Rechercher
Rechercher

Politique - Partis

Bassil pris au piège de son alliance avec le Hezbollah

Le leader du CPL donnera le ton sur l’état des rapports avec le parti chiite lors d’une conférence de presse, le 2 janvier.

Bassil pris au piège de son alliance avec le Hezbollah

Hassan Nasrallah et Michel Aoun le jour de la signature de l’entente de Mar Mikhaël en 2006. Photo Mahmoud Tawil

« (Mar) Mikhaël est mort. » C’est par ce tweet que l’humoriste Charbel Khalil, connu pour ses positions radicales en faveur du Courant patriotique libre et de Michel Aoun, a commenté la non-décision émise mardi par le Conseil constitutionnel au sujet du recours en invalidation des amendements apportés à la loi électorale présentée par le CPL. Ce tweet ne saurait être interprété comme la simple expression d’un avis de son auteur. Il semble refléter l’état d’esprit des aounistes. « L’atmosphère avec le Hezbollah n’est pas bonne », affirme à L’Orient-Le Jour un député aouniste sous couvert d’anonymat.

Charbel Khalil faisait référence à l’entente liant les deux partis depuis le 6 février 2006, signée en l’église Saint-Michel à Chiyah. Partant, « la mort de Mar Mikhaël » serait donc une façon d’agiter le spectre d’une éventuelle fin de cette alliance. Cette option paraît comme un piège dans lequel pourrait tomber le chef du CPL, Gebran Bassil, à quelques mois des élections législatives, mais surtout de la très attendue présidentielle, programmée pour octobre 2022. Car pour lui, l’enjeu est de taille : d’une part, il s’agit d’user de tous les moyens pour attirer le plus large électorat chrétien, dont une bonne partie devient de plus en plus hostile au Hezbollah depuis la tragédie du 4 août 2020 ; d’autre part, Gebran Bassil est conscient du fait qu’il a besoin de l’appui du parti chiite, tant pour remporter les élections dans certaines circonscriptions que pour satisfaire ses ambitions présidentielles. Parviendra-t-il à ménager la chèvre et le chou ?

La question s’est surtout posée hier, après la conférence de presse que le chef du CPL a tenue quelques heures après la non-décision du Conseil constitutionnel. Gebran Bassil avait alors accusé ouvertement le tandem chiite (incluant son allié, le Hezbollah, mais aussi le mouvement Amal du président de la Chambre Nabih Berry) de se tenir derrière l’attitude du Conseil constitutionnel et le blocage du gouvernement. « Le Hezbollah est excellent dans la libération de la terre. Mais il n’est pas aussi excellent sur le plan local », souligne Hikmat Dib, député CPL de Baabda. « Il y a eu plusieurs divergences, la dernière étant celle suscitée par la non-décision du Conseil constitutionnel », ajoute-t-il.

L’attitude de cette instance est donc la goutte qui a fait déborder le vase. D’autant que les mésententes entre les deux camps sont audibles sur plusieurs sujets d’ordre strictement local, telles que la lutte contre la corruption, les aounistes reprochant au parti pro-iranien de ne pas s’allier à eux dans cette bataille qui viserait à édifier un État, comme le stipule l’entente de Mar Mikhaël.

Entre Berry et Bassil…

Plus récemment, et dans la foulée du bras de fer opposant le tandem Baabda-CPL au président de la Chambre autour de la loi électorale et ses amendements, le Hezbollah a pris le soin de ne contrarier aucun de ses deux alliés. Il a ainsi voté en faveur d’un avancement des législatives au 27 mars (au lieu du 8 ou du 15 mai) comme le veut le chef du mouvement Amal. Il s’est en outre abstenu de se prononcer sur l’amendement qui autoriserait les Libanais de la diaspora à voter pour les candidats en lice dans les 15 circonscriptions de la métropole, au lieu d’élire les six députés représentant les continents dans le cadre d’une circonscription spécialement dédiée aux Libanais de l’étranger comme le veut M. Bassil.

« Gebran Bassil veut que le Hezbollah le soutienne aux dépens de Nabih Berry, ce que le parti ne fera pas », commente pour L’Orient-Le Jour une personnalité proche des cercles du Hezbollah, ayant requis l’anonymat. Preuve en est, le parti chiite, tout comme le président de la Chambre, ne semble nullement pressé de sauver ce qui peut encore l’être du mandat de Michel Aoun, allié historique du Hezbollah.

