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Dernières Infos - Liban

Amal met en garde contre "une volonté de torpiller les législatives" et renouvelle ses attaques contre le CPL

Amal met en garde contre

Le logo du mouvement Amal. Via l'ANI

Le mouvement Amal du président de la Chambre, Nabih Berry, s'en est pris, une nouvelle fois lundi, au Courant patriotique libre (CPL, aouniste), dirigé par Gebran Bassil, et l'a accusé implicitement de vouloir torpiller les législatives prévues en mars 2022, appelant à ce que cette échéance se tienne dans les délais, et que les conditions de son succès soient réunies, à l'heure où le CPL s'apprête à présenter un recours en invalidation des amendements apportés à la loi électorale.

Dans un communiqué publié lundi à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bureau politique, le parti de M. Berry a dénoncé "les atteintes à la Constitution et à ses échéances, notamment en ce qui concerne les élections partielles" qui auraient dû se tenir deux mois après la démission de plusieurs parlementaires en août 2020, dans la foulée de la double explosion au port de Beyrouth. Amal a également critiqué certains partis qui "créent des différends constitutionnels pour défendre les intérêts d'un courant dont les Libanais ont témoigné de l'échec", dans une claire allusion au courant aouniste.

Lors de la dernière séance parlementaire jeudi dernier, la Chambre a voté une série d'amendements à la loi électorale, à la lumière d'une interprétation de M. Berry, dans une démarche à laquelle se sont opposés les aounistes, qui se sont retirés de la séance en annonçant la présentation d'un recours en invalidation au Conseil constitutionnel, ce qui fait craindre une volonté de reporter le scrutin sine die.

Le bureau politique d'Amal a estimé, dans ce cadre, que le fait de tenir les élections en temps voulu et d'assurer les conditions de leur succès est une "affaire nationale". "Aucune partie politique ne peut provoquer une polémique ou semer des doutes pour torpiller le scrutin, et noyer le pays dans des crises de plus en plus inextricables", ajoute le texte.

Sur un autre registre, le parti du président du Parlement est revenu sur l'entretien, mardi dernier, entre M. Berry et le patriarche maronite, Béchara Raï, qui tentait de trouver une issue à la paralysie du gouvernement depuis le 12 octobre dernier avec, en toile de fond, l'enquête autour de la double explosion au port de Beyrouth.

Lors de cette réunion, M. Berry et Mgr Raï avaient discuté d'une solution à la polémique en cours, qui consistait à ce que le juge Tarek Bitar, chargé de l'enquête sur le drame du 4 août 2020, poursuive ses investigations avec les responsables civils, alors que les politiques seraient jugés devant la Haute cour chargée de poursuivre les présidents et les ministres, comme le veut M. Berry, dont des membres de son parti sont poursuivis. Cette solution aurait été acceptée, dans un premier temps, par le président Michel Aoun, qui aurait cependant fini par changer d'avis. Le mouvement Amal a accusé, dans ce cadre, des "personnes faisant partie des cercles de la présidence" d'avoir fait avorter cette initiative, sans toutefois préciser à qui il faisait référence. 

Amal a enfin assuré qu'il suivait de près l'enquête sur les affrontements de Tayouné, qui avaient fait 7 morts et 32 blessés le 14 octobre, en opposant des miliciens du tandem chiite Amal-Hezbollah, à des éléments chrétiens présumés proches des Forces libanaises de Samir Geagea, dans des quartiers chrétiens où celui-ci jouit d'une présence non négligeable. Le mouvement a insisté sur "l'importance de sanctionner les auteurs de ces actes", et réaffirmé que les sang des victimes ne fera pas l'objet de compromis".


Le mouvement Amal du président de la Chambre, Nabih Berry, s'en est pris, une nouvelle fois lundi, au Courant patriotique libre (CPL, aouniste), dirigé par Gebran Bassil, et l'a accusé implicitement de vouloir torpiller les législatives prévues en mars 2022, appelant à ce que cette échéance se tienne dans les délais, et que les conditions de son succès soient réunies, à l'heure où le CPL s'apprête à présenter un recours en invalidation des amendements apportés à la loi électorale. Dans un communiqué publié lundi à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bureau politique, le parti de M. Berry a dénoncé "les atteintes à la Constitution et à ses échéances, notamment en ce qui concerne les élections partielles" qui auraient dû se tenir deux mois après la démission de plusieurs parlementaires en août 2020,...