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Économie - Crise au Liban

Les subventions sur les médicaments partiellement levées

"Les médicaments pour les maladies chroniques, incurables, psychiques et nerveuses, ainsi que le lait pour nourrissons et les vaccins" seront toujours subventionnés, rassure le ministre sortant de la Santé. 

Les subventions sur les médicaments partiellement levées

Un volontaire stockant des médicaments acheminés au Liban grâce à la diaspora , le 12 juillet dans la localité de Mazraat al-Daher, au Mont-Liban. Photo AFP / JOSEPH EID

Encore une dure nouvelle pour la population qui ploie sous l'hyperinflation dans un Liban en grave crise : le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a annoncé vendredi la levée officielle d'une partie des subventions sur les médicaments, l'État n'étant plus capable de maintenir ce mécanisme instauré avec le début de la crise en 2019.

La liste complète des médicaments subventionnés et ceux qui ne le sont plus doit être publiée aujourd'hui sur le site du ministère. Mais lors d'une conférence de presse, Hamad Hassan a déjà donné des indicateurs sur ces nouvelles mesures. 

"Les médicaments pour les maladies chroniques, incurables, psychiques et nerveuses, ainsi que le lait pour nourrissons et les vaccins" seront toujours subventionnés, a assuré le ministre.  A contrario, "les médicaments dont le prix est inférieur à 12.000 livres libanaises et ceux qui peuvent être trouvés dans les centres de santé primaires, ne seront plus subventionnés", a-t-il expliqué.

Freiner la contrebande

"Les médicaments vendus sans prescription continueront d’être partiellement subventionnés, sinon un médicament non subventionné vendu aujourd’hui à 20.000 LL pourrait coûter 200.000 LL. Les prix de ces médicaments pourraient être calculés selon le taux de 3.900 LL pour un dollar", a affirmé pour sa part à L'Orient-Le Jour le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji. "Les subventions seront supprimées sur certaines marques originales s’il existe un générique équivalent moins cher sur le marché. Mais si le produit de marque et le générique ont le même prix, le premier restera subventionné", ajoute-t-il. "Tous les médicaments vont renchérir en principe, sauf ceux des maladies chroniques", admet le député. "En principe les nouveaux prix s’appliqueront dès que la liste des médicaments subventionnés et ceux qui ne le sont plus sera publiée sur le site du ministère de la Santé", précise M. Araji. Selon lui, "la levée partielle des subventions permettra sans doute de freiner la contrebande de médicaments, sauf pour les produits qui continueront d’être subventionnés". "Nous appelons les services de sécurité à faire leur travail à ce niveau, sinon nous n’arriverons pas à contrôler la contrebande", plaide l'élu.

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Le Liban, en plein effondrement, connaît de graves pénuries en tous genres, notamment de médicaments et de matériel médical. La Banque du Liban (BDL) qui subventionne l'importation de ces produits, a prévenu qu'elle devrait mettre un terme à ces mécanismes, ses réserves de devises ayant atteint un seuil alarmant. La BDL fournit ainsi aux importateurs de médicaments 85 % des devises nécessaires au taux officiel de 1.507,5 livres pour un dollar, alors que le reste doit être trouvé par les importateurs au taux du marché parallèle, qui dépassait aujourd'hui les 23.000 LL. Les autres médicaments non subventionnés seront donc vendus au taux de change du marché parallèle.

"A l'ombre du manque de fonds à la BDL, nous évitons avec cette levée partielle des subventions une crise qui aurait touché tous les Libanais", a estimé Hamad Hassan.

"Hémorragie"
Plus tôt en journée, Assem Araji a interpellé le chef de l'État Michel Aoun, l'appelant à prendre conscience de l'effondrement sanitaire "dangereux" dans le pays. "Votre excellence, le secteur médical s'est effondré, la majorité des médicaments sont introuvables, le prix du matériel médical dépend du taux de change de la monnaie nationale sur le marché parallèle, et le patient ne peut plus payer les frais d'hospitalisation", a-t-il déploré sur son compte Twitter. "L'hémorragie terrifiante dû à l'émigration du corps médical et infirmier se poursuit". "Monsieur le président, je suis sûr que ceux qui se trouvent au palais (présidentiel de Baabda) ne vous transmettent pas la réalité catastrophique. La santé des gens est en danger", a prévenu l'élu.

Ravagées elles aussi par la crise, de nombreuses pharmacies sont en grève ouverte vendredi, alors que les hôpitaux gouvernementaux de Sibline (Iqlim el-Kharroub) et du Chahar el-Gharbi (caza de Aley) ont fait de même jeudi.


Encore une dure nouvelle pour la population qui ploie sous l'hyperinflation dans un Liban en grave crise : le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a annoncé vendredi la levée officielle d'une partie des subventions sur les médicaments, l'État n'étant plus capable de maintenir ce mécanisme instauré avec le début de la crise en 2019.La liste complète des médicaments...

commentaires (2)

Il s’en fiche lui,on lui assure tout ce dont il a besoin,médicaments,eau,electricity Pourquoi voulez-vous qu’il s occupe du petit peuple Îl est completely hors de la realite

Lina Daher

08 h 34, le 18 juillet 2021

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Commentaires (2)

  • Il s’en fiche lui,on lui assure tout ce dont il a besoin,médicaments,eau,electricity Pourquoi voulez-vous qu’il s occupe du petit peuple Îl est completely hors de la realite

    Lina Daher

    08 h 34, le 18 juillet 2021

  • On parie que tous les médicaments non subventionnés vont réapparaître comme par enchantement dans toutes les pharmacies suite à l’apparition miraculeuse de ces médicaments dans les dépôts des importateurs de produits pharmaceutiques. Une nouvelle liste de bandits à établir après celle des politiciens, des banquiers et des importateurs de produits alimentaires

    Liberté de Penser

    21 h 08, le 16 juillet 2021

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