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Nos lecteurs ont la parole

Soyons tous comme saint Maron

En cette fête de saint Maron, on ne peut que penser à cet homme si humble qui mena une vie de pénitence et de prières, et avait comme unique abri contre les ardeurs du soleil une tente en peau. Sa politique de vie était si simple : vivre en « prêtre et solitaire ». Et son évasion pour prier toujours en plein air lui donna la force un jour de convertir un temple païen en église. Il était si courageux, si patient et ne se sentait jamais découragé comme le sont de nos jours certains de nos dignitaires religieux.

À sa mort, son crâne fut préservé dans la châsse des saints maronites (Beit Maroun), pour laquelle on construisit en 452 près d’Alep un édifice qui devint un monastère maronite. Le moine saint Jean Maron qui étudia dans ce monastère s’enfuit en 486 au Liban emportant avec lui la précieuse relique et fonda un nouveau monastère, Rish Mro (tête de saint Maron). Avec patience et persévérance, l’Église maronite grandira et réussira toujours à vaincre le diable et surtout la tentation. En ces moments difficiles que traverse notre pays actuellement, il est demandé à tous d’être comme saint Maron, s’attacher plus à la terre et au ciel, et au nom de la foi ne plus penser à émigrer en masse.

À toute citoyenne et tout citoyen, il est demandé un éveil discret, un cheminement spirituel intime qui consiste en une ouverture progressive à la vérité et autrui. Pour cela il ne faut pas lâcher prise, abandonner ce que l’on croyait acquis, savoir renoncer aux illusions et résister aux menaces même par les armes.


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En cette fête de saint Maron, on ne peut que penser à cet homme si humble qui mena une vie de pénitence et de prières, et avait comme unique abri contre les ardeurs du soleil une tente en peau. Sa politique de vie était si simple : vivre en « prêtre et solitaire ». Et son évasion pour prier toujours en plein air lui donna la force un jour de convertir un temple païen en église. Il était si courageux, si patient et ne se sentait jamais découragé comme le sont de nos jours certains de nos dignitaires religieux.À sa mort, son crâne fut préservé dans la châsse des saints maronites (Beit Maroun), pour laquelle on construisit en 452 près d’Alep un édifice qui devint un monastère maronite. Le moine saint Jean Maron qui étudia dans ce monastère s’enfuit en 486 au Liban emportant avec lui la précieuse...
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