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Nos Lecteurs ont la Parole

Le bonheur, ça s’apprend

Le bien-être matériel, la beauté et la popularité sont éphémères et n’assurent pas une satisfaction durable. L’amitié et l’amour, en revanche, durent toute une vie. C’est pour cela qu’en tête de liste des ingrédients du bonheur, on trouve des relations humaines remplies d’amour. L’homme est un être social qui dépend de ses relations avec autrui. Ensemble, nous nous sentons en sécurité. Nos amis et notre famille nous soutiennent face aux difficultés.

Le sentiment de bonheur que procure un achat ne dure que dix minutes environ. Mais fréquenter autrui, en revanche, apporte de « la reconnaissance et de l’assurance ».

Pour être heureux, soignons nos relations avec nos amis et notre famille, avec nos voisins et nos connaissances, cela demande effectivement un investissement. « De nos jours, pour durer, toute relation exige de fournir des efforts. »

La plupart des gens aspirent à des relations humaines tout en ayant soif de liberté. Ce qui, du point de vue d’un jeune ayant un esprit philosophique, constitue « un dilemme profondément humain ».

En avoir conscience permet d’entretenir des relations durables au quotidien. Soyons attentifs aux besoins de ceux que nous aimons. Intéressons-nous à ce qui les occupe ou les préoccupe.

Cela requiert d’accepter l’idée d’une proximité variable selon les moments de la vie. Cependant, si nous voyons que la distance devient trop importante, réagissons. « Car, alors, il est temps de montrer clairement et durablement à l’autre qu’on s’intéresse à lui et qu’on lui veut du bien. »

Le bonheur a des répercussions sur notre santé. En plus de se sentir mieux quand on est heureux, on a aussi plus d’énergie, un système immunitaire renforcé et une espérance de vie allongée à coup sûr.

Pratiquons un sport, n’importe lequel pourvu que nous y prenions goût et force : marche, volley-ball, natation. Les phases de repos sont elles aussi importantes, car elles régénèrent l’organisme. Efforçons-nous de dormir suffisamment et d’avoir une alimentation équilibrée.

Notre corps et notre esprit manifesteront leurs gratitudes. Respectons notre corps comme on respecte la nature. Il ne nous appartient pas. Nous sommes les locataires de notre corps devant Dieu et la société.

L’enthousiasme de la jeunesse nous incite souvent à croire que nous devons tout à nous-même, mais regardons les choses différemment... Avec l’âge, on comprend – nous le répétons –, que quelqu’un nous a déjà offert une chance, nous a aimé, nous a donné de la force. Nous ne sommes pas venu au monde tout seul. Tout dépend de notre façon de penser et de croire. Voilà une raison suffisante pour mesurer la valeur de notre reconnaissance, qui permet de nous concentrer sur les bons côtés de l’existence. Respectons – nous le répétons encore – notre corps comme on respecte une icône. Il ne nous appartient pas. Nous sommes les admirateurs de l’œuvre de la Création et de Dieu. La reconnaissance aiguise notre appétit pour s’occuper des belles choses de la vie. Cet appétit, cette attirance pour le versant ensoleillé des choses s’apprend et s’affirme. Notre façon de regarder la vie peut être faussée, mais rassurons-nous, elle est le fruit d’un legs biologique issu des premières heures de l’humanité. Autrefois, ceux qui survivaient étaient ceux qui savaient reconnaître les choses positives et négatives ; s’en souvenir et les éviter, de part et d’autre, nous préservent de tout, les ignorer conduit à la peur et à l’inquiétude, à la souffrance et à la douleur ; recommencer à les ignorer peut impressionner consciemment plus fortement notre esprit pour changer d’attitude.

Cependant, le pessimisme n’offre pas une perception plus réaliste de l’existence, n’en déplaise aux broyeurs de noir. II faut comprendre que le pessimisme ou l’optimisme n’ont rien à voir avec la réalité. Ils sont la fonction de la représentation que l’on se fait soi-même sur le réel.

L’image du verre à moitié « plein » pour les uns et à moitié « vide » pour les autres le montre bien : le bonheur est aussi une question d’attitude. Pensons donc à la manière dont les gens s’énervent lorsqu’ils sont coincés dans des embouteillages où ils perdent un temps précieux. Pendant des années, un ami proche s’est retrouvé lui aussi déprimé plus d’une fois très furieux derrière son volant sur une route vers une destination lointaine, jusqu’au jour où il a compris qu’il est inutile de s’énerver de ce qu’il ne peut pas changer...

S’exercer à la sérénité permet de s’armer contre bien des maux car, même chez les gens heureux, la vie et les événements réservent parfois de la tristesse, de l’affliction et de la souffrance. Existe-t-il vraiment des moments où tout n’est que bonheur ? La vie ne peut réserver que de l’amusement et de la joie, de la santé et de l’harmonie puis il y a parfois des grands et de petits problèmes, ensuite il y a la maladie, il y a le chagrin.

Être serein signifie être capable de supporter ces contradictions. Arriver à accepter le fait que la vie nous réserve les deux : du bonheur et de la tristesse ! C’est le destin de chacun de nous, selon les cas...

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Le bien-être matériel, la beauté et la popularité sont éphémères et n’assurent pas une satisfaction durable. L’amitié et l’amour, en revanche, durent toute une vie. C’est pour cela qu’en tête de liste des ingrédients du bonheur, on trouve des relations humaines remplies d’amour. L’homme est un être social qui dépend de ses relations avec autrui. Ensemble, nous nous...

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