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Économie - SUBVENTIONS

Nouvelle hausse du prix du pain

Le ministère de l’Économie et du Commerce a revu hier à la hausse le prix du paquet de pain libanais, en raison de « la fin des subventions de la Banque du Liban (BDL) sur le sucre », selon l’Agence nationale d’information. Ces subventions sont accordées par la Banque centrale suivant un mécanisme propre permettant aux importateurs d’acheter 100 % de dollars nécessaires pour payer leurs fournisseurs au taux de 3 900 livres. Selon le syndicat des importateurs, la BDL n’a pas officiellement suspendu le mécanisme en question mais a en revanche arrêté de valider de nouveaux dossiers déposés par des importateurs de sucre ces derniers mois.

Ainsi, la « rabta » de pain blanc est désormais vendue à 3 000 livres (au lieu de 2 750 livres) dans les boulangeries et 3 250 livres dans les autres commerces, pour un poids de 910 grammes au moins, au lieu de 975 grammes, induisant alors une augmentation de 14 % selon nos calculs.

Le petit paquet de 395 grammes au moins (contre 415 grammes fixés par le ministère le 10 juin) voit, lui, son prix fixé à 2 000 livres (au lieu de 1 750 livres) dans les boulangeries et de 2 250 livres dans les autres établissements, soit une hausse de 20 %.

Depuis le 17 avril, deux tarifications différentes du pain pour le même poids et la même qualité coexistent au Liban. En effet, le ministère de l’Économie, en concertation avec les principaux acteurs de la filière, notamment les boulangers et les distributeurs, avait décidé de rendre plus cher le pain vendu hors des boulangeries. Cette mesure faisait suite à l’annonce début avril d’une hausse du poids du paquet sans modification du prix, ce qui avait poussé le syndicat des boulangeries à limiter la vente à leurs commerces en guise de protestation. Or cette situation avait été pénible pour les habitants des régions rurales éloignées de la capitale où se concentre l’essentiel des usines de pain libanais, ainsi que pour les distributeurs des régions du Nord, du Sud et de la Békaa notamment, qui se plaignaient de ne plus avoir de travail, alors que le pays traverse une grave crise économique et financière.

Le prix du pain est fixé par le ministère de l’Économie en fonction de plusieurs paramètres, dont les cours mondiaux du blé et du prix du carburant dans le pays, celui du sucre ou encore de la levure. Le blé bénéficie du même mécanisme qui permet aux importateurs de médicaments et d’essence d’acheter des dollars à la BDL au taux de 1 507,5 livres, à la différence près que le taux de couverture des factures des fournisseurs est de 100 % (contre 90 % pour l’essence, par exemple). Les importations de sucre et de levure bénéficient en principe du mécanisme décrit par le ministère de l’Économie, pour lesquelles la BDL n’accepterait donc plus de nouveaux dossiers.



Le ministère de l’Économie et du Commerce a revu hier à la hausse le prix du paquet de pain libanais, en raison de « la fin des subventions de la Banque du Liban (BDL) sur le sucre », selon l’Agence nationale d’information. Ces subventions sont accordées par la Banque centrale suivant un mécanisme propre permettant aux importateurs d’acheter 100 % de dollars...

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