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Dernières Infos - Affrontements armés de Tayouné

Raï défend implicitement Geagea et dénonce "tout retour aux accusations arbitraires"

Raï défend implicitement Geagea et dénonce

Le chef de l'église maronite, Béchara Raï. Photo ANI

Le chef de l'Église maronite, Béchara Raï, a implicitement pris la défense du chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, vendredi, au lendemain de la convocation de celui-ci par le tribunal militaire, qui souhaite entendre son témoignage, une semaine après les combats miliciens meurtriers de Tayouné, dans le sud de Beyrouth, entre des éléments du Hezbollah et d'Amal, et d'autres postés dans des quartiers chrétiens où les FL ont une forte présence.

Dans un communiqué publié par le patriarcat maronite sur les réseaux sociaux, Mgr Raï a exprimé son refus de "tout retour aux accusations arbitraires, à l'armement confessionnel et aux médias séditieux", après un discours virulent dans lequel M. Geagea a démenti les accusations que lui avait adressées lundi le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, selon lequel le chef des FL souhaite provoquer une guerre civile.

"Nous refusons de revenir aux slogans tout faits, aux tentatives d’isolement et compromis qui ne visent qu'à la conciliation. Nous refusons d'inventer de nouveau des dossiers contre une équipe ou une autre, de choisir des gens comme boucs émissaires, et d'instaurer la vengeance au lieu de la justice", a plaidé le cardinal Raï. Il faisait référence à la condamnation à la prison en 1994 du chef des FL par un appareil judiciaire dominé à l'époque par l'occupation syrienne. M. Geagea avait été incarcéré de 1994 à 2005 pour, entre autres, l'affaire dite de "Saydet el-Najat", du nom d'une église dans le Kesrouan ciblée par un attentat à la bombe.

Des combats miliciens se sont produits le 14 octobre dernier à Tayouné, lorsqu'une manifestation du Hezbollah et d'Amal contre le juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur l'explosion au port de Beyrouth, a conduit à des accrochages armés faisant sept morts et 32 blessés. Hassan Nasrallah a accusé, lundi, le leader des FL d'avoir provoqué ces combats, de vouloir "lancer une guerre civile" et d'être "la plus grande menace pour l'existence des chrétiens au Liban". Réagissant à ces accusations, le leader maronite a démenti, jeudi, son implication dans ces combats, assurant que le parti chiite est "clairement impliqué" dans les affrontements et qu'il constitue "la plus grande menace pour les chrétiens depuis 2005". 

Une source judiciaire a indiqué à l'AFP que M. Geagea a été convoqué par le tribunal militaire, qui souhaite entendre son témoignage sur les combats du 14 octobre. Le chef des FL a affirmé jeudi soir qu'il était prêt à comparaître devant la justice mais à condition que celle-ci entende d'abord Hassan Nasrallah.



Le chef de l'Église maronite, Béchara Raï, a implicitement pris la défense du chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, vendredi, au lendemain de la convocation de celui-ci par le tribunal militaire, qui souhaite entendre son témoignage, une semaine après les combats miliciens meurtriers de Tayouné, dans le sud de Beyrouth, entre des éléments du Hezbollah et d'Amal, et d'autres...