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Société - Sécurité

Six jihadistes libanais tués dans des raids de l’armée irakienne

Ces combattants font partie de dizaines de jeunes issus du nord du pays qui avaient disparu il y a quelques mois, avant de réapparaître en Irak où ils avaient rejoint les rangs du groupe État islamique. 

Six jihadistes libanais tués dans des raids de l’armée irakienne

« Reposez en paix, chers cousins », peut-on lire sur cette photo de Omar et Bakr Seif. Photo fournie par Souhayb Jawhar

Des bombardements aériens de l’armée irakienne contre une position du groupe État islamique (EI) ont tué samedi neuf combattants, dont au moins six sont d’origine libanaise. Selon des informations confirmées par notre correspondant à Tripoli, Souhayb Jawhar, quatre de ces jihadistes libanais tués sont originaires de Wadi el-Nahlé-Beddaoui, à savoir Omar et Bakr Seif, Mahmoud Sayyed et Anas Jazzar. Les deux autres victimes sont des frères de la famille Chkheidem, issus du Akkar.

Les frappes irakiennes contre l’EI qui ont tué les six jihadistes libanais venaient en représailles d’une attaque nocturne menée le 21 janvier et revendiquée par Daech sur son réseau Telegram. Cette attaque avait visé une base de l’armée irakienne de la région de Haoui al-Azim dans l’est de l’Irak, tuant onze soldats, dont un lieutenant. Dans un communiqué publié samedi et rapporté par l’AFP, les forces de sécurité irakiennes indiquent qu’elles s’étaient engagées à « venger » l’attaque et qu’elles avaient « localisé l’endroit exact à Haoui al-Azim où se trouvait le groupe terroriste qui a perpétré cet acte criminel ». Ces combattants font partie de dizaines de jeunes issus du nord du pays, qui avaient disparu progressivement ces derniers mois, avant de réapparaître en Irak où ils avaient vraisemblablement rejoint les rangs de l’EI.

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Des dizaines de jeunes Tripolitains auraient rejoint Daech en Irak

Le décès de Omar et de son cousin Bakr a été confirmé dimanche matin par des membres de leur famille. À notre correspondant à Tripoli, la mère de Omar Seif affirme avoir reçu un message du numéro mobile irakien de son fils, il y a deux jours, l’informant de sa mort. « Omar m’a appelée une seule fois après son départ, depuis un numéro irakien. Il y a deux jours, j’ai reçu un message de ce même numéro. Quand j’ai répondu “bonjour mon chéri”, pensant parler à mon fils, un interlocuteur que je ne connais pas m’a répondu “votre chéri est mort” . Il a ajouté avoir retrouvé ce téléphone dans la poche d’un combattant de l’EI décédé », raconte Oum Omar. Elle précise que son fils a fui le Liban le soir de la Saint-Sylvestre, 10 jours avant son mariage. « Lorsque nous avons alerté les forces de sécurité, ces dernières nous ont révélé qu’il s’était rendu en Irak pour rejoindre les rangs de l’EI. Quelques temps auparavant, Omar avait reçu un appel menaçant de la part d’un des services de sécurité, lui affirmant que son nom était évoqué dans un dossier où il serait incriminé, et qu’il allait être arrêté bientôt », indique Oum Omar. Elle révèle par ailleurs que le jeune homme avait auparavant passé cinq ans à la prison de Roumieh, ainsi que son frère, pour terrorisme. Il était au chômage et faisait des petits boulots de temps en temps.

Recrutement en ligne
Une source sécuritaire bien informée révèle à L’Orient-Le Jour que des bandes organisées et formées de membres de différentes nationalités travaillent depuis un moment à recruter de jeunes combattants via internet, au Liban et à l’étranger. Ces hommes sont ensuite emmenés en Irak de manière directe ou via la Syrie. Les services de renseignements de l’armée auraient arrêté deux personnes impliquées dans cette affaire.

La disparition de dizaines de jeunes gens à Tripoli remonte à près de trois mois, et s’est ébruitée début janvier. Au moins 60 jeunes auraient ainsi disparu au cours des dernières semaines pour rejoindre clandestinement l’EI en Irak, en empruntant une route qui passe par le Akkar, avant de rejoindre la Syrie, selon un responsable politique qui a souhaité rester anonyme. Interrogées par L’OLJ, des sources au ministère de l’Intérieur ont pour leur part minimisé ce phénomène, sans toutefois le démentir. Il y a quelques semaines, des médias locaux avaient déjà rapporté la mort de deux jeunes Libanais présentés par leurs initiales (A.K. et Z.A.) dans les rangs de Daech en décembre. 

Des bombardements aériens de l’armée irakienne contre une position du groupe État islamique (EI) ont tué samedi neuf combattants, dont au moins six sont d’origine libanaise. Selon des informations confirmées par notre correspondant à Tripoli, Souhayb Jawhar, quatre de ces jihadistes libanais tués sont originaires de Wadi el-Nahlé-Beddaoui, à savoir Omar et Bakr Seif, Mahmoud Sayyed...
commentaires (5)

Ont-ils eu le temps d'envoyer au moins un salaire ou deux au pays? En fresh douleur?

Wlek Sanferlou

01 h 41, le 01 février 2022

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Commentaires (5)

  • Ont-ils eu le temps d'envoyer au moins un salaire ou deux au pays? En fresh douleur?

    Wlek Sanferlou

    01 h 41, le 01 février 2022

  • Nous exportons de la drogue, des terroristes arabes sunnites et iranno-chiites, un modèle désastreux que l'on nomme la "libanisation",...Nous exportons aussi une nombreuse élite, essentiellement chrétienne d'ailleurs qui manque au pays, une cuisine de renommée mondiale...Et parfois même des Saints, de véritables héros et martyrs qui n'ont rien à voire avec ces pieds nickelés qui font honte à nos ancêtres Phéniciens et au Liban biblique. La France aussi exporte des terroristes sunnites de tous poiles grâce à son immigration absurde et suicidaire

    Nicolas ZAHAR

    19 h 16, le 31 janvier 2022

  • La richesse de la diaspora! J'ai toujours su que les meilleurs étaient au pays

    Georges Olivier

    23 h 26, le 30 janvier 2022

  • Très bonne nouvelle ! qu'ils crament en enfer, aux suivants ...

    Le Point du Jour.

    20 h 37, le 30 janvier 2022

  • Good riddance!

    Wow

    19 h 56, le 30 janvier 2022

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