L’offensive de l’armée syrienne, qui a duré près d’un mois à partir du 2 février 1982, contre la quatrième ville du pays, située à mi-chemin entre Damas et Alep, a fait entre 10 000 et 40 000 morts. Quatre décennies plus tard, l’opération comporte toujours des parts d’ombre et continue de hanter la population de génération en génération.
Photo datant de 1982 suite aux massacres de Hama, montrant des destructions près de la mosquée Nour el-Dine. Source : Wikimedia Commons
Ses souvenirs lui reviennent par bribes. Ceux des tirs incessants, quotidiens, pendant près d’un mois. Il n’avait que 14 ans ce 2 février 1982, lorsque sa ville de Hama a été assiégée puis pilonnée sous la main de fer du président syrien de l’époque, Hafez el-Assad, père de l’actuel chef de l’État, Bachar. Quarante ans plus tard, Tarek se rappelle encore les vagues d’enlèvements et d’exécutions effroyables qui ciblaient tous les hommes de la ville âgés entre 15-16 ans et 40 ans. « On s’attendait à mourir à n’importe quel instant », confie froidement le quinquagénaire depuis Istanbul, où il est parti en 2016. Pendant une vingtaine de jours, Hama est coupée du monde. Le pire massacre de l’histoire de la Syrie, avant 2011, se déroule à huis clos. Aucun média n’est autorisé – rares sont les photos qui illustrent l’étendue des...
Ses souvenirs lui reviennent par bribes. Ceux des tirs incessants, quotidiens, pendant près d’un mois. Il n’avait que 14 ans ce 2 février 1982, lorsque sa ville de Hama a été assiégée puis pilonnée sous la main de fer du président syrien de l’époque, Hafez el-Assad, père de l’actuel chef de l’État, Bachar. Quarante ans plus tard, Tarek se rappelle encore les vagues d’enlèvements et d’exécutions effroyables qui ciblaient tous les hommes de la ville âgés entre 15-16 ans et 40 ans. « On s’attendait à mourir à n’importe quel instant », confie froidement le quinquagénaire depuis Istanbul, où il est parti en 2016. Pendant une vingtaine de jours, Hama est coupée du monde. Le pire massacre de l’histoire de la Syrie, avant 2011, se déroule à huis clos. Aucun média n’est autorisé – rares...
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Un massacre commis à huis clos par un Rifaat Assad fier de son exploit, et par des brouilles familiales est allé passer le plus clair de son temps en France. Quelle retraite dorée pour les hommes forts du régime. "Les pertes à Hama sont énormes" reconnaît Damas il y a 40 ans. Nous étions rassuré.
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Un massacre commis à huis clos par un Rifaat Assad fier de son exploit, et par des brouilles familiales est allé passer le plus clair de son temps en France. Quelle retraite dorée pour les hommes forts du régime. "Les pertes à Hama sont énormes" reconnaît Damas il y a 40 ans. Nous étions rassuré.
Un massacre commis à huis clos par un Rifaat Assad fier de son exploit, et par des brouilles familiales est allé passer le plus clair de son temps en France. Quelle retraite dorée pour les hommes forts du régime. "Les pertes à Hama sont énormes" reconnaît Damas il y a 40 ans. Nous étions rassuré.
13 h 12, le 24 février 2022