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Économie - Sécurité sociale

Rectification de Hajjar

Rectification de Hajjar

Approuvés par le Parlement respectivement en juin et en mars derniers, ni la carte d’approvisionnement ni le filet de sécurité sociale de la Banque mondiale n’ont été mis en œuvre par les autorités. Photo P.H.B.

Le bureau de presse du ministre des Affaires sociales, Hector Hajjar, a publié un communiqué hier corrigeant une erreur ayant circulé dans la presse à propos d’amendements à apporter au texte de loi sur la carte d’approvisionnement et transférés jeudi au Parlement pour une réunion à ce sujet le 28 octobre. Selon le communiqué, il ne s’agit en réalité pas de la loi sur cette carte mais sur celle concernant la mise en place du « Projet de protection sociale en réponse à une crise d’urgence et au Covid-19 » (ESSN) de la Banque mondiale (BM).

Si l’application de la loi sur la carte d’approvisionnement à destination des familles défavorisées patauge encore malgré son adoption par la Chambre fin juin, celle sur le projet de la BM a fait les frais de cette même procrastination des autorités, alors qu’elle avait également été approuvée par cette Chambre en mars dernier. Dans les deux cas, les listes des familles éligibles à recevoir l’aide ne sont toujours pas finalisées, les responsables attendant celle de la carte d’approvisionnement, dont les dispositions sont actuellement sous révision, pour établir celle du projet ESSN.

Lancé début 2021, le projet ESSN constitue un prêt de 246 millions de dollars, financé par la BM et qui a pour but de venir en aide à au moins 147 000 familles démunies face à la pandémie, mais surtout à la terrible crise socio-économique que subissent les Libanais depuis deux ans. Malgré son caractère d’urgence, ce dispositif est en suspens depuis mi-janvier dernier en raison d’un contentieux avec les responsables libanais quant à la monnaie de déboursement.

Négocié en amont du contrat, le taux de change entre le dollar et la livre utilisé pour débourser l’aide aux bénéficiaires de ce plan avait en effet été fixé à 6 240 livres pour un dollar (contre le taux de 1 507,5 livres en parité officielle et celui de 3 900 livres pour les devises conservées en banque). Un taux dit « humanitaire » qui a rapidement perdu tout sens dans le sillage d’une grave dépréciation de la monnaie nationale sur le marché parallèle, qui avait atteint en mars un pic à 15 000 livres et qui s’échangeait hier autour de 20 300 livres par dollar.

La BM avait alors exprimé son souhait de voir l’aide versée en devises plutôt qu’en livres, suscitant une levée de boucliers, notamment de la part de la Banque du Liban par laquelle le prêt devait transiter. Après plus de sept mois de tergiversations, la BM avait finalement annoncé fin août un accord avec les autorités libanaises pour le déboursement de cette aide en devises.


Le bureau de presse du ministre des Affaires sociales, Hector Hajjar, a publié un communiqué hier corrigeant une erreur ayant circulé dans la presse à propos d’amendements à apporter au texte de loi sur la carte d’approvisionnement et transférés jeudi au Parlement pour une réunion à ce sujet le 28 octobre. Selon le communiqué, il ne s’agit en réalité pas de la loi sur cette...

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