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Politique - Décryptage

La visite d’une délégation du Congrès US : priorité à l’armée et au maintien du cabinet

La visite de la délégation du Congrès américain à Beyrouth et ses multiples réunions avec des responsables et des chefs de file politiques ont suscité l’intérêt des milieux médiatiques au Liban. De nombreuses interprétations ont circulé dans les médias et sur les réseaux sociaux, liant cette visite tantôt à la volonté américaine de relancer les négociations sur le tracé de la frontière maritime entre le Liban et Israël et tantôt à l’exigence américaine de procéder aux élections législatives au printemps prochain. Mais des personnalités qui ont rencontré les deux parlementaires Daryl Issa et Darren Lahoud, ainsi que le groupe de soutien américain pour le Liban donnent un autre son de cloche. Selon elles, le principal objet de la visite de cette délégation à Beyrouth est de trouver les moyens d’accorder une aide financière en espèces à l’armée libanaise. Toujours selon les mêmes sources, lors de la visite du commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, à Washington il y a près de deux semaines, le problème de l’aide américaine à la troupe a été soulevé. Le général Aoun a abordé ce sujet en expliquant l’impact désastreux de la crise financière et économique que traverse actuellement le Liban sur l’armée libanaise et sur ses effectifs. Il a même confié à ses interlocuteurs que, jusqu’à présent, près de 2 500 militaires ont quitté l’institution, soit en raison de leurs salaires devenus dérisoires au point qu’ils ont estimé que se rendre à leur affectation est devenu plus coûteux que de rester chez eux, soit parce qu’ils ont reçu des offres plus intéressantes sur le plan financier, dans le secteur privé ou à l’étranger. En plus des départs, le problème des réseaux d’informateurs du service des renseignements militaires s’est posé. Les SR ont en effet perdu une partie de leurs informateurs en raison de la chute vertigineuse des salaires qui sont versés en livres libanaises. Or ce phénomène est de nature à affecter le travail de ces services à une période particulièrement délicate où il est de plus en plus question d’un réveil des cellules terroristes dormantes et de diverses tentatives de déstabilisation du Liban.

Certes, l’armée libanaise reçoit une aide américaine de près de cent millions de dollars par an, mais cette somme n’est jamais versée en espèces, la loi américaine interdisant ce procédé. Les aides sont données en équipements, en matériel militaire ou même en munitions. Le commandant en chef de l’armée a donc demandé à ses interlocuteurs américains s’ils pouvaient trouver le moyen de donner une partie des aides américaines en espèces. Or toute aide financière doit être approuvée par le Congrès. C’est donc la raison essentielle pour laquelle la délégation américaine est venue au Liban, essayant d’enquêter sur cette question et de s’assurer des besoins de l’armée et des formules qui pourraient être adoptées. De retour aux États-Unis, cette délégation devrait préparer un rapport et le soumettre au Congrès pour qu’il prenne une décision à ce sujet.

Au cours de ses entretiens avec les différentes parties libanaises officielles, politiques ou même militaires, la délégation a insisté sur l’importance du rôle de l’armée pour maintenir la stabilité au Liban, surtout après les incidents de Tayouné (entre des partisans du tandem chiite Amal-Hezbollah et des proches des Forces libanaises) qui, selon les médias, ont failli replonger le pays dans le chaos, avant que l’armée ne prenne en charge la situation et rétablisse le calme. Selon des parties libanaises qui ont rencontré la délégation, celle-ci aurait insisté sur la nécessité de ne pas laisser le pays replonger dans la guerre civile et par conséquent sur l’importance du rôle de l’armée dans le maintien de la sécurité dans le pays. Les membres de la délégation auraient posé une question à leurs interlocuteurs libanais, qui se résumerait ainsi : Avez-vous un plan sûr et crédible pour affaiblir le Hezbollah sans aller jusqu’à déclencher une guerre dont l’issue reste incertaine ? Les réponses n’ayant pas été claires, la délégation américaine aurait donc insisté sur la nécessité de veiller à maintenir un minimum de stabilité politique et sécuritaire pour que les élections puissent se tenir au printemps prochain. Selon les mêmes personnalités, l’administration de Joe Biden attacherait beaucoup d’importance à la tenue des élections à la date prévue pour permettre d’amorcer un changement politique de fond au Liban. Même si les attentes peuvent ne pas être très élevées en termes de sièges, ces élections devraient être le début d’un nouveau processus politique qui devrait finalement aboutir à l’affaiblissement du Hezbollah dans les institutions de l’État, mais aussi sur les plans politique et populaire. Mais pour que les élections puissent se tenir, il faudrait maintenir une certaine stabilité au niveau de la sécurité. Or celle-ci ne peut être assurée que par l’armée libanaise et par un pouvoir exécutif qui fonctionne. La délégation américaine aurait donc ainsi réaffirmé son appui au gouvernement de Nagib Mikati pour que les élections législatives puissent se tenir dans les meilleures conditions et, en même temps, elle a promis de tout faire pour aider l’armée. En filigrane, les responsables libanais auraient, selon des sources ministérielles, compris que les Américains insistent sur le maintien du gouvernement pour qu’il puisse donc organiser les élections, mais aussi entamer les négociations avec le Fonds monétaire international et améliorer l’approvisionnement du pays en courant électrique. Par contre, ils n’ont pas donné d’indication sur leur intention d’intervenir auprès des États du Golfe pour régler les multiples crises auxquelles fait face le Liban, notamment la brouille diplomatique avec les monarchies arabes.

