Rechercher
Rechercher

Politique - Crise Liban/Golfe

La réaction de Beyrouth aux propositions koweïtiennes : Berry attend une réponse "d'ici trois jours"

Le président du Parlement assure que "personne ne peut empêcher le déroulement" des élections.

La réaction de Beyrouth aux propositions koweïtiennes : Berry attend une réponse

Le président du Parlement libanais Nabih Berry au Caire, pendant la 32e réunion de l'Union parlementaire arabe. Photo Hassan Ibrahim/Parlement libanais

Le président du Parlement libanais Nabih Berry attend une réponse "d'ici trois jours" après que le Liban a soumis fin janvier son commentaire aux propositions  koweïtiennes, afin d'aider Beyrouth à rétablir les relations diplomatiques avec le Golfe. Le chef du Législatif a par ailleurs assuré que "personne ne peut empêcher le déroulement" des élections législatives et de la présidentielle, alors que plusieurs observateurs accusent la classe au pouvoir de vouloir repousser le scrutin, dans la crainte d'une forte baisse de popularité dans un pays en plein effondrement.

Dans un entretien accordé au journal égyptien al-Ahram en marge de la 32e réunion de l'Union parlementaire arabe, le président du Parlement a fait savoir que "le désaccord dans l'initiative koweïtienne réside au niveau des résolutions 1559 et 1701". Revenant sur la résolution 1559, adoptée en 2004 et qui porte entre autres sur "le désarmement et la dissolution de toutes les milices" et "l’extension du contrôle du gouvernement libanais sur tout son territoire", M. Berry a critiqué le fait que "les forces syriennes ont été évacuées du territoire libanais contrairement à l'armée israélienne". Concernant la résolution 1701, qui avait établi une cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah après la guerre meurtrière de 2006, il a dénoncé le silence des Libanais "face à la position d'Israël" qui continue de violer selon lui cette résolution. Le chef du Législatif a par ailleurs estimé qu'"il existe un blocus arabe frappant le Liban", notant toutefois qu'il "ne s'agit pas de tous les pays arabes". 

Lire aussi

Au Caire, Berry exprime les « réserves » du Liban sur un rapport de l’Union parlementaire arabe

Les propos de M. Berry interviennent alors que le Liban tente de restaurer ses liens avec les monarchies du Golfe, après la crise diplomatique déclenchée en octobre dernier par l'ancien ministre de l'Information Georges Cordahi sur le rôle de Riyad dans la guerre au Yémen. Si depuis la démission du ministre, des avancées avaient semblé se profiler, elles ne se sont pas concrétisées. Le Koweït avait soumis douze propositions aux autorités libanaises, lors d'une visite de son chef de la diplomatie à Beyrouth en janvier dernier, afin de s'orienter vers un dégel diplomatique. Cette feuille de route comprenait plusieurs requêtes générales de la communauté internationale, comme l'organisation des législatives et le lancement de réformes, ainsi que certains points comme l’appel au respect de la résolution 1559 de l'ONU. Fin janvier, le chef de la diplomatie koweïtienne, cheikh Ahmad Nasser al-Mohammad al-Sabah, avait annoncé que la réponse du Liban aux propositions était "à l'étude" et que des décisions seraient prises concernant la suite à donner à cette initiative.

La tenue des élections

S'exprimant au sujet des élections, Nabih Berry a assuré que "personne ne peut empêcher leur déroulement", notant que jusqu'à présent toutes les composantes libanaises et internationales tiennent à la tenue du scrutin dans les délais prévus. Il a dans ce cadre relevé la nécessité pour "le gouvernement d'avoir complété ses négociations avec le Fonds monétaire international" d'ici les élections législatives du 15 mai et la présidentielle, prévue en octobre, précisant que "jusque-là, les négociations sont très réussies". 

Jeudi dernier, le président de la Chambre avait appelé l'Union parlementaire arabe à superviser les législatives et rejeté "toute tentative de les reporter".

Commentant la crise qui frappe le Liban, M. Berry a affirmé que "le pays n'est pas en faillite" mais "n'a pas de liquidités" en raison de "l'absence de politique". Revenant sur la poursuite du gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, il a qualifié de "très dangereux" les incidents qui ont eu lieu entre deux services de sécurité. 

La procureure générale près la cour d’appel du Mont-Liban, Ghada Aoun (proche de la présidence), avait délivré une assignation à comparaître à durée indéterminée à l'encontre de M. Salamé après qu'il se soit absenté à plusieurs audiences en tant que témoin dans le cadre d'enquêtes en cours. Mardi dernier, le service de la Sécurité de l'État, considéré comme proche du président de la République Michel Aoun, est allé à la recherche de M. Salamé à la Banque centrale et dans ses deux résidences privées, mais n'a pas pu le localiser. Les Forces de sécurité intérieure auraient interdit aux agents d'entrer au domicile de M. Salamé.

Les milieux de la présidence de la République et du camp aouniste ont intensifié ces dernières semaines leurs campagne visant à limoger le gouverneur de la BDL. Un objectif poursuivi par le chef de l’État depuis plusieurs années. 

