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Culture - Arts Numériques

Des reproductions « NFT » de chefs-d’œuvre italiens exposées à Londres, une première

Des reproductions « NFT » de chefs-d’œuvre italiens exposées à Londres, une première

Une jeune femme observant la version numérique de la toile « Madonna del Cardellino » (La Vierge au chardonneret) de Raphaël, à la galerie Unit London, dans la capitale britannique. Photo AFP

De Vinci, Modigliani, Caravage... Des reproductions numériques dites « NFT » de six chefs-d’œuvre italiens sont présentées à Londres dans le cadre de la première exposition physique au Royaume-Uni dédiée à cette technologie qui suscite convoitises et inquiétudes dans le marché de l’art.

L’exposition, intitulée « Eternalizing Art History », présente des œuvres « représentatives de l’Italie, de la Renaissance à l’art moderne », a résumé Serena Tabacchi, de l’entreprise Cinello ayant reproduit numériquement les tableaux d’origine.

Chaque œuvre a été dupliquée dans « la plus haute résolution possible » en coopération avec les musées italiens, explique-t-elle, et les copies numériques ont été certifiées par « NFT », des jetons non fongibles – ou « non-fungible token » en anglais – permettent d’associer un certificat d’authenticité à tout objet virtuel.

Théoriquement inviolables, les NFT sont conçus grâce à la technologie « blockchain », qui sert de base aux cryptomonnaies comme le bitcoin. En vogue sur le marché de l’art, ils rassurent les collectionneurs contre le risque de copie.

Visibles sur écran, les six œuvres italiennes sont exposées dans le même format que les tableaux d’origine et les cadres qui les entourent ont également été reproduits à l’identique.

L’exposition qui a ouvert mercredi à la galerie Unit London et se tient jusqu’à la mi-mars est « la première du genre au Royaume-Uni » et permet ainsi au public « d’expérimenter de manière physique » cette nouvelle forme d’art tout en soutenant les musées « qui ont vraiment souffert » pendant la pandémie, assure Joe Kennedy, le directeur de la galerie.

« L’idée, c’est de montrer des chefs-d’œuvre auxquels on a rarement accès » pour des raisons de conservation ou de coûts de transport, ajoute-t-il.

La moitié des ventes nettes liées à l’exposition ou à la vente de NFT est allouée aux efforts de conservation des œuvres originales en Italie.

En accord avec les musées, neuf NFT ont été émis pour chaque tableau reproduit. Certains ont déjà été vendus, dont une réplique de Le Baiser de Hayez adjugée pour l’équivalent de 90 000 euros.

Le marché des NFT, dans l’art mais aussi dans d’autres secteurs comme les jeux vidéo, s’est envolé en 2021 avec des échanges représentant 44,2 milliards de dollars dans le monde, selon les données du cabinet Chainalysis.

Leur développement suscite aussi des inquiétudes. Dans un rapport sur le sujet, Chainalysis estime que les transactions en NFT venues de portefeuilles liés à des transactions illégales a augmenté en 2021, pour atteindre 1,4 million de dollars au quatrième trimestre.

Lundi, l’administration fiscale britannique a annoncé avoir saisi trois œuvres NFT, une première dans le pays, et arrêté trois personnes soupçonnées de chercher à échapper au fisc via l’utilisation de cryptoactifs.

De Vinci, Modigliani, Caravage... Des reproductions numériques dites « NFT » de six chefs-d’œuvre italiens sont présentées à Londres dans le cadre de la première exposition physique au Royaume-Uni dédiée à cette technologie qui suscite convoitises et inquiétudes dans le marché de l’art.L’exposition, intitulée « Eternalizing Art History », présente des œuvres « représentatives de l’Italie, de la Renaissance à l’art moderne », a résumé Serena Tabacchi, de l’entreprise Cinello ayant reproduit numériquement les tableaux d’origine.Chaque œuvre a été dupliquée dans « la plus haute résolution possible » en coopération avec les musées italiens, explique-t-elle, et les copies numériques ont été certifiées par « NFT », des jetons non fongibles...
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