Lire aussi

Une défaite au goût amer pour Bassil

Pour le parti pro-iranien, la priorité est ailleurs, c’est celle de dessaisir le juge Tarek Bitar de l’enquête sur le drame du 4 août 2020 au port de Beyrouth. À ce sujet, il est important de souligner une légère nuance : alors que le Hezbollah veut carrément déboulonner M. Bitar, le mouvement Amal affirme se contenter de le dessaisir du volet politique de l’enquête. Quoi qu’il en soit, ce qui est sûr, c’est le résultat de cette impasse : la léthargie gouvernementale est appelée à durer, alors que le pays poursuit sa descente aux enfers et que Michel Aoun joue le tout pour le tout, à dix mois de l’expiration de son sexennat. S’exprimant à ce sujet hier, le chef de l’État a été jusqu’à dénoncer « un acte délibéré », en référence au blocage gouvernemental qui dure depuis le 12 octobre dernier. « Le Hezbollah comprend ce genre de prise de position de la part du président Aoun », croit savoir Fayçal Abdel Sater, un analyste politique connu pour sa proximité des cercles de la formation dirigée par Hassan Nasrallah. « Il est normal que Michel Aoun et Gebran Bassil soient en colère et expriment des positions fermes, au vu des pressions populaires et politiques qu’ils subissent depuis le début du mandat », dit-il, assurant que le Hezbollah tient à préserver « une bonne relation avec le binôme Baabda-CPL, en dépit de quelques épisodes qui pourraient perturber l’atmosphère, comme celui du Conseil constitutionnel ». Et M. Abdel Sater de confier que le Hezbollah « veut que le cabinet Mikati reprenne ses réunions. Mais le problème réside dans les mesures prises par le juge Bitar, qui pourraient mener le pays au chaos ». Une allusion aux poursuites lancées par le magistrat contre plusieurs figures de proue du camp chapeauté par le Hezbollah, ce qui suscite la colère du parti.

L’affaire Bitar

C’est justement l’affaire Bitar qui paraît être la plus grande pomme de discorde entre les deux alliés. Et c’est là que pourraient se mesurer les pertes populaires du CPL qui se feraient sentir dans les urnes. Contrairement au Hezbollah, le CPL ne s’est jamais prononcé en faveur d’un limogeage du juge en charge de l’enquête sur un drame qui a frappé la rue chrétienne de plein fouet. Une rue qui ne semble plus en mesure de tolérer l’entente entre les formations de Gebran Bassil et Hassan Nasrallah, notamment après les affrontements de Tayouné du 14 octobre dernier. Ce jour-là, des accrochages avaient opposé des miliciens relevant du tandem chiite à des éléments chrétiens présumés proches des Forces libanaises de Samir Geagea, qui a vu sa popularité augmenter dans les rangs chrétiens. « Nous sommes contre toutes les provocations à caractère confessionnel. Et les deux parties sont fautives », commente Hikmat Dib, excluant la possibilité de voir l’entente de Mar Mikhaël tomber à l’eau dans un avenir proche. Une position qui reflète le fait que les aounistes sont conscients de leur besoin de tendre la main au Hezbollah, pour gagner les batailles électorales, notamment dans les régions où l’électorat chiite est massivement présent, tel que Baabda, ou constitue un élément décisif, comme à Jbeil. Lors du scrutin de 2018, les deux partis avaient échoué à tisser une alliance électorale dans la région, ce qui a causé l’échec de Hussein Zeaïter, candidat du Hezbollah pour le seul siège chiite du caza.

« L’entente de 2006 a été conclue sur la base d’un accord national qui dépasse les intérêts partisans et électoraux », affirme Hikmat Dib. Il converge sur ce point avec Fayçal Abdel Sater qui estime qu’il n’est pas dans l’intérêt des deux formations de mettre un terme à leur alliance avant le scrutin de 2022… Gebran Bassil devra lui-même donner le ton lors d’une conférence de presse qu’il tiendra le 2 janvier 2022, apprend-on de source informée.


