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Économie - Transactions

Retraits de dollars : la circulaire n° 161 prolongée jusqu’à fin mars

Retraits de dollars : la circulaire n° 161 prolongée jusqu’à fin mars

La prolongation des effets de la circulaire n° 161 a été officialisée mercredi par le Conseil central de la Banque du Liban.Photo João Sousa

Pressentie depuis le début de la semaine dans les coulisses du secteur bancaire, la prolongation des effets de la circulaire n° 161 a été officialisée mercredi par le Conseil central de la Banque du Liban. Concrètement, cette circulaire permet aux banques de fournir des dollars à leurs clients depuis leurs comptes en livres et au taux de conversion en vigueur sur la plateforme de change Sayrafa gérée par la Banque centrale.

Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion, le Conseil central de la BDL a indiqué que le dispositif lancé mi-décembre et qui avait déjà été prolongé à deux reprises jusqu’à fin février, sera toujours actif jusqu’à fin mars. Le Conseil a en outre confirmé que ces transactions pouvant être effectuées dans les conditions initialement fixées n’étaient soumises à aucun plafond, comme c’était le cas depuis mi-janvier. Dans la foulée, la BDL a publié la circulaire intermédiaire (n° 615) actant cette prolongation de délai, sans aucun autre changement de modalités.

Ce sera donc toujours la BDL qui fournira aux banques, à partir de ses réserves de devises, les dollars qu’elles pourront vendre à leurs clients contre des livres ponctionnées sur leur compte, le tout au taux de Sayrafa de la veille (20 300 livres pour un dollar en ce qui concerne celui mis à jour mardi soir). La mesure est en outre toujours ouverte à tous les particuliers — pas les sociétés —, qu’il s’agisse de personnes travaillant dans le secteur privé ou le secteur public. Dès son lancement, plusieurs observateurs avaient assimilé la mesure à un « cadeau électoral » à quelques mois des législatives de mai, ainsi qu’un moyen de calmer des fonctionnaires intégralement payés en livres, en plein contexte d’effondrement économique, financier et monétaire. Pour rappel, la livre a perdu plus de 90 % de sa valeur depuis le début de la crise en 2019.

Ce dispositif a également suscité des questions sur la capacité de la BDL à financer une telle mesure alors que ses réserves de devises sont en chute quasi-continue depuis au moins trois ans.

À noter que la prolongation du dispositif de la circulaire n° 161 survient deux jours après la publication d'un autre texte élargissant à toutes les sociétés de transferts d’argent et à certaines conditions, la possibilité d’effectuer des opérations de change à la demande de leur client et à partir des fonds transférés par ces derniers au Liban. Jusqu’à présent, seul l’opérateur OMT avait été habilité à le faire, les autres étant encore hésitantes. Dans le cadre de ce mécanisme, les sociétés impliquées doivent revendre à la BDL — et à un taux non précisé — les dollars que leurs clients décident de convertir en livres.

Pressentie depuis le début de la semaine dans les coulisses du secteur bancaire, la prolongation des effets de la circulaire n° 161 a été officialisée mercredi par le Conseil central de la Banque du Liban. Concrètement, cette circulaire permet aux banques de fournir des dollars à leurs clients depuis leurs comptes en livres et au taux de conversion en vigueur sur la plateforme de change Sayrafa gérée par la Banque centrale.Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion, le Conseil central de la BDL a indiqué que le dispositif lancé mi-décembre et qui avait déjà été prolongé à deux reprises jusqu’à fin février, sera toujours actif jusqu’à fin mars. Le Conseil a en outre confirmé que ces transactions pouvant être effectuées dans les conditions initialement fixées n’étaient soumises à aucun plafond,...
commentaires (4)

