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Économie

Mise au point

Suite à l’article intitulé « La hausse du taux de retrait des “lollars” réclamée à l’unisson par les députés et l’exécutif » publié dans l’édition du 3 septembre 2021 de L’Orient-Le Jour, le député Ibrahim Kanaan, président de la commission des Finances et du Budget, a souhaité publier une mise au point. En effet, dans le cadre de cet article, un banquier qualifiait, sous couvert d’anonymat, d’« irréaliste » et de « fatale pour l’inflation » l’appel de la commission à une hausse du taux de conversion et de retrait en livres des devises bloquées par les restrictions bancaires, mécanisme prévu par la circulaire n° 151 de la Banque du Liban (BDL) depuis un an et demi. Cette source pointait du doigt la création monétaire qui en résulterait.

« L’initiative de la commission des Finances et du Budget a été de rouvrir le débat sur l’affaire des retraits des dépôts en dollars en anticipation de l’expiration du décret n°151 de la BDL qui arrive à son terme fin septembre. Cette problématique existe depuis des mois et la commission, qui a tenu une réunion à ce sujet en présence des représentants de la Banque du Liban (BDL) et de l’Association des banques au Liban (ABL), n’a fait que son devoir de contrôle et de discussion avec les acteurs concernés sans aucun avis ou opinion préalable, comblant le vide et l›inaction de l’exécutif et des banquiers sur cette affaire », souligne M. Kanaan.Le député enchaîne en indiquant que « nul ne nie l’existence d’une multitude d’opinions financières et monétaires sur ce point, qui ne sont d’ailleurs pas exclusives à celles reflétées dans cet article, et qui ont toutes été évoquées par les participants à la réunion de la commission. Une réunion pour laquelle nous avions tenu à inclure tous les acteurs concernés (BDL, banques), en plus des contacts établis en amont avec des représentants des déposants ». « Hausser le taux de retrait de la circulaire n° 151 est déjà une mauvaise idée en soi, mais le faire sans adapter les plafonds de retrait revient à créer des livres libanaises qui seront bloquées dans les banques et qui au final viendront seulement alourdir le bilan déjà dramatique de la BDL », résumait, dans notre article, le banquier. La masse de livres en circulation a atteint près de 41 000 milliards de livres au 31 août, selon les chiffres de la BDL. Cela représente presque 4 fois le montant en circulation en août 2019, lorsque les premiers signes de la crise ont commencé à se manifester. L’expert financier Mike Azar expliquait pour sa part, également dans l’article, que le fait d’augmenter le taux de change de la circulaire n°151 à 8 000 LL « augmenterait le montant des pertes non réalisées sur le bilan de la BDL », soit la baisse de la valeur de ses actifs. « Que ce soit assorti ou non de limites de retrait n’est pas important : les pertes se matérialiseront soit par une dévaluation de la livre, soit de plus grandes décotes sur les dépôts et les chèques bancaires », avait-il ajouté. « Force est de reconnaître que plusieurs facteurs influent sur le taux de change en plus de la masse monétaire, comme le volume de la consommation, la confiance dans les marchés, la stabilité politique, la balance des paiements, etc. Preuve en est que le maintien du taux à 3 900 livres libanaises pour un dollar depuis le décret n°151 pris le 20 avril 2020 n’a pas empêché la dévaluation dramatique de la livre face au dollar américain », estime Ibrahim Kanaan. Le député ajoute également que, selon lui, « la répétition de ce refrain sur la connivence de la commission des Finances et du Budget, ou celle de son président, avec les banques pour avorter le plan financier du gouvernement de Hassane Diab relève de la diffamation continue et de la déformation des vérités. ». Il poursuit en assurant que « la commission a fourni une plateforme de dialogue entre tous les acteurs concernés (gouvernement, BDL, ABL, Commission de contrôle des banques) après l’impasse des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), en 2020, suite aux divergences publiques et honteuses de la délégation libanaise, faute de coordination et d’accord. Il est bon de rappeler que la commission n’avait ni de plan propre ni d’avis préalable et a rejeté l’idée d’une gestion par la BDL d’un fonds contenant des biens de l’État comme proposé par l’ABL, et n’a cherché qu’à unifier la position officielle libanaise avant de reprendre les négociations, chose que le gouvernement de Hassane Diab a lamentablement échoué à faire ».

Le député répète enfin que « l’initiative de la commission pour rouvrir le débat sur le taux de change adopté pour les retraits des dépôts en dollars est exclusivement motivée par l’intérêt des déposants qui, dans ce contexte d’inertie et d’inaction générales, payent le plus grand prix de cette crise financière. Car au lieu de répartir les pertes équitablement entre l’État, la BDL et les banques, la seule mesure prise depuis le début de la crise a été de réduire le trou financier exclusivement à travers le haircut (décote) faramineux à 85 % au détriment des seuls déposants ». 

Suite à l’article intitulé « La hausse du taux de retrait des “lollars” réclamée à l’unisson par les députés et l’exécutif » publié dans l’édition du 3 septembre 2021 de L’Orient-Le Jour, le député Ibrahim Kanaan, président de la commission des Finances et du Budget, a souhaité publier une mise au point. En effet, dans le cadre de cet article, un banquier qualifiait, sous couvert d’anonymat, d’« irréaliste » et de « fatale pour l’inflation » l’appel de la commission à une hausse du taux de conversion et de retrait en livres des devises bloquées par les restrictions bancaires, mécanisme prévu par la circulaire n° 151 de la Banque du Liban (BDL) depuis un an et demi. Cette source pointait du doigt la création monétaire qui en résulterait....
commentaires (3)

Liberté de vomir, dis nous les autres ont proposé QUOI ?

Eid Nasser

21 h 24, le 04 septembre 2021

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Commentaires (3)

  • Liberté de vomir, dis nous les autres ont proposé QUOI ?

    Eid Nasser

    21 h 24, le 04 septembre 2021

  • Et la circulaire 356 renouvelée plusieurs fois illégalement qui stipule que 50% des intérêts des dépôts en $ sont payés en monnaie de singe au taux de 1507,50LBP. Mais comme ça ne concerne pas beaucoup d’électeurs, Monsieur Kanaan n’en parle même pas

    Lecteur excédé par la censure

    12 h 11, le 04 septembre 2021

  • Comme par hasard, à la veille d’élections législatives, Monsieur Kanaan remarque que le déposant se fait plumer par la BdL et les banques depuis 1 an et 1/2 avec son silence sinon sa complicité. C’est parfaitement l’illustration des agissements démagogiques et populistes des politiciens du CPL

    Lecteur excédé par la censure

    12 h 05, le 04 septembre 2021

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