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Économie - Commerce

« L’exil » des entreprises libanaises à l’étranger s’accélère, selon Chammas

« L’exil » des entreprises libanaises à l’étranger s’accélère, selon Chammas

Certains commerces ont quitté le pays du Cèdre pour ouvrir des filiales à l’étranger. Photo M.A.

Alors qu’une crise diplomatique a éclaté entre le Liban et l’Arabie saoudite en octobre à la suite de propos tenus par le ministre de l’Information Georges Cordahi, une délégation des organismes économiques, le rassemblement patronal présidé par l’ancien ministre des Télécoms, Mohammad Choucair, s’est rendue la semaine dernière aux Émirats arabes unis. Une visite organisée, selon le secrétaire général de l’organisation, Nicolas Chammas, afin de soutenir les entreprises libanaises qui ont décidé de s’établir ou de développer leurs activités dans ce pays. Selon lui, de plus en plus d’enseignes libanaises spécialisées dans le commerce, la restauration, l’informatique ou encore l’industrie ont en effet fermé leurs portes au Liban depuis 2019 pour ouvrir des filiales à l’étranger ou exporter des franchises, « et ce en particulier aux Émirats et en Égypte », explique celui qui préside également l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB). « L’économie libanaise se développe à présent en dehors des frontières du pays », a-t-il déclaré à L’Orient-Le Jour pour faire écho à ses propos dans la presse, n’hésitant pas à qualifier « d’exil » cette dernière vague d’émigration intervenue dans le sillage de la contestation contre la classe politique entamée le 17 octobre 2019 parallèlement à la crise. Une fuite en avant dont il n’a toutefois pas pu quantifier l’ampleur, qu’il s’agisse du nombre d’implantations ou de celui de fermetures constatées sur le territoire libanais.Nicolas Chammas a souligné que dans le meilleur des cas, l’intérêt pour une entreprise libanaise de posséder des filiales à l’étranger pouvait également générer suffisamment de financement pour maintenir la présence de l’enseigne au Liban, voire de la « pérenniser ». En effet, plusieurs d’entre elles ont « 50 à 75 ans et ne souhaitent pas perdre leur goodwill (la différence entre la valeur de l’entreprise lors de sa création et sa valeur actuelle, NDLR), leur pas-de-porte (un montant supplémentaire exigé par un propriétaire d’un commerce à louer, NDLR), leur renommée ou encore leurs employés ». Il est donc peu probable, selon Nicolas Chammas, que toutes les entreprises décident de fermer totalement leurs portes au Liban, même si elles ne font pas de profits ou subissent des pertes.Interrogé sur les potentielles difficultés rencontrées par les entreprises en raison de leur nationalité, le président de l’ACB précise que « les pays du Golfe font la différence entre le secteur privé, qui a été accueilli à bras ouverts, et la classe politique », jugée responsable de l’effondrement économique. Sans oublier que « les consommateurs des pays du Golfe sont déjà familiers des concepts libanais », rappelle-t-il.


Alors qu’une crise diplomatique a éclaté entre le Liban et l’Arabie saoudite en octobre à la suite de propos tenus par le ministre de l’Information Georges Cordahi, une délégation des organismes économiques, le rassemblement patronal présidé par l’ancien ministre des Télécoms, Mohammad Choucair, s’est rendue la semaine dernière aux Émirats arabes unis. Une visite...

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Évidemment ce n'est pas l'importateur Chanel au Liban qui va ouvrir à Paris

M.E

12 h 56, le 30 novembre 2021

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Commentaires (1)

  • Évidemment ce n'est pas l'importateur Chanel au Liban qui va ouvrir à Paris

    M.E

    12 h 56, le 30 novembre 2021

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