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Société - La Nuit des idées 2022

(Re)construire le Liban, le temps d’une soirée...

(Re)construire le Liban, le temps d’une soirée...

L’affiche de la Nuit des idées 2002, organisée à l’Institut français du Liban.

C’est une belle Nuit des idées qui attend les amoureux de la culture et de la réflexion le 27 janvier, à l’Institut français du Liban (IFL) à Beyrouth. La thématique de l’édition 2022, « (Re)construire ensemble », qui devrait interpeller tant ce sujet est d’actualité au vu des révolutions, crises et drames qu’a vécus le Liban depuis plus de deux ans maintenant.

Trois débats, organisés en collaboration avec L’Orient-Le Jour, partenaire principal de l’événement, se proposent de dessiner des perspectives pour une reprise économique et sociale dans le pays. L’événement comporte également un volet artistique, avec une installation et un DJ, ainsi que des activités à l’adresse du jeune public. « Nous avons voulu mettre l’accent, dans un contexte de crise profonde, sur ce qui se fait pour faire face à la crise et à l’effondrement. La parole sera donnée à des porteurs d’initiatives dans les domaines politique, économique, social ou environnemental, à ceux qui se battent contre vents et marées », a indiqué Marie Buscail, directrice de l’IFL, au cours d’une conférence de presse hier. Ainsi, les débats programmés porteront sur l’avenir économique du Liban et l’action sociale : de la société civile à l’État de demain, ainsi que sur la crise du secteur de l’énergie.Pour Fouad Khoury Helou, directeur exécutif de L’Orient-Le Jour, « la crise multiforme que traverse le Liban » explique en quelque sorte le choix des sujets qui seront débattus. « Cet état des choses nous oblige à reconstruire, une fois de plus... Face aux crises économique, financière et sociale, on se demande aujourd’hui si on a vraiment un modèle économique ou social, par exemple. Ou si le pays s’est tout simplement trompé de modèle », ajoute-t-il. Les débats seront précédés par une intervention de Patrick Boucheron, professeur au Collège de France, qui se propose dans ses travaux de « défataliser notre compréhension du monde actuel ».

Des idées pour la jeunesse

La Nuit des idées aura également cette année un volet entièrement dédié à la jeunesse. La médiathèque de l’IFL sera disponible toute la soirée pour ceux qui auront envie de se plonger dans un livre. Les jeunes seront également introduits à dix initiatives positives dans le pays afin de favoriser leur projection vers des horizons plus accueillants. « Cela fait deux ans que les jeunes entendent parler de choses négatives et d’effondrement. Il faut, sans négliger l’aspect dramatique de la situation, souligner le positif des lieux culturels et de ce qu’ils mettent à disposition des jeunes », indique pour sa part Mathieu Diez, attaché au livre et au débat d’idées à l’IFL. La salle d’expositions de l’IFL accueillera en outre une installation créée à partir de témoignages de personnes à qui a été posée la question suivante : « Pourquoi restez-vous au Liban ? »D’autres événements seront organisés dans les antennes régionales de l’IFL les 28, 29 et 31 janvier. Une rencontre est également prévue le 26 janvier à l’USJ avec Patrick Boucheron.

Le programme de la Nuit des idées

17h : accueil par l’ambassadrice de France Anne Grillo.

17h15 : intervention du « grand témoin de la Nuit des idées 2022 », Patrick Boucheron.

18h : « Quel visage économique pour le Liban de demain », un débat animé par Fouad Khoury Helou, directeur exécutif de L’Orient-Le Jour. Avec Sibylle Rizk, directrice des politiques publiques de l’ONG Kulluna Irada et ancienne rédactrice en chef du Commerce du Levant ; Jean Riachi, fondateur et actuel PDG et président du conseil d’administration de la FFA Private Bank ; et Adel Afiouni, ancien ministre pour les investissements et la technologie et banquier d’affaires.

19h30 : « Action sociale : de la société civile à l’État de demain », table ronde animée par notre collègue Suzanne Baaklini, avec Georges Attié, président de l’Inspection centrale ; Carole Charabati, professeure de sciences politiques à l’USJ et directrice des recherches de Siren Asssociates ; ainsi que Maya Ibrahimchah, fondatrice et présidente de l’association Beit el-Baraka.

21h : « Énergie : la transition subie », une table ronde animée par notre collègue Cyrille Nême. Avec Laury Haytayan, experte en hydrocarbures ; Marc Ayoub, chercheur en politique énergétique à l’Institut Issam Farès ; et Rony Karam, directeur du groupe immobilier KDP et président du conseil d’administration de la Fondation libanaise pour les énergies renouvelables.

Au café des lettres, à partir de 18h : la journaliste Nanette Ziadé interviewera des penseurs, écrivains et artistes invités. Programmation musicale avec le DJ Guy Rebeiz qui jouera la playlist des invités.

Pour mémoire

Vous prendrez bien une dernière idée avant d’aller dormir ?


C’est une belle Nuit des idées qui attend les amoureux de la culture et de la réflexion le 27 janvier, à l’Institut français du Liban (IFL) à Beyrouth. La thématique de l’édition 2022, « (Re)construire ensemble », qui devrait interpeller tant ce sujet est d’actualité au vu des révolutions, crises et drames qu’a vécus le Liban depuis plus de deux ans...

commentaires (1)

Sans l'amour viscéral du Christ, qui est finalement l'âme et la raison d'être même du Liban, il n'y a pas de Liban. Nous serions alors Syriens, et même peut être faisant partie d'un grand ensemble arabo-ottoman comme autrefois ; à la fois arriéré, à la fois corrompue totalement, vivant dans l'arbitraire et la crainte, avec des statuts de dhimmis pour les Chrétiens, contraints à un exode définitif et total, comme c'est d'ailleurs le cas finalement dans tous les pays arabo-Musulmans, où parfois encore existe une petite présence symbolique, alors qu'ils étaient là avant les invasions islamiques. La Phenicie, le Liban biblique, n'aurait jamais pû renaître de ses cendres sans sa présence chrétienne autrefois majoritaire, vivace dans sa foi, et la France bien sûr. Notre vraie foi est notre naissance, notre essence et notre destinée, comme pour la fille aînée de l'Eglise. Et si tout doit passer par la Vierge, alors prions la tous ensemble pour nous rapprocher de Dieu et des uns et des autres. Le reste suivra

Zahar Nicolas / CONSEILS & GESTION SARL.

10 h 04, le 13 janvier 2022

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Commentaires (1)

  • Sans l'amour viscéral du Christ, qui est finalement l'âme et la raison d'être même du Liban, il n'y a pas de Liban. Nous serions alors Syriens, et même peut être faisant partie d'un grand ensemble arabo-ottoman comme autrefois ; à la fois arriéré, à la fois corrompue totalement, vivant dans l'arbitraire et la crainte, avec des statuts de dhimmis pour les Chrétiens, contraints à un exode définitif et total, comme c'est d'ailleurs le cas finalement dans tous les pays arabo-Musulmans, où parfois encore existe une petite présence symbolique, alors qu'ils étaient là avant les invasions islamiques. La Phenicie, le Liban biblique, n'aurait jamais pû renaître de ses cendres sans sa présence chrétienne autrefois majoritaire, vivace dans sa foi, et la France bien sûr. Notre vraie foi est notre naissance, notre essence et notre destinée, comme pour la fille aînée de l'Eglise. Et si tout doit passer par la Vierge, alors prions la tous ensemble pour nous rapprocher de Dieu et des uns et des autres. Le reste suivra

    Zahar Nicolas / CONSEILS & GESTION SARL.

    10 h 04, le 13 janvier 2022

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