Début septembre, l’Escwa a estimé que 3 Libanais sur 4 vivaient dans la pauvreté. Photo P.H.B.
Le Premier ministre Nagib Mikati, ainsi que les ministres des Affaires sociales, Hector Hajjar, et de l’Économie et du Commerce, Amine Salam, ont finalisé et signé hier le projet de distribution de la carte d’approvisionnement. Ils ont également approuvé l’ouverture d’un crédit supplémentaire pour financer ce projet sans toutefois préciser la partie qui assurera ce financement, selon un communiqué du bureau du Premier ministre. Amine Salam a pour sa part fait savoir que le financement de la carte d’approvisionnement relevait de la responsabilité du ministère des Finances et de la Banque du Liban (BDL), assurant que M. Mikati et la commission ministérielle « tenaient à surmonter tous les obstacles afin que le projet soit conforme aux exigences des parties internationales qui y ont contribué ».
Au taux de Sayrafa
La BDL et la Banque mondiale seront chargées du suivi du mécanisme de financement, a ajouté Amine Salam, notant que le ministre des Finances s’exprimera prochainement à ce sujet. Il a enfin précisé que le versement des sommes aux familles se fera au taux de la plateforme Sayrafa, équivalent hier à 15 000 livres pour un dollar, contre plus de 17 000 livres sur le marché noir. L’ex-ministre de l’Économie, Raoul Nehmé, avait prévu d’adopter le taux du marché parallèle. Les inscriptions des bénéficiaires potentiels de la carte sur la plateforme en ligne dédiée n’ont cependant pas encore été ouvertes.
La carte d’approvisionnement est un dispositif de distribution d’aides directes visant les ménages les plus pauvres et devant servir de substitut aux mécanismes de subvention sur les importations mis en place par la BDL depuis le début de la crise. Il a été institué par une loi adoptée le 30 juin dernier mais ses modalités de mise en œuvre devaient être fixées par une commission ministérielle. Une mission dont se sont acquittés des ministres du gouvernement dirigé par Hassane Diab, remplacé le 10 septembre par celui de Nagib Mikati. La veille, l’ancien ministre de l’Économie, Raoul Nehmé, et celui des Affaires sociales, Ramzi Moucharrafiyé, avaient d’ailleurs exposé au cours d’une conférence de presse conjointe à Beyrouth les principales modalités de la carte, qui ont donc été modifiées par la nouvelle équipe.Début septembre, l’Escwa a estimé que 3 Libanais sur 4 vivaient dans la pauvreté.


L'argent doit être disponible pour tous les libanais et surtout ceux qui ont des dépôts en devises et en livres, quelques soient les sommes, car les corrompus de toutes sortes ont fait fondre la valeur des dépôts jusqu'à 80%. Ainsi les 20 litres d'essence coûtent actuellement autour de 60 dollars libanais ou lollars tandis que le prix réel autour de 13 dollars réels. Tout simplement, on vole les gens et surtout les déposants, et on donne à tous les fainéants. L'état libanais est un voleur de renommée avec sa banque centrale, et c'est actuellement l'ennemi numéro 1 de la nation.
14 h 28, le 01 octobre 2021