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Dernières Infos - Combats entre miliciens à Beyrouth

"Nous demanderons aux politiques de prendre les mesures nécessaires pour contrôler la situation", affirme le ministre de l'Intérieur


Des combattants chiites munis d'armes automatiques, le 14 octobre 2021 dans une rue de Beyrouth lors de violents combats. Photo ANWAR AMRO / AFP

Le ministre de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, qui a présidé jeudi une réunion du Conseil de sécurité central convoquée en raison des combats meurtriers qui opposent depuis ce matin à Beyrouth des miliciens du Hezbollah et d'Amal à d'autres situés dans des quartiers chrétiens, a affirmé à l'issue de cette réunion qu'il allait demander aux responsables politiques de "faire le nécessaire pour contrôler la situation".

"La paix civile n'est pas un jeu. Il faut prendre toutes les mesures nécessaires pour la préserver", a lancé M. Maoulaoui, selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a également demandé aux "médias de nous aider à diffuser les vraies informations". "

"Il y a des informations concernant six personnes tuées et 16 autres blessées admises dans différents hôpitaux", a également indiqué le ministre. Parmi les victimes figurent un homme tué par une balle à la tête, un deuxième atteint à la poitrine et une femme de 24 ans tuée par une balle perdue alors qu'elle se trouvait chez elle, selon des sources médicales. Selon la Croix-Rouge libanaise, 30 personnes ont été blessées.

"Le clash a commencé par des tirs de sniper qui ont blessé une première personne à la tête. C'est inacceptable. Tirer sur les têtes est très dangereux", a souligné le responsable. "La situation délétère n'est dans l'intérêt de personne. Tous les services doivent accomplir leur rôle et passer aux arrestations afin que la loi soit appliquée", a insisté le ministre. "Les organisateurs de la manifestation (Amal et le Hezbollah, NDLR) nous ont assuré qu'elle était pacifique. Le crime qui a été commis, ce sont les tirs de sniper. Nous avons été surpris de cela", a ajouté M. Maoulaoui. "Nous allons demander aux responsables politiques de prendre les mesures nécessaires, en politique et sur d'autres plans, afin de contrôler la situation (...)", a-t-il conclu.

Le Conseil supérieur de défense doit également se réunir aujourd'hui afin de plancher sur les incidents armés dans la capitale.

Les combats armés dans des rues de Beyrouth qui ont fait au moins six morts et une trentaine de blessés ont éclaté en marge d'une manifestation organisée en matinée par des militants du Hezbollah et du mouvement Amal contre le juge Tarek Bitar, en charge de l'enquête sur l'explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth. Les accrochages opposent vraisemblablement des miliciens du Hezbollah et d'Amal à d'autres positionnés dans des quartiers chrétiens avoisinant le secteur de Tayyouné.

Sur le plan judiciaire, les services de renseignement de l'armée ont débuté leur enquête sur le terrain à Tayyouné, sur ordre du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Fadi Akiki. L'enquête "vise à déterminer l'identité des tireurs qui ont pris part aux combats et qui ont causé des morts et des blessés", selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).


Le ministre de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, qui a présidé jeudi une réunion du Conseil de sécurité central convoquée en raison des combats meurtriers qui opposent depuis ce matin à Beyrouth des miliciens du Hezbollah et d'Amal à d'autres situés dans des quartiers chrétiens, a affirmé à l'issue de cette réunion qu'il allait demander aux responsables politiques de "faire le...