L’indice PMI (Purchase Managers Index, indices des directeurs d’achat), publié hier par la BlomInvest avec Markit, a atteint 47 points en juillet, soit une légère baisse par rapport aux 47,5 points atteints en juin. Ce résultat est tiré d’un sondage réalisé chaque mois auprès de 400 entreprises du secteur privé. Le PMI reflète une baisse d’activité si sa valeur est inférieure à 50 points, et inversement. Si la valeur de l’indice est inférieure à celle du mois précédent, cela signifie que la baisse s’est accélérée et vice versa.
Les auteurs du rapport ont noté une détérioration « surprenante compte tenu de l’activité touristique de la saison estivale, notamment parmi les expatriés, mais compréhensible au vu du blocage politique (…) et de la forte dévaluation de la monnaie nationale ». Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, s’est en effet récusé mi-juillet de sa mission de formation d’un gouvernement, entraînant une évolution en forme de montagnes russes du taux dollar/livre sur le marché parallèle. Celui-ci avait alors grimpé à 24 000 livres le dollar (contre une parité officielle fixée à 1 507,5 livres), avant de redescendre autour des 16 000 livres dans le sillage de la nomination de son successeur, Nagib Mikati, pour enfin remonter et osciller autour des 20 000 livres ces derniers jours.
Dans le détail, le rapport indique une baisse en juillet des sous-indices relatifs à la production du secteur privé (44,5 points contre 45,4 en juin) et aux nouvelles commandes (44,2 points contre 45,2 en juin). Par contre, le sous-indice relatif aux nouvelles commandes pour l’export a marqué une belle augmentation avec 50,3 points contre 48 en juin. Un résultat faisant dire aux auteurs du rapport que « le monde extérieur demeure le sauveur du Liban », alors que ce dernier poursuit sa chute économique et financière dans les abysses, entamée à l’été 2019.