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Politique - Crise Diplomatique Liban/Golfe

Le numéro 2 du Hezbollah appelle Riyad à s'excuser et revenir sur ses décisions

Pour que le gouvernement se réunisse de nouveau, il faut "résoudre le problème" causé par le juge Bitar, affirme Naïm Kassem.
Le numéro 2 du Hezbollah appelle Riyad à s'excuser et revenir sur ses décisions

Le numéro deux du Hezbollah, Naïm Kassem. Photo ANI

Le numéro deux du Hezbollah, Naïm Kassem, a appelé, dimanche, l'Arabie saoudite à "s'excuser" pour les mesures de rétorsion imposées depuis plus d'une semaine au Liban, et à revenir sur ses décisions concernant le rappel de son ambassadeur à Beyrouth et la suspension de toutes les importations libanaises. 

Lors d'une cérémonie à Kounine, au Liban-Sud, le responsable chiite a regretté que l'Arabie saoudite ait "provoqué un problème pour le Liban" en s'opposant, via des mesures de rétorsion diplomatiques et commerciales, à des déclarations du ministre Georges Cordahi. La prise de position saoudienne est "injuste et hostile envers le Liban", a-t-il affirmé, estimant que le ministre libanais de l'information "n'a pas commis d'erreur envers le royaume saoudien ni personne d'autre".

"Nous comprenons qu'un pays rappelle son ambassadeur en raison d'un problème militaire, de combats, de meurtre ou de toute autre attaque spécifique, a-t-il ajouté. Mais le Liban n'a rien fait de tel" et c'est "un pays de libertés" dans lequel chacun peut exprimer son opinion. "Il s'est toutefois avéré que le problème saoudien était envers le Hezbollah et ses capacités au Liban", a ajouté M. Kassem, en référence à des déclarations du chef de la diplomatie saoudienne, exprimées dans la foulée de la crise diplomatique.

Kassem a encore reproché à Riyad d'avoir "enfreint tous les usages diplomatiques" avec ses décisions. "Il est demandé au Liban de s'excuser, mais ce serait plutôt à la personne qui a attaqué le pays, c'est-à-dire à l'Arabie, de le faire et de revenir sur ses décisions", a-t-il déclaré, rejetant "toute relation avec un pays qui impose des conditions et des diktats". 

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La crise diplomatique a été déclenchée après les propos de Georges Cordahi, critiquant la guerre au Yémen, où l'Arabie saoudite intervient depuis 2015 à la tête d'une coalition militaire pour soutenir le gouvernement face aux rebelles houthis proches de l'Iran. M. Cordahi a qualifié d'"absurde" cette intervention, jugeant que les insurgés se défendaient "face à une agression extérieure". En guise de rétorsion, l'Arabie saoudite, poids lourd du Golfe et rival régional de l'Iran, a rappelé son ambassadeur au Liban, demandé le départ de l'ambassadeur libanais et décidé d'arrêter toutes les importations en provenance de Beyrouth, portant un coup dur à l'économie déjà exsangue du pays. Bahreïn, le Koweït et les Emirats arabes unis ont emboîté le pas en "solidarité" avec Riyad. Dimanche, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhan, a jugé "inutile" de traiter avec le Liban tant qu'il est "dominé" par le Hezbollah.

Au sujet de la crise gouvernementale, le cabinet de Nagib Mikati ne s'étant pas réuni depuis le 12 octobre en raison de la revendication des ministres chiites que soit remplacé le juge d'instruction en charge de la double explosion au port de Beyrouth, Naïm Kassem a souligné qu'il était demandé au cabinet de "résoudre le problème survenu" concernant le magistrat, et non de le "mettre de côté". Le juge Tarek Bitar "travaille de manière politisée, cible certains groupes et enfreint la loi", a-t-il critiqué, appelant à ce qu'un autre juge soit nommé "pour que le problème soit résolu". 

Le magistrat Bitar est la cible d'une campagne de dénigrement orchestrée depuis des semaines par le Hezbollah et ses alliés qui demandent sa récusation. Le tandem chiite l'accuse de n'avoir lancé des poursuites que contre des responsables proches d'Amal et du Hezbollah. 

