l'Allemagne , pourtant signataires elles aussi de l'accord, n'ont rien fait pour obliger l ' Ukraine à les appliquer. Au lieu de trouver une solution diplomatique à cette crise, elles ont, au contraire, mis de l'essence dans le feu avec les sanctions. Poutine, je pense, a surement calculé tous les risques avant de se lancer dans cette guerre. Si la raison ne revient pas à tous, il y a de fortes chances que nous assistions au début de la 3° guerre mondiale.

    HAJJAR NABIH

    14 h 39, le 03 mars 2022

  • DE L,AUTRE COTE POUTINE EN DICTATEUR QU,IL EST MEME PRENANT AU SERIEUX LE DEPLOIEMENT DES ARMES ATOMIQUES A SES FRONTIERES ET LES DECLARATIONS IRRESPONSABLES DES OCCIDENTAUX N,AURAIT PAS DU ENVAHIR L,UKRAINE MAIS GARDER SES TROUPES A L,INTERIEUR DES FRONTIERES RUSSES COMME PRESSION SUR LES OCCIDENTAUX ET NEGOCIER MEME SI SES 12 POINTS ONT POUR LA PLUPART ETE REFUSES ( UNE BEVUE ENORME DES OCCIDENTAUX CAR NEGOCIER N,EST PAS ACCEPTER MAIS DISCUTER POUR TROUVER DES ACCORDS QUI SATISFASSENT LE SENTIMENT DE SECURITE DE TOUS LES PAYS, MACRON ET SCOULTZ Y ETAIENT D,ACCORD AVANT D,ETRE APPELES A WASHINGTON ET REVENUS CHANGES SOUS LES PRESSIONS DE 180DEGRES ) POUTINE AURAIT DU COMMENCER LES NEGOCIATIONS DURANT LESQUELLES IL AURAIT REMIS SUR LA TABLE TOUTES SES REVENDICATIONS SECURITAIRES. LES NEGOCIATIONS NE SE FONT PAS EN UN JOUR. MAIS LES OCCIDENTAUX AVAIENT LES 2/3 DERNIERES ANNEES MIS LES PIEDS EN UKRAINE SOUS LE CAMOUFLAGE D,INSTRUCTEURS ET AVAIENT ARME LES FANATIQUES NEO-NAZIS ET PROPULSE LE CLOWN DE CARRIERE A LA TETE DE L,ETAT. MALGRE TOUT CA POUTINE ET LES OCCIDENTAUX SURTOUT LES EUROPEENS AURAIENT DU AGIR COMME DIT PLUS HAUT. NEGOCIATIONS POLITIQUES.

    LA LIBRE EXPRESSION

    14 h 09, le 03 mars 2022

  • Si seulement quelqu’un pouvait habiter la tête de Poutine… En attendant aucune hypothèse ne tient et on va vers l’inconnu. Un mégalomane a décidé de prendre en otage toute l’humanité par le simple fait de posséder l’arme nucléaire dans un pays dictatorial où il est le seul à décider de l’actionner ou pas. Si le monde s’en sortira il va falloir ré instaurer des lois qui empêcheraient qu’un seul être aussi désaxé soit il décide du sort de l’humanité par un simple caprice d’extension de son pouvoir ou de son territoire qui le prend comme une envie de pisser.

    Sissi zayyat

    13 h 40, le 03 mars 2022

  • IL EST A NOTER QUE S;EE[ING JOE A LE PREMIER PRONONCE LE MOT NUCLEAIRE DANS SON DISCOURS, PUIS LA MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DU ROYAUME UNI PUIS LEDRIAN FRANCAIS ET ENFIN APRES EUX POUTINE MIS SES FORCES NUCLEAIRES EN ETAT D,ALERTE PRENANT AU SERIEUX LES MENACES PROVOCATRICES DES OCCIDENTAUX. IL AVAIT DIT : QUOI, ILS VEULENT EFFACER LA VIE SUR LA PLANETE TERRE ? LA PROPAGANDE OCCIDENTALE DE CEUX QUI ONT DETRUIT L,IRAQ, DEMEMBRE LA YOUGOSLAVIE, DETRUIT LA LYBIE ET TANT D,AUTRES MEFAITS BAT SON PLEIN. - J,AI JAMAIS ETRE PRO-RUSSE ET MES COMMENTAIRES L,ONT TOUJOURS MONTRE. MAIS ICI LA PROVOCATION AMERICANO/OTAN, LES EUROPEENS SUIVENT MALGRE EUX, EST CLAIRE. QUI A DEPLOYE DES ARMES NUCLEAIRES DANS LES PAYS EUROPEENS SUR LES FRONTIERES DE LA RUSSIE ET POURQUOI ? IL EST LE RESPONSABLE DE CE QUI ARRIVE ET ARRIVERA.

