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Nos Lecteurs ont la Parole

Opportunisme et projet d’État

Ou, autrement dit, le Liban et ses politiciens. Si nous regardons le pays depuis sa création, nous ne pouvons pas ne pas voir deux mondes parallèles : le Liban authentique avec la vie paisible dans sa nature sublime, son histoire, ses artisanats et son folklore, la bonté de ses gens proches de la nature, leur hospitalité et leur générosité ; le Liban politique où des féodaux et des plantons chez des forces régionales et internationales se sont érigés comme gouverneurs de ce pays, en se partageant le gâteau et, derrière un semblant de démocratie et d’oppositions politiques, se frottent les mains ensemble pour pomper le sang de ce pays.

Du premier Liban, authentique et digne de toute fierté, émerge toujours une partie de la population, rêveuse et ambitieuse, voulant sincèrement injecter son énergie et son savoir-faire au service d’un lendemain meilleur, en respect de notre héritage et par attachement à transmettre aux générations futures un Liban encore plus beau et plus prospère en autonomie, en propreté et en dynamisme.

Du second Liban, celui du surendettement, de la logique milicienne et de la corruption, végète une population qui n’a hissé son ambition qu’à se contenter des miettes que les féodaux veulent bien lui jeter non dans la bouche directement mais par terre, pourvu que des miettes tombent de manière récurrente. On prend le pays en otage d’un pseudo-État où ses gouvernants sont ses voleurs ; pour preuve, ils ne veulent pas renoncer au communautarisme, porte garantie aux divisions, pour mieux régner et sont capables sans aucun scrupule de pousser le Liban dans une guerre communautaire uniquement pour faire tourner le stock de munitions et pour reporter des décisions judiciaires à leur encontre.

Mieux, ils peuvent affamer tout un peuple pour l’obliger dans un élan vital à se soumettre à leur diktat.

La seule issue pour nous en sortir est une intervention internationale, à condition qu’elle ne soit pas intéressée, pour vider les comptes de ces corrompus, les envoyer à la guillotine et ériger un nouvel État de droit basé sur la citoyenneté et non sur le communautarisme.

Ce qui est pathétique sur les télévisions libanaises, c’est qu’on voit des soi-disant politiciens ou penseurs se permettre de dire par exemple que le juge Bitar, avant d’inculper le corrompu Khalil et les autres, doit nous dire qui a commandé la cargaison, etc. Comme si dans la République, la justice avait à répondre aux politiciens.

Plus personne ne connaît de limites et la ferme qu’est devenu l’État libanais tue chaque jour un peu plus notre beau pays, lequel assurément se redressera.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Ou, autrement dit, le Liban et ses politiciens. Si nous regardons le pays depuis sa création, nous ne pouvons pas ne pas voir deux mondes parallèles : le Liban authentique avec la vie paisible dans sa nature sublime, son histoire, ses artisanats et son folklore, la bonté de ses gens proches de la nature, leur hospitalité et leur générosité ; le Liban politique où des féodaux et des...

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