Ça serait plus clair de dire que la circulaire autorise les déposants à mendier 200 $ en "fresh money" avec un haircut de 60%, en les payant plus de 500 $ de leur argent en compte. En effet, admettons que le déposant n'ait pas de livres libanaises. Voilà l'opération qu'on lui propose s'il a suffisamment de fonds : Dans un premier temps, sa banque lui rachète de son compte en $, ses dollars devenus par le fait de la crise des "lollars" (ou dollars dévalués). Elle lui remet en échange des LBP au taux de 8000 LBP par lollar. Dans un deuxième temps, la banque lui revend des dollars en cash (appelés "Fresh") à 20 300 LBP par dollar. Le bon déposant perd la différence dans la transaction, soit 12 300 LBP sur 20300 LBP ou 60,59 %. Encore de la comptabilité mensongère pour tromper le peuple. En définitive, pour avoir 200 $ dans sa poche, l'épargnant se voit contraint de retirer plus de 500 $ de son compte. Et on lui dit qu'on lui fait un cadeau en l'escroquant de 300 $ ! Belle arithmétique de la Banque Centrale ! Nous sommes le seul pays au Monde où après une crise financière de 2 ans et demi, tous les dirigeants se défilent et font les autruches, pendant qu'on fait de l'équilibrisme et de la haute voltige avec les comptes publics. Pauvres citoyens libanais !

Jad Roukoz

09 h 43, le 28 février 2022

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Commentaires (4)

  • Ça serait plus clair de dire que la circulaire autorise les déposants à mendier 200 $ en "fresh money" avec un haircut de 60%, en les payant plus de 500 $ de leur argent en compte. En effet, admettons que le déposant n'ait pas de livres libanaises. Voilà l'opération qu'on lui propose s'il a suffisamment de fonds : Dans un premier temps, sa banque lui rachète de son compte en $, ses dollars devenus par le fait de la crise des "lollars" (ou dollars dévalués). Elle lui remet en échange des LBP au taux de 8000 LBP par lollar. Dans un deuxième temps, la banque lui revend des dollars en cash (appelés "Fresh") à 20 300 LBP par dollar. Le bon déposant perd la différence dans la transaction, soit 12 300 LBP sur 20300 LBP ou 60,59 %. Encore de la comptabilité mensongère pour tromper le peuple. En définitive, pour avoir 200 $ dans sa poche, l'épargnant se voit contraint de retirer plus de 500 $ de son compte. Et on lui dit qu'on lui fait un cadeau en l'escroquant de 300 $ ! Belle arithmétique de la Banque Centrale ! Nous sommes le seul pays au Monde où après une crise financière de 2 ans et demi, tous les dirigeants se défilent et font les autruches, pendant qu'on fait de l'équilibrisme et de la haute voltige avec les comptes publics. Pauvres citoyens libanais !

    Jad Roukoz

    09 h 43, le 28 février 2022

  • Pardon l’OLJ, mais je relève une inexactitude (flagrante à beaucoup de déposants) dans le cœur de l’article. Il y est indiqué (et je cite) “… que ces transactions pouvant être effectuées dans les conditions initialement fixées n’étaient soumises à aucun plafond, comme c’était le cas depuis mi-janvier“ . Une visite à n’importe quel établissement bancaire aurait suffi pour constater qu’en vérité, il n’en est rien et que des plafonds de retraits (200 voire 300 dollars) sont imposés par les banques. Et cela depuis l’application de la 161.

    DC

    02 h 01, le 24 février 2022

  • Quand l'OlJ cite des sources de la crapule bancaire et/ou de la canaille politichienne, il faudrait peut etre que l'auteur de l'article souligne les incoherences et les mensonges flagrants. Un lecteur non averti (par exemple a l'etranger) pourrait sinon les prendre pour argent comptant (sic).

    Michel Trad

    15 h 23, le 23 février 2022

  • Au sujet de la 161 : "Le Conseil a en outre confirmé que ces transactions pouvant être effectuées dans les conditions initialement fixées n’étaient soumises à aucun plafond". Menteurs. - La BDL parcequ'elle ne pourrait pas faire face - et les crapules bancaires qui ont fixe le montant a 200 $ et qui persistent les deduire des plafond de retraits en espece en L.L. fixes arbitrairement.

    Michel Trad

    15 h 19, le 23 février 2022

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