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Politique - Commémoration du 4 août

Tripoli se prépare à une participation massive et déplore le manque de responsabilité

Tripoli se prépare à une participation massive et déplore le manque de responsabilité

Tripoli, qui est restée mobilisée durant tout le mouvement de contestation, participera massivement à la commémoration du 4 août. Ici, une manifestation à la place al-Nour. Photo d’archives Marc Fayad

La ville de Tripoli et ses groupes politiques issus du soulèvement populaire du 17 octobre se préparent à participer activement après-demain mercredi à la première commémoration de l’explosion au port de Beyrouth, qui a fait quelque 217 morts et plus de 6 500 blessés. Cette participation diffère dans la forme selon les groupes, mais connaîtra une présence massive et des appels à la mobilisation en coopération avec les familles des victimes.

Jimmy Karam, militant du groupe « Madrasat al-mouchaghibine », l’une des formations activistes les plus importantes de Tripoli, confirme la participation du mouvement mercredi dans la capitale. En même temps, il se dit « soucieux de contribuer aux initiatives organisées dans les régions », afin de donner aux Tripolitains « la possibilité d’exprimer leur colère », au cas où ils n’ont pas la possibilité de se joindre à la manifestation de Beyrouth. D’où l’invitation du mouvement à un sit-in devant le Palais de justice de Tripoli. Un sit-in qui se veut « un message à la classe politique au pouvoir ». Car le crime du port de Beyrouth n’est pas uniquement dirigé contre Beyrouth et ses habitants : « C’est un crime national de grande ampleur qui ne saurait rester impuni. »

Pour Amine Hariri, représentant du groupement « Hajar wa Bachar », la cérémonie du 4 août vise à rendre hommage « au sang versé par des victimes issues de toutes les confessions et communautés religieuses ». Le mouvement participera donc à « cette journée qui verra le peuple libanais descendre en masse pour réclamer la vérité et dire aux familles des victimes qu’elles ne seront jamais abandonnées ». Car l’explosion au port de Beyrouth est « le résultat de la complicité d’un pouvoir criminel avec une justice pourrie et un système sécuritaire corrompu, tous couverts par la milice armée ».

Le Parti communiste libanais promet également une participation massive à la manifestation, car « le peuple libanais a été victime d’un massacre de masse ». D’où les instructions données à tous les secteurs et tous les sympathisants les invitant à se rassembler devant le siège du PCL à Tripoli dans la matinée, avant de se rendre à Beyrouth, assure le responsable de la jeunesse et des étudiants au sein du parti à Tripoli, Jihad Junaïd. « Cette commémoration prendra la forme d’une bataille contre la caste au pouvoir, qui craint la vérité », affirme-t-il.

Même mot d’ordre de la part de la coalition « al-Chamal Yantafed », née du regroupement de 15 formations à Tripoli, Miniyé et Akkar, qui confirme sa participation à tous les événements qui se dérouleront le 4 août, en province ou dans la capitale. Zakaria Msayké, l’un de ses militants, rappelle pour l’occasion que « le Nord, défavorisé, partage les mêmes inquiétudes et douleurs que les familles des victimes qui ont perdu un enfant ou leur logement ». D’où « la détermination des Libanais à poursuivre les criminels et à lever leur immunité, quelles que soient les tentatives du pouvoir de noyer le crime ».

De son côté, un groupe qui se fait appeler « Chabab Li Tarablos », proche de la Jamaa islamiya, refuse d’appeler à un sit-in devant le Palais de justice à Tripoli. Il estime que « l’effort devrait plutôt se concentrer sur le succès de la manifestation de Beyrouth ». Son porte-parole, Mohammad Ismaïl, rappelle que le groupe fait partie des groupes du Nord nés de la révolte populaire du 17 octobre. « La journée du 4 août doit être l’occasion de relancer la révolution, un temps endormie pour causes sanitaires et sociales », a-t-il dit, invitant à fermer les places et à descendre massivement dans les rues contre le pouvoir.

Enfin, selon des militants de Tripoli, des mouvements tels qu’« al-Thawra Ounsa », « Mouwatinoun Mouwatinat Fi Dawla », « Naqabiyoun Ahrar » et « Tahalof Watani » se préparent aussi à participer à la commémoration du funeste 4 août à Beyrouth. Ils appellent leurs sympathisants à la participation massive, de même que ceux du Akkar, de Denniyé et de Zghorta.


La ville de Tripoli et ses groupes politiques issus du soulèvement populaire du 17 octobre se préparent à participer activement après-demain mercredi à la première commémoration de l’explosion au port de Beyrouth, qui a fait quelque 217 morts et plus de 6 500 blessés. Cette participation diffère dans la forme selon les groupes, mais connaîtra une présence massive et des appels...

commentaires (1)

Ces manifestations ne devraient pas cesser avant qu’elles n’aboutissent à son but qui est de traduire en justice tous les responsables de ce drame que vivent les libanais et leur pays depuis que cette bande de voleurs et traitres ont pris le pouvoir. Kelloun sans exception.

Sissi zayyat

11 h 14, le 02 août 2021

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Commentaires (1)

  • Ces manifestations ne devraient pas cesser avant qu’elles n’aboutissent à son but qui est de traduire en justice tous les responsables de ce drame que vivent les libanais et leur pays depuis que cette bande de voleurs et traitres ont pris le pouvoir. Kelloun sans exception.

    Sissi zayyat

    11 h 14, le 02 août 2021

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