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Aoun souligne l'importance de ne pas porter atteinte aux prérogatives de la présidence

Aoun souligne l'importance de ne pas porter atteinte aux prérogatives de la présidence

Le président libanais, Michel Aoun. Photo d'archives AFP

Le président de la République, Michel Aoun, a affirmé lundi qu'il "ne désespérait pas" de parvenir à un règlement de la crise gouvernementale, à condition cependant de ne pas porter atteinte aux prérogatives du chef de l'Etat, enjeu du bras de fer qui l'oppose au Premier ministre désigné Saad Hariri.

"Malgré tout ce qui se passe, le président ne désespère pas que les initiatives aboutiront à une solution grâce à l'action de personnes sages, à condition de ne pas porter atteinte à la Constitution et aux prérogatives conférées aux pouvoirs constitutionnels, à la tête desquels la présidence de la République", a affirmé dans un communiqué la présidence de la République.

Le chef de l'Etat a tenu ces propos lors d'un entretien avec le député pro-Assad Jamil Sayyed qu'il a reçu à Baabda et avec lequel il a évoqué, selon le député, "les tentatives de marginaliser" la présidence et de "la dépouiller de ses prérogatives".

Le chef de l'Etat et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, se livrent depuis des mois une bataille rangée au sujet des prérogatives que leur accorde la Constitution en matière de formation du cabinet. Ils s'écharpent notamment sur la nomination des ministres chrétiens. Le camp du Premier ministre désigné estime que c’est ce dernier qui forme le gouvernement, laissant entendre que le président joue un rôle secondaire, voire d’appui aux propositions de celui-ci. Baabda perçoit le rôle du président bien au-delà de cette définition réductrice et estime que le chef de l'Etat est un partenaire à part entière.

Dimanche, le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, qualifié par le camp Hariri de "président de l'ombre", a demandé l'aide du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, pour régler la crise gouvernementale. 





Le président de la République, Michel Aoun, a affirmé lundi qu'il "ne désespérait pas" de parvenir à un règlement de la crise gouvernementale, à condition cependant de ne pas porter atteinte aux prérogatives du chef de l'Etat, enjeu du bras de fer qui l'oppose au Premier ministre désigné Saad Hariri."Malgré tout ce qui se passe, le président ne désespère pas que les initiatives aboutiront à une solution grâce à l'action de personnes sages, à condition de ne pas porter atteinte à la Constitution et aux prérogatives conférées aux pouvoirs constitutionnels, à la tête desquels la présidence de la République", a affirmé dans un communiqué la présidence de la République.Le chef de l'Etat a tenu ces propos lors d'un entretien avec le député pro-Assad Jamil Sayyed qu'il a reçu à Baabda et avec lequel il a...