98,2: C’est le total en milliards de dollars atteint par la dette publique libanaise à fin mai dernier, selon les chiffres publiés par le ministère des Finances et relayés par le Lebanon this Week de la Byblos Bank (le taux de conversion est le taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar, même s’il n’est utilisé actuellement que pour de rares transactions). Elle est donc en augmentation de 5,4 % par rapport à la même période de l’année dernière.
La dette publique est constituée à 62,2 % de la dette libellée en livres et de 37,8 % de celle libellée en devises. Cela correspond respectivement à 92 109 milliards de livres (soit 61,1 milliards de dollars au taux de 1 507,5 livres) et à 39,08 milliards de dollars dans cette monnaie, dont 8 milliards de dollars d’arriérés de paiement accumulés. En effet, le Liban a fait défaut sur sa dette en devises (eurobonds), en mars 2020, en marge de la crise économique et financière qu’il subit depuis deux ans, mais sans toutefois la restructurer un an et demi plus tard.

Depuis les rumeurs d’un possible défaut de paiement, une partie des créanciers internationaux s’étaient en grande partie rassemblés sous la bannière « Ad Hoc Lebanon Bondholder Group » pour négocier avec le Liban. Ce groupe est composé de fonds d’investissement, comme Fidelity, Ashmore ou encore BlackRock. Ils ne s’étaient plus manifestés depuis l’échec des négociations avec le Fonds monétaire international en juillet, en raison d’un désaccord sur les chiffres par la partie libanaise : d’un côté le gouvernement de Hassane Diab et de l’autre la Banque du Liban (BDL), l’Association des banques et certains députés. Les créanciers internationaux ont donc saisi l’occasion du vote de confiance accordé au gouvernement de Nagib Mikati le 20 septembre pour relancer le pays et le rappeler à ses obligations. Ils n’ont toujours pas intenté de procès, car la pandémie de Covi-19 a provoqué de grandes pertes aux fonds d’investissement dans d’autres pays, reléguant le Liban au deuxième plan, selon une source proche du dossier, interrogée par L’Orient-Le Jour.



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La dette en livres qui était 61.1 milliards de dollars au taux de 1507.5 est devenue actuellement 5,26 milliards de dollars au taux de 17500 ! Voilà comment on a volé les déposants en livres pour effacer les vols des corrompus responsables. Donc, ces chiffres publiés n'impressionnent plus avec la dévaluation criminelle de la livre libanaise. Maintenant, les corrompus responsables cherchent à liquider le reste en devises de la dette à travers le taux de 3900 livres pour un dollar libanais pour minimiser la dette de 39 milliards de dollars au maximum.
03 h 56, le 04 octobre 2021