Le président du Parlement libanais Nabih Berry attend une réponse "d'ici trois jours" après que le Liban a soumis fin janvier son commentaire aux propositions  koweïtiennes, afin d'aider Beyrouth à rétablir les relations diplomatiques avec le Golfe. Le chef du Législatif a par ailleurs assuré que "personne ne peut empêcher le déroulement" des élections législatives et de la présidentielle, alors que plusieurs observateurs accusent la classe au pouvoir de vouloir repousser le scrutin, dans la crainte d'une forte baisse de popularité dans un pays en plein effondrement.Dans un entretien accordé au journal égyptien al-Ahram en marge de la 32e réunion de l'Union parlementaire arabe, le président du Parlement a fait savoir que "le désaccord dans l'initiative koweïtienne réside au niveau des résolutions 1559 et 1701"....
commentaires (9)

"le désaccord dans l'initiative koweïtienne réside au niveau des résolutions 1559 et 1701" . Le Liban a toujours prétendu que, contrairement à Israël, il respectait toutes les résolution internationales, et ces deux-là en particulier, Il reconnaît endin, par la voix du orésident du Parlement qu'il refuse de le faire. Dont acte! Mais, dès lors, il lui est impossible de protester contre les vio;ations israéliennes. - "les forces syriennes ont été évacuées du territoire libanais contrairement à l'armée israélienne" / Ah bon! L'évacuation du terriroire libanais par Tsahal a été vérifiée par l'ONU et enregistrée. A moins que Berry ne fasse allusion aux fermes de Chebaa, mais j'avais cru que son propos était sérieux et si c'est ça son humour ...! Il y a belle lurette que cette blague éculée ne fait plus rire personne. - "Le pays n'est pas en faillite", prétend-il. Nouvel étonnement! Quand on ne peut plus rembourser ses dettes, n'est-ce pas ça que l'on appelle "faillite"?

Yves Prevost

07 h 13, le 21 février 2022

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (9)

  • "le désaccord dans l'initiative koweïtienne réside au niveau des résolutions 1559 et 1701" . Le Liban a toujours prétendu que, contrairement à Israël, il respectait toutes les résolution internationales, et ces deux-là en particulier, Il reconnaît endin, par la voix du orésident du Parlement qu'il refuse de le faire. Dont acte! Mais, dès lors, il lui est impossible de protester contre les vio;ations israéliennes. - "les forces syriennes ont été évacuées du territoire libanais contrairement à l'armée israélienne" / Ah bon! L'évacuation du terriroire libanais par Tsahal a été vérifiée par l'ONU et enregistrée. A moins que Berry ne fasse allusion aux fermes de Chebaa, mais j'avais cru que son propos était sérieux et si c'est ça son humour ...! Il y a belle lurette que cette blague éculée ne fait plus rire personne. - "Le pays n'est pas en faillite", prétend-il. Nouvel étonnement! Quand on ne peut plus rembourser ses dettes, n'est-ce pas ça que l'on appelle "faillite"?

    Yves Prevost

    07 h 13, le 21 février 2022

  • Mais qu’est-ce qu’il radote encore l’ancêtre du parlement ? Il a trop dit n’importe quoi, il est temps qu’il s’en aille avec Nasrallah et son N°2 ainsi que tous leurs acolytes. Insinuer qu’il y a des troupes israéliennes au Liban est une ineptie, ou alors il faudrait que notre perroquet accroché au perchoir nous dise où ils se trouvent. Son argument pour faire revenir les troupes Syriennes au Liban ne tient pas la route. S’il est nostalgique d’une époque révolue il n’a qu’à y aller en Syrie avec son parti, et ses bagages en Syrie il sera logé nourri blanchi aux frais de Bachar son Héros ! C.I.A.O. et bon débarras jacquot… lol *** au Gabon côte d’Ivoire tous les perroquets gris qui arrivent à parler sont nommé JACQUOT .

    Le Point du Jour.

    19 h 51, le 20 février 2022

  • Où est ce qu’il voit des israéliens sur notre territoire? A moins qu’il ne confonde la Syrie avec le Liban

    Sissi zayyat

    18 h 41, le 20 février 2022

  • Berry a l’air de dire qu’il y a des troupes israéliennes au Liban ? Il serait judicieux que la rédaction de l’Orientlejour nous éclaire au sujet de la présence de cette armée Israélienne sur le territoire Libanais. Cordialement.

    Le Point du Jour.

    16 h 46, le 20 février 2022

  • Si l'on comprend bien, Tonton Na-Be, en plus d'être Président du Parlement et chef de milice armée, occupe aussi la fonction de ministre des affaires étrangères-bis, d'ambassadeur ambulant et multifonctions ? Cela devrait donc économiser pas mal de salaires aux caisses vides de l'Etat d'éliminer ces postes: 1) ministre des affaires étrangères 2) ambassadeurs dans plusieurs pays arabes, sans oublier les FSI... - Irène Saïd

    Irene Said

    16 h 23, le 20 février 2022

  • Enflure

    Emile G

    15 h 31, le 20 février 2022

  • "… M. Berry a affirmé que "le pays n'est pas en faillite" mais "n'a pas de liquidités" …" - Tiens, c’est comme moi. Quelle coïncidence, ça alors, si je m’en doutais…

    Gros Gnon

    14 h 21, le 20 février 2022

  • Il met l'armée Israélienne et Syrienne sur le même pied d'égalité: M. Berry a critiqué le fait que "les forces syriennes ont été évacuées du territoire libanais contrairement à l'armée israélienne". Ce Monsieur là ne cherche pas à se faire oublier par les autorités syriennes.

    Nadim Mallat

    14 h 21, le 20 février 2022

  • "… La réaction de Beyrouth aux propositions koweïtiennes : Berry attend une réponse "d'ici trois jours" …" - C’est de bonne guerre. Ça lui donne l’impression que nous sommes pris au sérieux. Snif!

    Gros Gnon

    14 h 11, le 20 février 2022

Retour en haut