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Société - Covid-19

Le mixage des vaccins est accepté, reste à définir le mécanisme

Selon des études internationales, Pfizer et AstraZeneca protègent contre les formes graves de l’infection dues au variant indien.

Le mixage des vaccins est accepté, reste à définir le mécanisme

Les deux vaccins largement utilisés au Liban, AstraZeneca et Pfizer, assurent une protection contre les formes graves de l’infection dues au variant Delta. Anwar Amro/AFP

Depuis que la souche Delta (le variant indien) du coronavirus a été détectée au Liban, la question du mélange des vaccins est soulevée, les personnes ayant reçu une première dose du produit Oxford/AstraZeneca désirant recevoir une seconde dose du vaccin à ARN messager Pfizer/BioNTech. Elles espèrent ainsi se procurer une meilleure protection contre cette souche de plus en plus détectée au Liban, alors que les nouveaux cas de contamination au coronavirus sont en hausse au compteur de l’épidémie.

De fait, le pays a enregistré hier 294 nouveaux cas, dont 31 en provenance de l’étranger, et deux décès, selon le bilan quotidien du ministère de la Santé. Ce qui fait grimper à 545 965 le nombre cumulé des cas depuis l’apparition de la pandémie en février 2020, au nombre desquels 7 865 décès et 533 692 guérisons. Parmi les cas toujours actifs, 97 patients sont hospitalisés dont 44 en soins intensifs.

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« Nous partons du principe que les personnes doivent recevoir deux doses du même produit, explique à L’Orient-Le Jour Abdel Rahman Bizri, président de la commission scientifique de la vaccination. Et le risque de thrombose lié à la vaccination au produit AstraZeneca est très faible, voire rare. Donc, il n’y a aucun lieu de s’inquiéter. Il n’en reste pas moins que la question du mixage a été soulevée au cours des deux dernières réunions de la commission tenues lundi et hier. Celle-ci ne s’oppose pas au principe du mixage, mais nous travaillons actuellement sur le mécanisme pour l’appliquer et les conditions exigées pour y recourir, d’autant qu’à l’échelle mondiale, le protocole consiste à ce jour à administrer les deux doses d’un même vaccin. »

Le Dr Bizri assure que les deux vaccins largement utilisés au Liban, AstraZeneca et Pfizer, assurent une protection contre les formes graves de l’infection dues au variant Delta, « d’où la nécessité, selon lui, d’encourager encore plus la vaccination ». Il n’existe pas toutefois de données sur l’efficacité du vaccin russe Spoutnik V et du chinois Sinopharm contre ce variant.

Celui-ci inquiète d’autant « qu’il se transmet rapidement et à plus grande échelle », avance Jacques Mokhbat, spécialiste en maladies infectieuses. De ce fait, « les hôpitaux pourraient être submergés rapidement », poursuit-il. « Il semble aussi, selon deux études effectuées en Grande-Bretagne et aux États-Unis, que cette souche serait plus virulente que la souche Alpha, c’est-à-dire le variant britannique, ajoute le Dr Mokhbat. Par ailleurs, une étude israélienne, publiée récemment, souligne que la souche Delta entraîne une forme bénigne de la maladie chez les personnes vaccinées, qui se traduit par un syndrome grippal, notamment un écoulement nasal, un mal de tête et de gorge et de la fièvre. Ce qui nous tranquillise, c’est qu’au Liban, une grande majorité de la population âgée et donc à haut risque est déjà vaccinée et donc relativement protégée. »

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Selon le bilan du ministère de la Santé, 21 % des personnes éligibles à la vaccination ont déjà reçu une première dose du vaccin et 10,6 % les deux doses.

Et le Dr Mokhbat d’insister : « La vaccination pourrait ne pas prévenir, mais elle diminue certainement les formes graves de la maladie. Il est important donc d’accélérer la vaccination, d’éviter les rassemblements et de maintenir les mesures préventives, principalement le port du masque et la distanciation physique. »


Depuis que la souche Delta (le variant indien) du coronavirus a été détectée au Liban, la question du mélange des vaccins est soulevée, les personnes ayant reçu une première dose du produit Oxford/AstraZeneca désirant recevoir une seconde dose du vaccin à ARN messager Pfizer/BioNTech. Elles espèrent ainsi se procurer une meilleure protection contre cette souche de plus en plus...

commentaires (1)

Nous pratiquons la vaccination croisée ( Pfeizer/Astra depuis plusieurs semaines. Cette pratique est validée par les autorités de santé en France et au Canada Je vous souhaite bon courage Dr Fadi LABAKI

fadi labaki

21 h 01, le 07 juillet 2021

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Commentaires (1)

  • Nous pratiquons la vaccination croisée ( Pfeizer/Astra depuis plusieurs semaines. Cette pratique est validée par les autorités de santé en France et au Canada Je vous souhaite bon courage Dr Fadi LABAKI

    fadi labaki

    21 h 01, le 07 juillet 2021

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