Rechercher
Rechercher

Agenda - Hommage

Lettre au docteur Pierre Khayat

« C’est aux premiers regards portés

En famille autour d’une table

Sur les sièges plus écartés

Que se fait l’adieu véritable... »

César, Marcel Pagnol, 1936

Très cher papa,

Tu t’en es allé tel que tu as vécu, discrètement et sans faire de vagues, ton départ fut à l’image de tes décisions et choix dans la vie : ce fut prompt et expéditif...

Tu étais notre phare, notre balise, notre point de repère et notre référence : une source intarissable d e force tranquille et de réconfort dans laquelle nous puisions sans compter.

Ta passion pour l’histoire, ton savoir abyssal en la matière m’a toujours sidéré. Tu as marqué de ton incommensurable bonté toute personne qui t’a côtoyé : c’est le souvenir premier que l’on gardera de « Docteur Pierrot » ainsi que t’appelaient affectueusement tes patients.

Ta seule présence suffisait à rassurer et à insuffler le courage d’avancer. Je peux affirmer avec certitude, pour l’avoir expérimenté à maintes reprises, que tu avais le don de communiquer l’énergie nécessaire pour faire face à toutes les situations : je n’aurais, d’ailleurs, pas eu la force d’affronter ma sclérose avec tant d’ardeur et de ferveur sans ta présence à mes côtés.

J’ai hérité de ton pragmatisme, de ton stoïcisme, de ton sens aigu de l’analyse scientifique ; c’est en t’observant que j’ai appris à jauger les situations dans lesquelles je me retrouve, à prendre du recul, à dissocier l’affectif de la réalité concrète, à conserver mon sang-froid en toutes circonstances : je n’ai pas encore réussi à le faire avec le même brio que toi mais je te promets que j’y parviendrai un jour.

Je pourrais encore te parler pendant des heures mais je vais m’arrêter là.

Mon souhait le plus cher était que nous puissions t’offrir, à l’automne de ta vie, une partie du confort que tu nous as assuré et procuré tout le long de notre existence pour tenter de te rendre la pareille mais il en a été décidé autrement.

Adieu papa.

Ton fils

« C’est aux premiers regards portésEn famille autour d’une table
Sur les sièges plus écartés
Que se fait l’adieu véritable... »
César, Marcel Pagnol, 1936Très cher papa,
Tu t’en es allé tel que tu as vécu, discrètement et sans faire de vagues, ton départ fut à l’image de tes décisions et choix dans la vie : ce fut prompt et expéditif...
Tu étais notre phare, notre balise, notre point de repère et notre référence : une source intarissable d e force tranquille et de réconfort dans laquelle nous puisions sans compter.
Ta passion pour l’histoire, ton savoir abyssal en la matière m’a toujours sidéré. Tu as marqué de ton incommensurable bonté toute personne qui t’a côtoyé : c’est le souvenir premier que l’on gardera de « Docteur Pierrot » ainsi que...