« (Mar) Mikhaël est mort. » C’est par ce tweet que l’humoriste Charbel Khalil, connu pour ses positions radicales en faveur du Courant patriotique libre et de Michel Aoun, a commenté la non-décision émise mardi par le Conseil constitutionnel au sujet du recours en invalidation des amendements apportés à la loi électorale présentée par le CPL. Ce tweet ne saurait être...

commentaires (17)

Il a voulu souper avec le diable mais il a oublié d'amener une grande cuillère.

Yves Prevost

07 h 54, le 24 décembre 2021

Tous les commentaires

Commentaires (17)

  • Il a voulu souper avec le diable mais il a oublié d'amener une grande cuillère.

    Yves Prevost

    07 h 54, le 24 décembre 2021

  • Il ne faut pas se leurrer. Bassin à besoin du hezbollah pour réaliser son rêve d'arriver au pouvoir. Le hezbollah a besoin de Bassil président, car avec ce dernier il est certain de refaire un mandat tranquille et libre de tout mouvement, comme c'était le cas avec le beau père. Élection ou pas, le scénario est déjà écrit.

    Citoyen

    00 h 04, le 24 décembre 2021

  • QUELQUE TEMPS AVANT IL A ETE AU CONGRES AMERICAIN POUR ACCUSER ET CERTIFIER QUE LE MONSIEUR QU,IL ADMIRE SUR LA PHOTO ETAIT UN DANGER MORTEL POUR LE LIBAN. COMMENT ET POURQUOI AVEZ-VOUS EU CONFIANCE EN UN TEL ENERGUMENE POUR LUI AVOIR CONFIER LE DESTIN DU PAYS MESSIEURS SAAD HARIRI ET SAMIR GEAGEA ?

    L,AUTHENTIQUE LIBRE EXPRESSION

    19 h 00, le 23 décembre 2021

  • Le soi-disant desaccord entre le Hezb criminel et son allie CPL n'est que de la poudre au yeux electorale. L'objectif est de pratiquer encore et toujours la seule tactique politique que leur alliance connait : l'obstruction et la paralysie (ta3til) des institutions, faute de savoir les gerer.....

    Michel Trad

    16 h 54, le 23 décembre 2021

  • Le hezb diabolique et toute sa clique mafieuse est clairement responsable de tous nos maux ,Ils ne sont plus nos frères ! Nous subissons les pires humiliations et un exode massif à cause de leurs manipulations maléfiques . Tous ceux qui les soutiennent paieront le prix adéquat bientôt.

    Wow

    14 h 11, le 23 décembre 2021

  • L'accord de Mar Michael était un accord mort-né. Aucune de ses clauses n'a été respecté par le Hezbollah ou le CPL qui par nature ne respecte rien. Le Hezbollah n'a été bon en rien concernant les intérêts du pays. Ni dans la soit disant libération, ni en économie, ni socialement ni même politiquement. Il n'a été bon que pour détruire les institutions de l’état et paupériser le peuple. Seul l'accord de Mai 83, entre l’état et Israël, aurait libéré le Liban et pas les actions du Hezbollah et de ses sbires qui en fait ont retardé le retrait de 7 ans. Quand a la lutte contre la corruption, c'est une blague de très mauvais goûts de la part des membres du CPL. Le Hezbollah a été celui qui a couvert, toutes ces années, la corruption dont il bénéficiait en catimini, les trafiques d'organes, les trafiques de drogues et toutes autres activités illégales pour justement créer un système D dont il profiterait seul au dépends de l’état et du peuple. Le CPL lui même en a été l'un des acteurs et profiteurs principaux puisqu'il a littéralement contribué a vider les caisses des télécommunications et de l'électricité. En tant que peuple Libanais, après tant de souffrances et de mensonges, il est temps que nous votions utile et faire cela en faveur de ceux qui ont défendu TOUT le pays et ses institutions pendant plus de 40 ans contre les diverses occupations: Votez FL !

    Pierre Hadjigeorgiou

    12 h 49, le 23 décembre 2021

  • Et mon commentaire alors, qu’est ce qu’il est devenu?

