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Dernières Infos - Covid-19 au Liban

Vingt personnes sont décédées ces dernières 24 heures


Vingt personnes sont décédées ces dernières 24 heures

Une seringue avec une dose du vaccin BioNTech à Demaüsseldorf, en Allgne, le 7 février 2022. Photo Ina FASSBENDER / AFP

Le Liban a recensé vingt décès des suites du coronavirus durant les dernières 24h, alors que 6.482 nouveaux cas de contamination, dont 155 en provenance de l'étranger, ont été confirmés selon le bilan du ministère de la Santé publié mardi.

Les nouveaux décès font grimper le bilan total des personnes mortes des suites du Covid-19 à 9.750, depuis février 2020, date de l'apparition de la pandémie au Liban. Un total de 984.607 contaminations a également été enregistré depuis cette date, parmi lesquelles on dénombre 764.430 rémissions. Le taux moyen de positivité par rapport au nombre de tests de dépistage effectués ces deux dernières semaines poursuit sa hausse, passant à 24,3%, un chiffre jugé élevé.

Dans les hôpitaux, le taux d’occupation des lits réservés aux malades souffrant du Covid-19 s'élève à 67 %, 816  patients étant actuellement hospitalisés. Ce chiffre passe à 76 % dans les unités de soins intensifs, où 376 personnes sont sous observation.

Le taux de vaccination dans le pays demeure peu élevé, un an après le début de la campagne de vaccination. 67,9 % des personnes éligibles ont reçu, en effet, leur première dose, et 47,8 % sont doublement vaccinés avec l'un des produits Pfizer, AstraZeneca, Spoutnik-V ou Sinopharm. La campagne de rappel entamée en octobre dernier a permis enfin à 21,6 % de la population éligible de recevoir une dose supplémentaire.

Les autorités ont imposé plusieurs restrictions pour lutter contre la propagation du Covid-19, comme la présentation d'un certificat de vaccination dans différents espaces publics fermés et lieux de travail, une mesure qui ne semble pas toujours appliquée sur le terrain. Les contaminations demeurent, par ailleurs, élevées dans les écoles dont les classes, non équipées pour assurer une distanciation sociale suffisante entre les élèves, deviennent des foyers de propagation du virus.

Scandale des PCR à l'aéroport

Sur le plan judiciaire, le procureur général près la Cour des comptes, le juge Faouzi Khamis, a ordonné mardi aux compagnies aériennes et aux opérateurs de services au sol travaillant à l'Aéroport international de Beyrouth (AIB) de verser en dollars dits "frais" les montants dus à l'Université libanaise (UL) et au ministère de la Santé pour les tests PCR effectués à l'AIB.

Cette décision intervient après un scandale dans la presse faisant état de millions de dollars encaissés par les compagnies aériennes et qui n'auraient pas été versés en devises au ministère de la Santé et à l'UL qui organisent et effectuent les dépistages des passagers arrivant au Liban.

Dans une décision de quatre pages rendue mardi, le juge Khamis a chargé le président et directeur général de l’Aviation civile, Fady el-Hassan, de "notifier le plus tôt possible toutes les compagnies aériennes et opérateurs de services au sol à l'Aéroport de Beyrouth de la nécessité de transférer au ministère de la Santé et à l'Université libanaise les montants, en dollars frais, qu'elles ont encaissés, afin de réaliser un enrichissement illicite aux dépens de ces deux institutions".

Les autorités avaient imposé, le 10 janvier, aux voyageurs arrivant à l'AIB un test PCR dont le montant, fixé à 30 dollars, doit être payé à l'avance sur une plateforme électronique du ministère. Le coût initial de ce test était de 50 dollars, avant que les autorités ne le revoient à la baisse. Des informations qui ont circulé dans la presse il y a quelques semaines faisaient état d'une dilapidation de sommes atteignant 40 millions de dollars. Le juge Khamis s'était alors saisi de l'affaire et avait ouvert une enquête, auditionnant plusieurs responsables.

Le prix du test PCR était payé par les voyageurs aux compagnies aériennes, qui devaient ensuite transférer une partie de ces montants à l'UL et au ministère de la Santé, par l’intermédiaire de deux opérateurs de services au sol de l’AIB. Mais ces sociétés encaissaient les montants en devises, alors qu'elles les transféraient à l'UL et au ministère à un taux inférieur, dans un contexte de dépréciation de la livre libanaise dans un pays en pleine crise, ce qui a poussé ces deux institutions à refuser ce processus et à réclamer d'être payées en espèces.


Le Liban a recensé vingt décès des suites du coronavirus durant les dernières 24h, alors que 6.482 nouveaux cas de contamination, dont 155 en provenance de l'étranger, ont été confirmés selon le bilan du ministère de la Santé publié mardi.Les nouveaux décès font grimper le bilan total des personnes mortes des suites du Covid-19 à 9.750, depuis février 2020, date de l'apparition de...