La visite de la délégation du Congrès américain à Beyrouth et ses multiples réunions avec des responsables et des chefs de file politiques ont suscité l’intérêt des milieux médiatiques au Liban. De nombreuses interprétations ont circulé dans les médias et sur les réseaux sociaux, liant cette visite tantôt à la volonté américaine de relancer les négociations sur le tracé de...
commentaires (3)

A la question, « avez-vous un plan sur et crédible pour affaiblir le HB sans effusion de sang » il fallait répondre oui certainement puisque ce parti est armé illégalement et défie toutes les grandes puissances qui peinent à se réunir pour déclarer la fin de la récré et le désarmer en se servant des accords qui le stipule et que tout le monde a respecté sauf HB. Lui se sent fort par son alliance avec une personne et non des moindres (ce président fort) qui rechigne à dénoncer la présence de cette milice illégalement armée et vendue par reconnaissance et par intérêt personnel espérant un autre mandat par prolongation du sien tenu par son larbin de gendron aussi fourbe et vendu que lui.

Sissi zayyat

12 h 33, le 25 novembre 2021

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Commentaires (3)

  • A la question, « avez-vous un plan sur et crédible pour affaiblir le HB sans effusion de sang » il fallait répondre oui certainement puisque ce parti est armé illégalement et défie toutes les grandes puissances qui peinent à se réunir pour déclarer la fin de la récré et le désarmer en se servant des accords qui le stipule et que tout le monde a respecté sauf HB. Lui se sent fort par son alliance avec une personne et non des moindres (ce président fort) qui rechigne à dénoncer la présence de cette milice illégalement armée et vendue par reconnaissance et par intérêt personnel espérant un autre mandat par prolongation du sien tenu par son larbin de gendron aussi fourbe et vendu que lui.

    Sissi zayyat

    12 h 33, le 25 novembre 2021

  • pour finir, cette armee libanaise est elle seulement capable d'empecher une guerre intestine ? non mais c'est quoi ca ? Joseph Aoun ou pas, pense t on serieusement que, ie. LES SOLDATS CHITES TIRERAIENT SUR LES MILICES DE LEURS CONFESSION ? PAREIL PUR LES SUNNITES ? TRISTEMENT, Y A QUE LES SOLDATS CHRETIENS QUI EXECUTERAIENT DES ORDRES LEUR DEMANDANT DE TIRER SUR, ie. LES FL....

    Gaby SIOUFI

    09 h 31, le 24 novembre 2021

  • les decryptages de dame hadad me laissent toujours reveur.... pour etre gentil. "Les membres de la délégation auraient posé une question : Avez-vous un plan sûr et crédible pour affaiblir le Hezbollah sans aller jusqu’à déclencher une guerre ...?"" non mais, les 3 libanais membres du congres seraient ils des arrieres mentaux ou des hypocrites doubles clowns? ils attendent vraiment la reponse a cette question? ils n'en connaissent pas deja la reponse ? et puis depuis quand les usa peuvent ils faire plier hezb? d'ailleurs seraient ils contre le clonage de baabda , aoun/jobran? pire encore le cloutage aoun/aoun a baabda ?

    Gaby SIOUFI

    09 h 27, le 24 novembre 2021

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