    LA LIBRE EXPRESSION

    13 h 36, le 03 mars 2022

  • la 1ere partie de l'article augurant la fin de Poutine est vite oubliee apres lecture de toutes les raisons qui confirment la faiblesse de la reponse a "ses guerres" . raisons imputables essentiellement a la mondialisation a outrance vue dans un but soit disant surtout humanitairo/culturel mais en fait dans le seul but financier qui voit les grosses multinationales asservir encore plus populations & gouvernement .

    Gaby SIOUFI

    10 h 59, le 03 mars 2022

  • Est-ce le chant de cygne de monsieur Poutine ? Le président russe on le sait, a sa carrière derrière lui, et comme le cygne avant de prendre sa "dernière retraite" intervient avec force avant le dernier souffle. Réponse de l’expert et ancien adjoint de Kofi Annan : "à terme, la guerre d’Ukraine prépare donc sans doute la fin de Poutine, mais après combien de mois, d’années de souffrances ?", bref, "sans doute", on n’en sait rien, et comme disait l’autre, on ne sait pas où on va, mais on y va. On n’en sait rien, si Poutine va rester longtemps encore au pouvoir, mais entretemps son armée avance. On n’en sait rien si la guerre va durer, mais on a la certitude que la France sera moins touchée avec des pays amis à ses frontières. Bref, on en a pour quelques sueurs froides, mais une chose est sûre, que de livres seront publiés sur la guerre en Ukraine. Ah si je pouvais parler à monsieur Poutine.

    L’OLJ PRIVE SES LECTEURS DE LA VERSION "PDF"

    10 h 36, le 03 mars 2022

  • Excellentes questions, excellentes réponses.

    Marionet

    08 h 32, le 03 mars 2022

  • « La guerre d’Ukraine prépare sans doute la fin de Poutine ». Ce titre m'étonne, et rien, par la suite, ne vient le confirmer. "l’armée russe, malgré sa modernisation, a eu jusqu’à présent des résultats médiocres.". Jusqu'à présent, Poutine n'a fait que montrer da force (un convoi de 60km de long!) Il ne l;a, qu'à peine employée. Il ne semble pas y avoir eu encore de véritable bataille. Il attend la reddition sans condition de l'Ukraine. Il a clairement annoncé son but de guerre: démilitarisation de l'Ukraine, et installation à Kiev d'un régime fantoche. Il ajoutera à cela un affaiblissement économique du pays pour le maintenir dans la dépendance russe. Qu'est-ce qui va l'en empêcher? Les sanctions économiques ne vont affamer que la population qui, par contrecoup, va développer un sentiment anti-américain et anti-européen. L'emprise de Poutine sur la population ne va en sortir que renforcée. Non! Je ne vois pas la fin de Poutine, bien au contraire!

    Yves Prevost

    07 h 31, le 03 mars 2022

  • CEUX QUI CROIENT QUE CETTE SOLIDARITE DE CIRCONSTANCE DE L,UE ET DE L,OTAN AVEC LES USA EST UNE CIMENTATION DURABLE UNE FOIS LA CRISE UKRAINIENNE TERMINEE DE QUELLE FACON QUE CE SOIT REVENT. RAH TERJA3 HALIME LA 3ADETA EL ADIME ! LA SENTIMENTALITE ET LES PRESSIONS/ORDRES DES USA TRANSPORTENT LES EUROPEENS MALGRE EUX EN DES AGISSEMENTS CONTRE LA RUSSIE ET CONTRE LEURS PROPRES INTERETS QUI VONT S,ILS SONT TIRES AUX EXTREMES PAR LES DECISIONS AMERICANO/OTANTISTES RENDRE LE VIEUX CONTINENT AU DEBUT DU 20E SIECLE ET PEUT-ETRE LE REDUIRE EN CENDRES. AUCUN PAYS EUROPEEN ET L,AMERUQUE AUSSI ET SURTOUT LE ROYAUME UNI AUJOURD,HUI N,A DE LEADER DE POIDS.

    LA LIBRE EXPRESSION

    01 h 09, le 03 mars 2022

  • DÉPLORABLE , DÉPLORABLE , SURTOUT VENANT D'UN SOI-DISANT EXPERT ! ENCORE UNE FOIS ON VEND LA PEAU DE L'OURS AVANT DE L'AVOIR TUÉ . C'EST UN PARFAIT IMBÉCILE CE MONSIEUR . ON NOUS AVAIY PRÉDIT , AU DÉBUT DE LA GUERRE DE SYRIE , QUE BACHAR NE TIENDRAIT PAS PLUS QUE DEUX SEMAINES .... QUE L'ORIENT-LE-JOUR CESSE DE DEVENIR UNE FEUILLE DE CHOU PARMI TANT D'AUTRES ! VOUS AVEZ TENDANCE TOUJOURS A ALLER PLUS VITE QUE LA MUSOQUE . C'EST DÉPLORABLE !

    Chucri Abboud

    00 h 46, le 03 mars 2022

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