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Société - Liban

La rentrée scolaire est fixée au 27 septembre, en présentiel, 4 jours par semaine

Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Éducation annonce la pose de panneaux d’énergie solaire dans 122 institutions éducatives publiques libanaises. Beaucoup de questions, que se posent les parents d’élèves, restent toutefois sans réponse.
La rentrée scolaire est fixée au 27 septembre, en présentiel, 4 jours par semaine

Lors de la conférence de presse du ministre sortant de l’Éducation, Tarek Majzoub. Photo ministère de l’Éducation

La rentrée scolaire aura lieu en présentiel. Elle est fixée pour le secteur public au 27 septembre pour les classes à examens, la troisième, la terminale, de même que les classes maternelles, et au 4 octobre pour les autres classes. Le secteur privé, lui, a la liberté de débuter sa rentrée scolaire entre septembre et début octobre. L’annonce, hier, du ministre sortant de l’Éducation Tarek Majzoub, lors d’une conférence de presse, était attendue. D’abord parce que le ministre avait déjà exprimé son intention de reprendre l’année scolaire en présentiel, après deux années chaotiques plombées par la crise politique, le soulèvement populaire, le confinement lié à la pandémie de Covid-19, l’explosion du port de Beyrouth. Ensuite, parce que l’enseignement à distance privilégié depuis la fin février 2020, hybride dans le meilleur des cas, s’est avéré désastreux dans le secteur public et l’enseignement privé de petite et moyenne envergure, par manque d’équipements, par manque de préparation des enseignants et des élèves, et vu les pannes de courant et d’internet… Mais si le ministre a multiplié hier les annonces, il a également laissé beaucoup de questions sans réponse.

« La force du Liban réside dans son éducation. Et la décision de reprendre les cours en présentiel a été prise, car il y va de l’avenir des élèves », a souligné M. Majzoub dans son allocution, en réponse à ses détracteurs qui le critiquent vertement, invoquant les risques de contaminations au Covid-19, l’impact de la pénurie de carburant ou d’autres considérations politiciennes. Le ministre n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler « le succès » des récentes épreuves du baccalauréat, qui a redonné aux élèves « espoir et joie ». L’occasion pour lui de saluer les efforts des élèves, des enseignants et des chefs d’établissement du secteur public. Il a aussi regretté que le secteur éducatif ne bénéficie pas du soutien de l’État. « Le système politique au Liban n’a jamais accordé la priorité à l’éducation et à l’enseignement supérieur, ni même l’attention qu’ils méritent », a-t-il déploré, rappelant les deux années de fermeture totale du secteur pour cause de pandémie, alors que d’autres secteurs moins prioritaires étaient, eux, soutenus par l’État.

Mesures sanitaires et tests PCR

« Il est interdit de fermer les écoles », a martelé Tarek Majzoub, dans une mise en garde contre toute décision d’empêcher la rentrée scolaire en présentiel. Une rentrée également valable pour les universités et les instituts techniques. Partant de cet impératif, l’enseignement au public et au privé sera délivré « sur base des programmes préparés par le CRDP » (Centre de recherche et de développement pédagogiques), avec pour objectif d’accomplir « au minimum 18 semaines d’enseignement », a expliqué le ministre. Soit la moitié d’une année scolaire normale en France. Force est de prendre en considération « les conditions exceptionnelles du pays ». Autrement dit la crise politique, la pénurie de carburant... Dans ce cadre, les cours seront donnés en présentiel « quatre jours par semaine ». Quant au cinquième jour, il sera consacré au « rattrapage en distancié, car nombre d’élèves ont accumulé des lacunes au cours des deux années précédentes ». Une façon aussi pour l’Éducation nationale d’assurer un horaire complet à ses enseignants contractuels.

Cela dit, Tarek Majzoub a énoncé une série de mesures pour un « bon » déroulement de l’année scolaire, alors que le Liban se noie dans la crise et qu’une résurgence de la pandémie n’est pas à écarter. « Le ministère de l’Éducation a fait son devoir envers la famille éducative qui subit la crise, parents d’élèves, enseignants, fonctionnaires et institutions », a-t-il assuré à ce propos. Des mesures sanitaires seront donc prises en coordination avec la Croix-Rouge libanaise et le ministère de la Santé, pour prévenir contre le Covid-19 et agir en cas de transmission, comme l’adoption d’une plateforme électronique et d’une ligne verte, et la mise à disposition de tests PCR. Des mesures économiques aussi, comme la distribution gratuite de fournitures aux élèves de l’école publique de base (primaire et complémentaire), de manuels scolaires à tous les élèves du public, sans oublier une version électronique qui sera accessible à tous les élèves du privé et du public. « Des donations commencent à nous parvenir parmi lesquelles 60 000 tablettes électroniques destinées aux écoles publiques. Prochainement, nous recevrons 8 000 ordinateurs portables destinés au secondaire », a-t-il promis.

