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Économie - Secteur Foncier

Au Liban, les transactions immobilières en hausse de 33,93 % en 2021

Au Liban, les transactions immobilières en hausse de 33,93 % en 2021

Le quartier de Gemmayzé, à Beyrouth. Photo J.R.B.

Avec 110 094 opérations enregistrées en 2021, le nombre de transactions immobilières au Liban a augmenté de 33,93 % en glissement annuel, en enregistrant 82 202, selon les chiffres du ministère des Finances, relayés cette semaine par le bulletin hebdomadaire Lebanon This Week de Byblos Bank. À titre de comparaison, et respectivement, 50 352 et 60 714 opérations avaient été comptabilisées par le ministère en 2019 et 2018.

La hausse globale du nombre de transactions s’explique principalement par la levée progressive début mars 2021 des mesures de restriction imposées lors du bouclage national pour tenter de contenir la recrudescence de la pandémie de Covid-19 dans le pays en janvier et février 2021, ce qui a ainsi permis la réouverture des institutions publiques et la reprise des enregistrements cadastraux. Dès mars donc, l’assouplissement de ces mesures a relancé le secteur foncier au Liban pour les mois à venir et jusqu’à la fin de l’année, décembre enregistrant le plus grand nombre de transactions de l’année (16 440). En février, en raison de cette mise sous cloche du pays, le ministère notait l’enregistrement de 589 transactions, soit une baisse de 60,3 % par rapport à janvier (1 482) et le nombre d’opérations le plus bas depuis janvier 2010. L’effet de levier lié aux restrictions bancaires en place depuis 2019 dont a bénéficié le secteur depuis 2020, de nombreux déposants ayant décidé d’acquérir des propriétés avec des fonds bloqués, s’est estompé en 2021, les propriétaires étant de plus en plus nombreux à exiger d’être réglés en dollars frais (vrais dollars) plutôt qu’en dollars bancaires (dollars bloqués en banque) ou en livres libanaises.

Impact de la dépréciation sur les prix réels

Dans le détail, c’est dans la région de Baabda/Aley/Chouf que le ministère a enregistré le plus de transactions immobilières en 2021 (23 146, soit 21 % du total national). Suivent le Liban-Nord (14 457 opérations ; 13,1 % du total), le Liban-Sud (13 687 ; 12,4 %), Kesrouan/Jbeil (13 098 ; 12 %), Nabatiyé (10 978 ; 10 %), Békaa/Baalbeck-Hermel (10 354 ; 9,4 %) et Beyrouth (8 378 ; 7,6 %). Parmi ces 110 094 transactions immobilières, 1 467 ont été effectuées par des étrangers, soit 1,3 % du total, principalement concentrées dans la région de Baabda/Aley/Chouf (25 %), devant le Liban-Sud (20,3 %), Beyrouth (14 %), Kesrouan/Jbeil (12 %), le Liban-Nord (7,1 %), la Békaa/Baalbeck-Hermel (5,5 %) et Nabatiyé (1,8 %). Selon les dernières données disponibles, celles datant de novembre 2021, les citoyens américains ont pris la tête de cette catégorie, comptant pour 9,5 % des acquéreurs. Ils sont suivis par des citoyens syriens (8,7 %), saoudiens (6 %), jordaniens (4,3 %) et irakiens (3,5 %).

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En termes de valeur, le montant total de ces opérations foncières enregistrées au cadastre a atteint 23 442,3 milliards de livres en 2021. En convertissant ce montant au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar, cela représente une hausse de 8,1 % (15,55 milliards de dollars en 2021) par rapport à 2020 (21 687,7 milliards de livres). Mais en se basant sur les taux de change moyens calculés par le ministère des Finances dans le brouillon du préambule du projet de budget – des niveaux discutables et pas encore entérinés –, soit 3 945 livres pour un dollar en 2020 et 10 083 livres en 2021, les valeurs respectives en dollars des transactions exécutées sur chacun de ces deux exercices sont de respectivement 5,5 milliards et 2,32 milliards, soit une baisse de 58 % en un an. Les montants moyens par transaction sont eux en baisse de 19,3 % en glissement annuel, passant de 263,8 millions de livres en 2020 (175 015 dollars au taux officiel) à 212,93 millions de livres (141 247 dollars à 1 507,5 livres). En retenant les taux moyens calculés par le ministère des Finances, la valeur moyenne diminue drastiquement de 68,42 %, soit près de 21 117 dollars en 2021 et 66 869 dollars en 2020. Enfin, pour en revenir à 2020, la répartition régionale des transactions en valeur donne la part belle à Beyrouth (26,4 %), devant le trio Baabda/Aley/Chouf (17,4 %), le Metn (16,1 %), Kesrouan/Jbeil (13,3 %), le Liban-Sud (10,6 %), le Liban-Nord (7,3 %), la Békaa/Baalbeck-Hermel (4 %) et Nabatiyé (3,5 %).

Avec 110 094 opérations enregistrées en 2021, le nombre de transactions immobilières au Liban a augmenté de 33,93 % en glissement annuel, en enregistrant 82 202, selon les chiffres du ministère des Finances, relayés cette semaine par le bulletin hebdomadaire Lebanon This Week de Byblos Bank. À titre de comparaison, et respectivement, 50 352 et 60 714 opérations avaient été comptabilisées par le ministère en 2019 et 2018. La hausse globale du nombre de transactions s’explique principalement par la levée progressive début mars 2021 des mesures de restriction imposées lors du bouclage national pour tenter de contenir la recrudescence de la pandémie de Covid-19 dans le pays en janvier et février 2021, ce qui a ainsi permis la réouverture des institutions publiques et la reprise des enregistrements...
commentaires (2)

Blanchiment , blanchiment , quand tu nous tiens…! Tous les chollars, lollars, captagollars, finissent dans l’immobilier…

LeRougeEtLeNoir

16 h 38, le 04 février 2022

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Commentaires (2)

  • Blanchiment , blanchiment , quand tu nous tiens…! Tous les chollars, lollars, captagollars, finissent dans l’immobilier…

    LeRougeEtLeNoir

    16 h 38, le 04 février 2022

  • Quand l'immobilier va, tout va!

    Mago1

    15 h 02, le 04 février 2022

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