L’indice PMI (Purchase Managers Index, indices des directeurs d’achat) publié hier par la BlomInvest avec Markit a atteint 47,5 points en juin, soit une légère baisse par rapport aux 47,9 points atteints en mai. Ce résultat est tiré d’un sondage réalisé chaque mois auprès de 400 entreprises du secteur privé. Le PMI reflète une baisse d’activité si sa valeur est inférieure à 50 points, et inversement. Si la valeur de l’indice est inférieure à celle du mois précédent, cela signifie que la baisse s’est accélérée, et vice versa.
Les auteurs du rapport ont noté une détérioration des conditions économiques en juin en raison de l’instabilité continue du pays, en crise depuis deux ans, et notamment de celle du taux de change dollar/livre passé à plus de 17 000 livres libanaises le dollar ce mois sur le marché parallèle (contre une parité officielle toujours à 1 507,5 livres). Néanmoins, le score pour le mois de juin succède au plus haut score en 19 mois atteint par le PMI libanais en mai dernier et le précède sur le podium en deuxième position.
Dans le détail, le rapport indique une baisse en juin des sous-indices relatifs à la production du secteur privé (45,4 points, contre 46,7 en mai), aux nouvelles commandes (45,2 points, contre 46,1 en mai) et aux nouvelles commandes pour l’export (48 points, contre 50 en mai). En conclusion, les auteurs du rapport ont souligné « la nécessité de ramener la stabilité politique et économique en formant un nouveau gouvernement dans le but d’accélérer la mise en place de réformes favorables à une croissance (économique) ».
Une option qui « semble peu probable à l’heure actuelle », ont-ils toutefois conclu, alors que le Liban est sans gouvernement depuis le 10 août 2020, après la démission du gouvernement de Hassane Diab dans la foulée de la terrible explosion au port de Beyrouth le 4 août.