    Sissi zayyat

    12 h 42, le 23 décembre 2021

  • "« Le Hezbollah est excellent dans la libération de la terre." Il faut dire que les "cépé-elliotes" ont découvert "l'excellence" du Hezbollah un peu sur le tard...Car, en 2002, et dans une allocution devant des émigrés libanais aux Etats-Unis, leur chef d'alors a traité le Hezb d'organisation terroriste! Et dans une autre allocution, datant de la même période, le même chef lançait son fameux "Al furs héjmine"(Les Perses attaquent), et exhortait ses partisans, en les faisant jurer chaque jour de "demander ce que la Wilayat-al-faqih voulait dire" Je n'invente rien, tout le monde connaît ces deux enregistrements...Puis subitement Mar Mkhayel! Machiavel, quand tu nous tiens...

    Georges MELKI

    12 h 25, le 23 décembre 2021

  • Adhérents au COL : espèce en voie de disparition grâce à sa politique de la terre brûlée …

    Liberté de penser et d’écrire

    11 h 23, le 23 décembre 2021

  • Toutes les conférences de presse ne pourront changer le ressentiment et le rejet total de la part des vrais Libanais patriotes et non-vendus envers ces trois personnages soi-disant "chrétiens" et "chiites" qui, pour leurs intérêts personnels, n'ont jamais hésité a sacrifier notre pays. Nous n'attendons qu'une chose: ne plus jamais les voir, ni les entendre ! - Irène Saïd

    Irene Said

    10 h 58, le 23 décembre 2021

  • LORSQU,ON S,ALLIE AU DIABLE ON DEVIENT DIABLE. D,OU LA TRINITE DIABOLIQUE DU MAL DE BELZEBUTH LE BARBU AVEC SON GARDE DE CORPS BERIOTE ET DE SES DEUX LIEUTENANTS INFERNAUX LES DEUX BELIERS BISCORNUS DE LA BERGERIE DE RAI. IL NE FAUT PAS OUBLIER DE LEUR AJOUTER LE SUPPLEMENT FRANGIEH

    L,AUTHENTIQUE LIBRE EXPRESSION

    09 h 16, le 23 décembre 2021

  • On assiste là à l’obsolescence psychologique et fonctionnelle de cette fameuse entente de Mar Mikhaël, qui était dès le départ contre nature et destinée à échouer. Les minauderies et les contorsions du chef du cpl le rendent pathétique, il est voué à retourner dans un anonymat relatif, d’autant que même dans son fief il ne fait nullement l’unanimité…loin de là. Quant au président, il devrait consacrer la fin de sa mandature à maugréer, c’est ce qu’il sait faire de mieux…

    C…

    08 h 00, le 23 décembre 2021

  • "alors que le Hezbollah veut carrément déboulonner M. Bitar, le mouvement Amal affirme se contenter de le dessaisir du volet politique de l’enquête . C'est logique. Amal veut seulement défendre certains de ses membres ou amis, tandis que le Hezbollah, en tant que formation, est impliqué jusqu'au cou dans l'affaire. Bassil se trouve dans une situation où ses amis sont les amis de ses ennemis! Par ailleurs, pour être élu à la présidence, son rêve ultime comme celui de son beau-père, il doit disposer d'une position confortable à l'Assemblée. Pour gagner des voix, il doit se dissocier du Hezbollah devenu trop impopulaire. Mais il sait aussi qu'il ne pourra jamais être élu sans l'appui de ce parti. Cruel dilemme! La question est de savoir si le parti appelé par antiphrase "parti de Dieu" soutiendra sa candidature. Il est parfaitement vraisemblable que celui-ci, à un vassal turbulent et rejeté par le peuple, il préfère un allié plus indépendant, mais plus fiable, comme Sleiman Frangieh.