Le numéro deux du Hezbollah, Naïm Kassem, a appelé, dimanche, l'Arabie saoudite à "s'excuser" pour les mesures de rétorsion imposées depuis plus d'une semaine au Liban, et à revenir sur ses décisions concernant le rappel de son ambassadeur à Beyrouth et la suspension de toutes les importations libanaises. Lors d'une cérémonie à Kounine, au Liban-Sud, le responsable chiite a regretté que l'Arabie saoudite ait "provoqué un problème pour le Liban" en s'opposant, via des mesures de rétorsion diplomatiques et commerciales, à des déclarations du ministre Georges Cordahi. La prise de position saoudienne est "injuste et hostile envers le Liban", a-t-il affirmé, estimant que le ministre libanais de l'information "n'a pas commis d'erreur envers le royaume saoudien ni personne d'autre"."Nous comprenons qu'un pays rappelle...
commentaires (17)

kassem et les hordes qui le soutiennent prennent plaisir a nous narguer, au vu de la decheance d'une societe qu'ils haissent PARCE QUE LIBRE .

Gaby SIOUFI

17 h 42, le 08 novembre 2021

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Commentaires (17)

  • kassem et les hordes qui le soutiennent prennent plaisir a nous narguer, au vu de la decheance d'une societe qu'ils haissent PARCE QUE LIBRE .

    Gaby SIOUFI

    17 h 42, le 08 novembre 2021

  • Une façon simple de résoudre le "problème" du juge Bitar c'est de laisser la justice suivre son cours.

    Bachir Karim

    15 h 05, le 08 novembre 2021

  • Moi, à la place du numéro 2 (comme à celle du numéro 1 au doigt levé ou du numéro 100.000), je demanderais à la quasi totalité de la planète de s'excuser pour avoir inscrit sa milice illégale sur la liste des organisations terroristes. Je demanderais aussi à tous les Libanais hostiles à cette organisation terroriste de s'excuser d'avoir l'idée farfelue de demander justice et de ne pas adhérer aveuglément à sa doctrine de merde. Franchement, il joue petit bras ce numéro 2 de mes 2.

    Robert Malek

    13 h 59, le 08 novembre 2021

  • Mais qu’est qu’il nous radote le N° 2 ! demander à L’Arabie Saoudite de s’excuser ? Quand le Hezbollah a demandé pardon au peuple Libanais et aux familles des victimes Libanaises qu’il a assassinées ? Que le Hezbollah balaie devant sa mosquée pour peu qu’il soit vraiment un parti de Dieu. Ce Parti ne pense qu’à menacer, avertir, donner des leçons de dignité, de moralité, d’exemplarité dont il en est dépourvu ! Oui Monsieur le N°2, le problème du Liban est le Hezbollah il est temps que vous vous en rendiez compte, ses capacités de nuire, assassiner de mentir, et de scléroser les institutions pour en faire une colonie Iranienne. Justement vous parlez de diktats ! alors commencez par arrêter d’imposer vos quatre volontés à l’Etat et le peuple Libanais. Monsieur le N°2, vous voyez la paille qui se trouve dans l’œil du voisin et vous ne voyez pas la poutre qui est dans votre œil. Vous reprochez aux autres ce que vous faites vous-même, au Liban à son peuple et ailleurs. Vous êtes tellement impliqué de toutes parts, dans les divers assassinats et autres destructions que vous craignez la moindre allusion à vos faits et gestes ? La preuve, aucun membre du Hezbollah n’a à ce jour été interrogé par la justice Libanaise. Et les faits sont multiples au vu et au sus du peuple Libanais.

    Le Point du Jour.

    11 h 52, le 08 novembre 2021

  • Ça ne vaut même pas la peine de commenter. Il est trop stupide.

    Pierre Hadjigeorgiou

    08 h 53, le 08 novembre 2021

  • L'acte ou l'action méritant la qualification de haute trahison est un crime qui consiste en une extrême déloyauté à l'égard de son pays, de son chef d'État, de son gouvernement ou de ses institutions. Ce crime est souvent associé avec celui d'intelligence avec l'ennemi.

