Ne dites plus « haters », mais « fauteurs de haine », ni « cancel culture », mais « culture de l’effacement » : de nouvelles expressions françaises ont été officiellement adoptées pour éviter des anglicismes jusque-là sans équivalent courant.
Une liste de 14 termes a été publiée au Journal officiel en France, regroupant les recommandations de la Commission d’enrichissement de la langue française.
À l’« astroturfing », il convient de préférer « la contrefaçon d’opinion » (ou « contrefaçon de mouvement d’opinion » ), et à l’« account planner » le ou la « stratège publicitaire ».
Éviter le « group show » et le « solo show » dans les arts, qu’on appellera « exposition collective » et « exposition individuelle (ou personnelle) » , ou le « reboot » d’une série télévisée, qui est une « relance ».
La « story » inventée par le réseau Instagram est rebaptisée « microrécit » (éventuellement « microrécit vidéo »). Et le « drop », dans la mode, « vente-surprise », voire « vente-capsule-surprise ».
La Commission d’enrichissement de la langue française, placée sous l’autorité du Premier ministre, fait ses propositions à l’Académie française. Une fois validés, les termes deviennent obligatoires pour les administrations et sont supposés être la référence pour tous ceux qui écrivent en français.
Certaines recommandations se sont mieux imposées que d’autres par le passé. Le verbe « divulgâcher » au lieu de « spoiler » est apprécié dans certains contextes, et « infox » est bien compris à la place de « fake news ». Mais « audio à la demande » n’a que très peu supplanté « podcast », tout comme « animateur de communauté » se voit rarement utilisé à la place de « community manager ».
Source : AFP


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