    Yves Prevost

    07 h 58, le 23 décembre 2021

  • 1990-2005: chrétiens massivement opposés à l’Axe assado-safavide, les aounistes s’opposent verbalement mais jamais dans les actes: fuite de Michel Aoun avec appel aux militaires à se rallier à Émile Lahoud. 2005 à maintenant: sunnites massivement opposés à l’Axe assado-safavide, les haririens s’opposent verbalement mais jamais dans les actes: accord quadripartite, accord de Doha. Maintenant: Chrétiens à nouveau massivement opposés à l’Axe assado-safavide de concert avec les sunnites, donc que vont faire les aounistes ? La réponse est évidente: pseudo-opposition, de concert avec les haririens. Ce n’est pas seulement le mandat Aoun qui a conduit le pays à la ruine. Ce sont à la base les accords quadripartite et de Doha, menant à des gouvernements dits « d’union nationale » impotents, accords cautionnés autant par les aounistes que par les haririens, soumis autant les uns que les autres au Hezbollah et à l’Axe assado-safavide. Cela, et les chrétiens et les sunnites commencent à s’en rendre compte. Enterrer Doha, gouverner le Liban sans la milice de l’empire néo-safavide, là sera la véritable révolution libanaise. Le peuple a eu tellement de mal à prendre conscience que le mal vient de Doha, que ce sont et les aounistes et les haririens qui en sont responsables dans leur dhimminitude commune devant le Hezbollah et son axe néo-safavide, qu’il est tenté de dire « kellon ya3né kellon ». Tant qu’on en reste à ce slogan, on aura une « thawra » maniérée et superficielle, pas une vraie.

    Citoyen libanais

    07 h 49, le 23 décembre 2021

  • On recolte ce que l'on seme, Einstein....Quand on signe son ame a Lucifer mercenaire, aux depends du pays, de notre culture de vie, d'ouverture au monde, de tolerance et d'education, naturellement les consequences sont nefastes pour nous collectivement. Et voila, les ambitions presidentielles evaporees.....A quel prix??? Blockage continu et descente du pays en enfer, facilitee par une classe politique corrompue des allies et des ennemis du CPL, tous travaillant ensemble nous menant vers notre destruction totale qui est imminente! Et vous persistez!!!!!

    Sabri

    06 h 16, le 23 décembre 2021

  • Les propos de Michel Aoun au sujet du Hezb avant l'entente de Mar-Mikhaël, rien que dans les mois et les quelques années qui l'ont précédée, sont une preuve supplémentaire que cet homme est un arriviste sans principes. Il est connu, depuis la fin des années 1980, pour ses slogans creux qui ont leurré les Libanais, notamment les chrétiens, et ses aventures militaires qui les ont ruinés et poussés à l'exode. Il a voulu se présenter devant ces derniers comme l'hériter de Fouad Chéhab et de Camille Chamoun à la fois, mais il a fait figure de nain minable devant l'un et l'autre. Le seul "exploit" de son mandat présidentiel aura été l'obtention de l'écrasante majorité des nominations revenant aux chrétiens au sein du gouvernement et de l'administration publique en échange de laisser libre cours à la corruption dans les rouages de l'État, une corruption que son dauphin et gendre, Gébran Bassil, ne s'en est pas privé.

    Youssef Najjar

    03 h 55, le 23 décembre 2021

  • Bla bla bla…. Les cartes seront redistribuées bientôt mais au delà de la divergence locale… Les divergences régionales voire irano- russes seront à la base de la redistribution des jeux, des joueurs. Malheureusement, les polichinelles locaux ne reflètent que les convergences ou divergences des pays sur qui ils s’appuient pour tirer un max de profit sur le plan local… Le Hezbollah craint SURTOUT, une guerre amal/ Hezbollah comme celles des années 80 où des milliers de miliciens de part et d’autres fut tués et blessés. D’où la préférence communautaire chiito-chiite en premier. Raison pour laquelle les milices manifestants crient tout le temps « chia.. chia ». Un cri de rassemblement pour les garder unis tant les tensions internes entre ces 2 mouvements sont toujours présentes. Dans tous les cas, le CPL sortira perdant parce que leurs responsables ont usé et abusé du pouvoir, de l’appui Hezbollah sachant que leurs bases respectives sont aux antipodes… 2 modes de vie, 2 visions différentes de l’identité du pays et 2 idéologies différentes… ils ont usé et abusé avant et durant la présidence. Aujourd’hui, ils se retrouvent nus et face aux libanais qui vont les juger… d’où la panique des responsables CPL notamment des libanais à l’étranger qui ont dû quitter à cause de la situation catastrophique au liban dont les Aounistes en sont responsables / coupables aussi.

    radiosatellite.online

    00 h 36, le 23 décembre 2021

Retour en haut