    Nassar Jamal

    07 h 34, le 08 novembre 2021

  • BON CA SUFFIT COMME CELA DIVISONS LE PAYS CHIITES D'UN COTE ET TOUTES LES AUTRES 17 RELIGIONS DE L'AUTRE PUISQUE NOUS AVONS A FAIRE AVEC DES GENS QUI NE VEULENT PAS SAVOIR CE QUE C'EST UNE JUSTICE LIBRE ET UN ETAT NON DOMINE PAR LEURS MILICES

    LA VERITE

    02 h 34, le 08 novembre 2021

  • We need to repudiate the Hezbollah Party, weaken them, and isolate them politically by voting out their allies and voting in their opponents. We should not allow their ally, Mr. Berry to keep his job as a speaker in the next Parliament, and ban them from joining the government after the elections. We should cut their funding from illegal drug smuggling and sales. We can no longer allow them to keep the people hostage and blackmail the government.

    Mireille Kang

    00 h 30, le 08 novembre 2021

  • Non ! Le probleme n'est pas le juge Bitar, mais le Hezbolla !!!

    Remy Martin

    20 h 23, le 07 novembre 2021

  • IL ne reste plus rien a dire , tout dernièrement impliqué au Koweit dans des affaires de recrutement, impliqué dans des affaires de vente de drogue au niveau arabe et même mondial , impliqué dans des affaires de blanchiment d'argent , impliqué dans l'explosion du port de Beirut etc.... Je pense que les libanais devraient penser a une solution radicale due a une très grande divergence dans les points de vue. Se séparer de ce fléaux serait une solution a explorer.

    DRAGHI Umberto

    19 h 52, le 07 novembre 2021

  • c'est l'enturbané qui vante le mérite de la liberté d'expression ou je rêve ... pincez moi que je me réveille. Lui avec ses sbires qui tuent ceux qui s'opposent à eux ...

    Zeidan

    19 h 41, le 07 novembre 2021

  • Donc, Tonton en Turban Blanc "TTB" est: 1) No 2 du Hezbollah 2) animateur de cérémonies le dimanche au Sud Liban 3) diplomate défenseur ardent des opprimés libanais 4) ministre adjoint de la Justice du Liban. En voilà un qui ne connait jamais de repos...même les dimanches...Jour du Seigneur ! - Irène Saïd

    Irene Said

    17 h 47, le 07 novembre 2021

  • COUP APRÈS COUP PAR TOUS LES MOYENS POUR DÉTRUIRE LE LIBAN. ILS SONT HEUREUX DE COUPER NET AVEC LES PAYS ARABE. JE SOUPÇONNE SÉRIEUSEMENT QUE LA DESTRUCTION DU PORT EST UN ACTE CRIMINEL COMME TOUS LES AUTRES ET NON UN ACCIDENT. ON VOIT DE PLUS EN PLUS CLAIR LE BUT DU HEZBOLLAH.

    Gebran Eid

    17 h 20, le 07 novembre 2021

  • QUAND ON A LA TETE, SI L,EN ON A, PAR DESSUS LE CHAPEAU ON PROFERE DE TELLES B...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 59, le 07 novembre 2021

  • Le juge Bitar ne pose aucun problème. Il fait son boulot honnêtement, mais c'est à lui quon expose ! Quant aux ministres qui veulent soumettre la justice à la politique, qu'ils démissionnent et bon débarras !

    Yves Prevost

    16 h 24, le 07 novembre 2021

  • Ils ont tout détruit partant de l'économie, les finances, les relations extérieures, la sécurité, et finalement la justice.

    Esber

    16 h 22, le 07 novembre 2021

  • Il faut apprendre à ne pas se mêler de la justice de Bitar, qui est celle demandée par toutes les victimes mortes et les blessés qui souffrent toujours de séquelles du 4 Août 2020. Sans compter les propriétaires de dizaines de milliers de bâtiments soufflés par l'explosion et non encore réparés.

    Esber

    16 h 12, le 07 novembre 2021

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