60 établissements publics sont désormais inclusifs

Au passage, le ministre a annoncé la rénovation de 70 bâtiments scolaires publics et la pose de panneaux d’énergie solaire dans 122 institutions éducatives publiques sur l’ensemble du territoire libanais. « Nous coopérons avec les pays donateurs pour équiper de la sorte toutes les écoles (publiques) du pays, dans un objectif d’économiser le fuel », a-t-il indiqué. Selon M. Majzoub, les besoins opérationnels de l’école publique sont assurés pour l’année en cours. De même que les fonds nécessaires pour connecter ces institutions à l’internet. Les élèves à besoins spécifiques ne seront pas en reste. « Nous avons augmenté le nombre d’établissements scolaires inclusifs à 60 au lieu de 30 », a-t-il affirmé, promettant l’équipement prochain de 200 bâtiments dans ce sens.

Mais les problèmes sont immenses et nombre d’entre eux attendent toujours une résolution. Comme la nécessité de soutenir les enseignants dont le salaire ne vaut plus rien vu l’effondrement de la monnaie nationale, ou les familles pauvres qui peinent à envoyer leurs enfants même à l’école publique, faute de moyens. Sans oublier les élèves du secteur privé dont les familles souffrent au même titre de la crise. « Nous œuvrons à la gratuité du manuel scolaire pour les élèves de l’école privée », a observé le ministre, sans plus de précision.

La liste est longue. La cherté de vie, le coût des transports scolaires, les repas, toutes ces difficultés passées en revue par le ministre restent pour l’instant sans réponse. Car, estime-t-il, certaines parties n’ont pas accompli leur devoir. Comme d’ailleurs la question que tout parent ne peut s’empêcher de se poser aujourd’hui, alors que des files d’attente dantesques s’étirent depuis plusieurs jours devant les stations-service : « Comment assurer le transport scolaire si la pénurie de carburant persiste ? »

La rentrée scolaire aura lieu en présentiel. Elle est fixée pour le secteur public au 27 septembre pour les classes à examens, la troisième, la terminale, de même que les classes maternelles, et au 4 octobre pour les autres classes. Le secteur privé, lui, a la liberté de débuter sa rentrée scolaire entre septembre et début octobre. L’annonce, hier, du ministre sortant de l’Éducation Tarek Majzoub, lors d’une conférence de presse, était attendue. D’abord parce que le ministre avait déjà exprimé son intention de reprendre l’année scolaire en présentiel, après deux années chaotiques plombées par la crise politique, le soulèvement populaire, le confinement lié à la pandémie de Covid-19, l’explosion du port de Beyrouth. Ensuite, parce que l’enseignement à distance privilégié depuis la fin février...
commentaires (4)

Quelle tristesse..être tombé si bas... Avant d' annoncer une date de rentrée scolaire, il fallait planifier, penser comment gérer les problèmes d' essence, d' électricité... Paroles, paroles ...ou sont les actions concrètes...la situation générale n' est pas assez catastrophique, lamentable..

Nathalie KREICHATI

07 h 25, le 22 septembre 2021

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Commentaires (4)

  • Quelle tristesse..être tombé si bas... Avant d' annoncer une date de rentrée scolaire, il fallait planifier, penser comment gérer les problèmes d' essence, d' électricité... Paroles, paroles ...ou sont les actions concrètes...la situation générale n' est pas assez catastrophique, lamentable..

    Nathalie KREICHATI

    07 h 25, le 22 septembre 2021

  • Pauvres élèves, pauvres parents, pauvres enseignants!

    Politiquement incorrect(e)

    18 h 44, le 25 août 2021

  • L'Etat doit faire une retention a la base, avant distribution du fuel, des quantites necessaires au fonctionnement des ecoles et au transport des eleves et inviter les enseignants et les fonctionnaires des ecoles a utiliser les cars scolaires empruntes par les eleves. Ceci se fera au detriment fe la contrebande.

    Citoyen volé

    17 h 19, le 24 août 2021

  • Et avec quel moyen de transport vont ils assurer le déplacement des élèves jusqu’aux écoles? Leurs décisions qui se distinguent toujours par le manque de discernement et de logique n’est plus à prouver. Vendre du vent et de faux espoirs ne leur coûte rien il sert uniquement à créer des protestations pour rien de la part du peuple pour détourner leur attention des vrais problèmes et leur donne le temps de fignoler leur complot d’asphyxie jusqu’au bout faisant mine d’accomplir leur devoir de ministres et de responsables politiques en déplaçant du vent pour le revendre aux malheureux citoyens qui s’accrochent à ses filets. Créer des polémiques est leur premier atout, sinon le seul dans lequel ils excellent.

    Sissi zayyat

    11 h 18, le 24 août 2021

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