Le ministre du Travail, Moustapha Bayram, a adressé hier une lettre au gouverneur de la Banque du Liban (BDL) et à l’Association des banques du Liban (ABL), leur demandant de « respecter les lois locales et internationales en ce qui concerne la non-restriction du retrait des salaires des employés ».
Alors que les déposants sont sujets à des restrictions bancaires qui leur sont illégalement imposées depuis fin 2019, le ministère a indiqué dans un communiqué publié par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), avoir « constaté que les banques imposent des restrictions » aux salaires des employés et les empêchent de retirer « la totalité de leur salaire mensuel ». Par conséquent, ils les perçoivent de « façon échelonnée » ou en étant obligés d’en convertir une partie et la retirer « en devise étrangère à des taux de change défavorables ». Le ministère ajoute aussi que cela engendre des pertes de temps et des dépenses supplémentaires pour les employés.
Or Moustapha Bayram indique que le retrait du salaire mensuel est un droit garanti par plusieurs lois libanaises et internationales. Pour rectifier le tir, il a demandé dans sa lettre qu’une circulaire obligeant les banques à faciliter le retrait de l’intégralité des salaires mensuels en une seule fois et sans aucune restriction soit publiée. Faute de quoi, le ministère du Travail « sera contraint de poursuivre (en justice) ces banques (…) ».

