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Lifestyle - Mode

Festival de Cannes : les créateurs libanais au rendez-vous du tapis rouge

Festival de Cannes : les créateurs libanais au rendez-vous du tapis rouge

Rarement le monde arabe a été aussi présent au Festival de Cannes que pour cette 74e édition tenue contre vents et marées. En plus des films nominés dans les catégories les plus prestigieuses, la haute couture n’était pas en reste. Le glamour traditionnel des couturiers libanais a brillamment résisté, tant à la crise économique qui ravage leur petit pays qu’à la pandémie qui entrave le monde depuis deux ans.

Le 14 juillet, nous évoquions dans ces mêmes colonnes une jupe de la collection haute couture Tony Ward automne hiver 2021-2022 dédiée aux perturbations de l’image. Cette jupe brodée de cristaux et paillettes évoque un paysage rendu par satellite, et semble coupée dans la matière des isthmes et des océans, déchirée par le passage d’un nuage ou d’un anticyclone qui y laisse des vides sensuels. Au prestigieux gala de l’amfAR dédié à la recherche contre le sida, c’est l’actrice Sharon Stone, hôtesse de cette saison, qui l’arborait avec son élégance innée, la transformant en manifeste dans un monde qui peine à trouver sa cohérence. Le couturier libano-italien formé en France est un habitué des événements internationaux, et ce n’est pas la première fois qu’il habille Sharon Stone. Pour cette édition du Festival de Cannes, ses robes ont également été choisies par Rose Bertram, Fatima Almomen, Leonie Hanne et Karen Wazen.

Natacha Lindinger en Rabih Kayrouz en compagnie de Fatou N’Diaye, Nicolas Bedos, Jean Dujardin et Pierre Niney. Photo John MacDougall/AFP

Nicolas Jebran, Rami Kadi, Ashi, Élie Saab et Rabih Kayrouz

Le couturier multirécompensé Nicolas Jebran a, pour sa part, habillé Rose Bertram, mannequin vedette de cette édition, d’un fourreau blanc à traîne et manches longues, agrémenté d’un col châle surdimensionné. On a également vu l’actrice, chanteuse et danseuse Kat Graham portant une de ses créations, une robe rouge vermillon plissée caryatide, ornée à l’avant d’un motif sculptural évoquant un attrape-rêve. Pour le gala de l’amfAR, Kat Graham prêtait sa silhouette sculpturale à un fourreau futuriste ruisselant de cristaux argentés, de même que l’influenceuse Jessica Wang brillait dans une robe princesse noire Nicolas Jebran doublée d’un somptueux jupon blanc.

De son côté, Rami Kadi irradiait sur le fameux tapis rouge la mannequin Hana Cross dans une robe fourreau rythmée de bandes frangées, buste croisé sculpté, constellée de perles blanches. De même, la mannequin vénézuélienne Michell Roxana était photographiée en compagnie de la global fashion director de Harper’s Bazaar Carine Roitfeld, gainée dans une robe fourreau de Rami Kadi ornée de broderies tatouage en motif Op’art de paillettes argentées. La mannequin iranienne Mahla Ghajaberi a elle aussi fait fureur dans une robe à la construction sophistiquée, taillée dans un imprimé signature en plusieurs volumes de volants.

Mohammad Ashi, le plus libanais des créateurs saoudiens et dont les quartiers généraux sont basés à Beyrouth, habillait pour sa part la mannequin Noel Capri d’une spectaculaire robe jaune à grands volants et froufrous pour un passage sur la Croisette qui a provoqué un déluge de crépitements de flashes.

Élie Saab n’était évidemment pas en reste, qui avait notamment sublimé l’actrice Paz Vega avec une robe art déco fluide brodée de motifs stylisés noirs et argent. Élie Saab a également habillé la top modèle Nieves Alvarez d’une robe de soirée en soie transparente gris pâle discrètement illuminée de paillettes brodées, marquée à la taille par une boucle précieuse et relevée à l’épaule d’un volume nuage éthéré. Le couturier Rabih Kayrouz, remis de sa grave blessure lors de la double explosion au port de Beyrouth le 4 août dernier, renouait avec son esprit inné de la fête en habillant l’actrice Natacha Lindinger d’une longue robe blanche transparente et plissée, aux manches agrémentées de froufrous imitant une fourrure.


Rarement le monde arabe a été aussi présent au Festival de Cannes que pour cette 74e édition tenue contre vents et marées. En plus des films nominés dans les catégories les plus prestigieuses, la haute couture n’était pas en reste. Le glamour traditionnel des couturiers libanais a brillamment résisté, tant à la crise économique qui ravage leur petit pays qu’à la pandémie qui...

commentaires (1)

Mme Abou dib. Ce n est pas le monde arabe qui était bien représenté à Cannes. Mais bien les couturiers Libanais , loin d ´être de l ignorance culturelle du monde Arabe.

Robert Moumdjian

04 h 26, le 26 juillet 2021

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Commentaires (1)

  • Mme Abou dib. Ce n est pas le monde arabe qui était bien représenté à Cannes. Mais bien les couturiers Libanais , loin d ´être de l ignorance culturelle du monde Arabe.

    Robert Moumdjian

    04 h 26, le 26 juillet 2021

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