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Société - Ordre des avocats

La cour d’appel suspend la radiation de Rami Alleik

La cour d’appel suspend la radiation de Rami Alleik

Rami Alleik, membre du collectif Mouttahidoun, attend le verdict définitif de la cour d’appel au sujet de sa radiation du barreau de Beyrouth. Photo d’archives

La chambre civile de la cour d’appel présidée par Ayman Oueidate a décidé hier de suspendre provisoirement la décision prise le 18 novembre par le conseil de l’ordre des avocats de Beyrouth de radier l’avocat activiste Rami Alleik (Mouttahidoun), le temps que l’instance tranche sur le fond.

La décision du conseil de l’ordre était intervenue trois jours avant la fin du mandat de l’ancien bâtonnier Melhem Khalaf (21 novembre). Ce dernier avait pourtant enclenché en mai dernier une grève en signe de protestation contre l’arrestation manu militari de M. Alleik, qui avait fait l’objet d’une plainte du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) notamment pour outrage à la justice. Le mouvement de protestation s’était prolongé pendant 4 mois dans le but plus général d’assainir les relations des avocats avec le corps de la magistrature.

Contactée par L’Orient-Le Jour, l’avocate de M. Alleik, Cynthia Hamoui, indique avoir interjeté appel lundi pour demander à la cour de suspendre la décision que le Conseil de l’ordre s’était dépêché d’appliquer aussitôt après l’avoir adoptée. Concrètement, affirme-t-elle, cela s’était traduit notamment par « la suppression du nom de M. Alleik du site électronique du barreau de Beyrouth ». « Dès que la cour a satisfait hier notre demande de suspension, nous l’avons notifiée au conseil de l’ordre et au parquet », indique Mme Hamoui, soulignant que « Me Alleik peut exercer à nouveau la profession, en attendant la décision définitive de la cour présidée par M. Oueidate ».

La décision du conseil de l’ordre avait été prise sur la base de plusieurs plaintes de nature disciplinaire, notamment le recours porté il y a quelques mois contre M. Alleik par son confrère Alexandre Najjar, à la suite d’une altercation entre les deux hommes à l’occasion d’une perquisition opérée en avril dernier par la procureure générale du Mont-Liban, Ghada Aoun, des locaux de la société de change Mecattaf dont M. Najjar est l’avocat. M. Alleik est en outre accusé par le conseil d’avoir tenu plusieurs conférences de presse sans l’autorisation du bâtonnier. « S’il est vrai que faire des déclarations médiatiques sans y être autorisé constitue pour un avocat une infraction, il n’en reste pas moins que sa radiation est trop sévère », juge Mme Hamoui, dénonçant « une disproportion entre la violation et la sanction ».


La chambre civile de la cour d’appel présidée par Ayman Oueidate a décidé hier de suspendre provisoirement la décision prise le 18 novembre par le conseil de l’ordre des avocats de Beyrouth de radier l’avocat activiste Rami Alleik (Mouttahidoun), le temps que l’instance tranche sur le fond.La décision du conseil de l’ordre était intervenue trois jours avant la fin du mandat de...

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