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Culture

Dante et l’enfer libanais

Le Beirut Art Film Festival célèbre le poète suprême en huit soirées variées, en présentiel et en ligne.

Dante et l’enfer libanais

Luca Signorelli, « Dante Alighieri » (détail), 1499-1502, peinture à fresque, chapelle San Brizio, cathédrale d’Orvieto. Photo DR

« Sous le signe du hiwar/dialogue, Beyrouth, du bout de son enfer quotidien, célèbre le 700e anniversaire de Dante (1265 – 1321) et de La Divine Comédie ». C’est en ces termes éloquents que le Beirut Art Film Festival, en collaboration avec l’Institut culturel italien, présente sa riche et intéressante à plus d’un égard programmation autour de l’œuvre fondatrice du poète, écrivain, penseur et homme politique florentin italien. Du 14 au 26 septembre, 8 soirées à 17h GMT /20h Beyrouth, en ligne ou en présentiel, seront dédiées à Dante à travers la poésie, l’art, le théâtre, le film et la musique, en italien, en français, en anglais et en arabe.


Après les travaux de restauration, la résidence Dagher, rue Gouraud, est prête à accueillir des soirées en hommage à Dante. Photo Fadlallah Dagher

« Le compositeur, le Dr Nidaa Abou Mrad et l’Ensemble de musique médiévale de l’Université Antonine, le comédien Cesare Capitani, la sociologue et arabisante la Dr Francesca Maria Corrao, le réalisateur Nicolas Khoury, l’historien de l’art le Dr Giuseppe Rizzo, l’éditrice Diane de Selliers et le poète Abdo Wazen, en acceptant l’invitation du BAFF, contribuent par leurs talents à cette célébration d’un certain Liban et de l’espoir en un avenir éclairé, indique la fondatrice du BAFF, Alice Mogabgab. Le savoir encyclopédique et la touche humaniste du Dr Farès Sassine, initiateur de la conférence du 26 septembre sur la culture arabe dans La Divine Comédie, sa verve et son sens de l’humour manqueront tragiquement à cette célébration, pour laquelle le philosophe s’était engagé jusqu’à ses derniers jours. »

Inaugurée hier avec une discussion en ligne – « De l’enfer au paradis à travers la poésie » – entre le Dr Giuseppe Rizzo, historien de l’art de la Galerie des offices de Florence, et Diane de Selliers, éditrice à Paris de La Divine Comédie de Dante illustrée par Botticelli en 1996, la série d’évènements se poursuit ce soir mercredi et demain jeudi 16 septembre avec un concert en présentiel, Dante e Beatrice : una lauda spirituala italo-levantina, inspiré d’œuvres musicales italiennes et levantines de l’époque de Dante Alighieri. Le Dr Nidaa Abou Mrad, doyen de la faculté de musique et musicologie de l’Université Antonine (Liban), propose – en première mondiale – une musicalisation d’extraits de La Divine Comédie et de vers d’Abou Ala’ al-Maarri (973-1057), l’un des inspirateurs de Dante.

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Le 17 septembre, en présence, une séance « Poésie, théâtre et musique » avec Cesare Capitani, comédien franco-italien, qui lira dans les deux langues des extraits de La Divine Comédie, et Ghassan Sahhab, qanoun, qui improvisera des taqsīms (selon la tradition musicale du Machreq) en écho aux lectures de Dante. Durée : 90 minutes, en italien et en français.

Le 21 septembre, en ligne, Botticelli – Inferno, documentaire de 2016, réalisé par Ralph Loop. Si La Naissance de Vénus et Le Printemps de Sandro Botticelli consacrent depuis des siècles le peintre de la beauté féminine, ses dessins de La Divine Comédie, longtemps oubliés, mettent en lumière un autre visage de l’artiste ; celui de l’intellectuel épris de la poésie de Dante et qui va, dix ans durant, travailler intensément sur un ensemble particulièrement énigmatique et certainement exceptionnel. Durée : 95 minutes, en anglais avec sous-titrage français.

Le 22 septembre, diffusion d’un documentaire en ligne intitulé Dante – qu’est-ce que La Divine Comédie ? Thierry Thomas, le réalisateur de ce documentaire de 2006, suit l’ordre du poème dans les pas de Dante et de Virgile, et décrit l’univers fantastique de L’Enfer, cercle après cercle, jusqu’au neuvième et dernier ; tandis que Jacqueline Risset, traductrice de La Divine Comédie en français, livre ses précieux commentaires, aux côtés d’une dizaine d’historiens et d’érudits qui apportent des clés indispensables à la compréhension de cette œuvre. Durée : 73 minutes, en français.

Le 24 septembre, en ligne, projection de trois films réalisés par Nicolas Khoury qui se penchent sur la descente aux enfers des Libanais, à travers l’architecture, la danse et l’art. Suivie d’une discussion entre Nicolas Khoury et Alice Mogabgab, productrice des 3 films. Niemeyer 4 Ever, réalisé en 2018, 30 minutes, revient sur la construction et la destruction de la Foire internationale Rachid Karamé à Tripoli, conçue par Oscar Niemeyer ;

Une ville et une femme, réalisé après la double explosion du 4 août 2020, suit les pas d’une jeune femme dans la ville dévastée. Première du film-exposition Inferno, lettre à Lara. Réalisé en 2021 sur un texte d’Alice Mogabgab, le film revient en quelques œuvres et quelques minutes sur l’histoire d’une divine tragédie. Durée : 90 minutes, en français, anglais et arabe, avec sous-titrage dans les 3 langues

Le 26 septembre, en ligne, « La culture arabe dans la Divine Comédie ». Discussion entre la Dr Francesca Maria Corrao, professeure de langue et de culture arabes à l’université LUISS de Rome, et Abdo Wazen, poète et critique libanais, autour de l’influence de la culture arabe médiévale sur Dante et La Divine Comédie. Durée : 90 minutes, en arabe, avec traduction en français. Durée : 90 minutes, en arabe, avec traduction simultanée vers le français.

Informations pratiques

L’accès est gratuit avec réservation obligatoire pour tous les évènements. Un mail de confirmation vous parviendra dans les 24 heures qui suivent votre réservation (ci-dessous).

À signaler que les trois soirées organisées en présentiel, les 15, 16 et 17 septembre, se tiendront à la résidence Dagher, rue Gouraud. Le port du masque sanitaire est obligatoire.

Celles en ligne se déroulent sur la plateforme Zoom. Pour toute information, visiter

www.beirutartfilmfestival.org ou contacter le BAFF par email :

[email protected]


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