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Lifestyle - This is America

La « petite sœur » de la statue de la Liberté réécrit l’amitié franco-américaine

C’est demain qu’une réplique de plus petite dimension de la statue de la Liberté quittera le port du Havre à bord d’un porte-conteneurs. Elle devrait atteindre le port de New York le 1er juillet, puis être installée sur Liberty Island, face à l’originale, pour célébrer avec elle, le 4 juillet, la fête de l’Indépendance des États-Unis.

La  « petite sœur » de la statue de la Liberté réécrit l’amitié franco-américaine

La statue de la Liberté à Liberty Island. Angela Weiss/AFP

Ce voyage transatlantique d’une œuvre sculptée en France est tout un symbole qui perdure. Il y a 135 ans, la France offrait aux États-Unis la statue de la Liberté en gage d’amitié. Cette année, elle a voulu renouveler ce pacte par l’envoi d’une « petite sœur », copie conforme de la statue monument, mais en miniature. Pour Olivier Faron, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à Paris, qui abritait cette réplique depuis 2011, son transfert vers les États-Unis est « un symbole de liberté pour éclairer le monde. L’arrivée de la nouvelle statue de la Liberté célébrera la valeur essentielle de l’amitié franco-américaine : la Liberté », a-t-il précisé. « Nous voulons envoyer un message très simple : notre amitié avec les États-Unis est très importante, particulièrement en ce moment. Nous devons la conserver et la défendre », souligne encore ce passionné d’histoire. Un communiqué de presse du CNAM signale aussi que les défis techniques, artistiques et logistiques de cette nouvelle traversée sont élevés, mais que ces efforts sont récompensés par la satisfaction de mener avec succès un incroyable projet de coopération internationale.

La « petite sœur » embarquant depuis le port du Havre. Photo tirée du compte Instagram lecnam

La « petite sœur », 450 kg et 3 m de haut

La statue réduite en bronze, qui mesure tout de même 3 mètres de haut et pèse environ 450 kilogrammes, avait été coulée en 2009 à partir du scan 3D d’un prototype en plâtre original créé par le sculpteur Frédéric-Auguste Bartholdi. Il s’agit de l’une des quelque cents répliques de la célèbre statue dispersées dans le monde. À l’origine de ce projet, le professeur de droit français Édouard de Laboulaye, fervent admirateur du système politique américain, qui souhaite célébrer en 1865 la victoire de l’Union sur les sécessionnistes du sud des États-Unis, malgré que Napoléon III ait, lui, pris le parti des Sudistes... Il lance alors l’idée d’ériger en Amérique un monument « avec un travail commun de nos deux nations ». Compliqué à mettre en place, le projet mettra pas moins de dix ans à voir le jour entre aléas politiques et financiers. Le célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc crée la fameuse torche, devenue célèbre dans le monde entier. À sa mort, Gustave Eiffel est nommé ingénieur en chef du projet et conçoit l’ossature intérieure en fer, pour répondre à l’épineux défi de faire tenir la statue malgré les vents violents qui balaient parfois la rade de New York. Quant aux centaines de pièces de cuivre et de plâtre qui composent la statue, elles sont l’œuvre de quelque 600 plâtriers, ferronniers et ingénieurs de chez Monduit, Gaget, Gauthier et Cie, qui œuvrent nuit et jour à ce chantier titanesque. Les travaux, qui ont démarré en 1876, s’achèvent en 1884. L’année suivante, les Français ont démonté la statue et l’ont expédiée aux États-Unis, où elle reste entreposée dans des caisses, durant un an, les fondations et le piédestal n’étant toujours pas terminés lors de son arrivée. Au terme de maintes péripéties, ce n’est que le 28 octobre 1886 que Bartholdi assiste finalement à l’inauguration de sa statue, entouré de milliers d’Américains, en présence du président des États-Unis d’alors, Grover Cleveland. Celui-ci qualifiera le sculpteur de « plus grand homme de l’Amérique aujourd’hui ». Avec ses 225 tonnes et ses 92,9 mètres de haut, l’impressionnant cadeau français devait également célébrer le centenaire de la déclaration d’indépendance américaine. Certains des motifs les plus importants du monument (notamment des chaînes et des chaînes brisées) font référence à l’abolition de l’esclavage, et non à l’arrivée d’immigrants comme certains ont pu croire.

La « petite sœur » embarquant depuis le port du Havre. Photo tirée du compte Instagram lecnam

Un voyage extraordinaire à suivre

C’est ce même Bartholdi qui, en 1875, avait demandé que sa statue soit érigée à Bedloe’s Island, connue aujourd’hui sous le nom de Liberty Island, non loin d’Ellis Island. Pour obtenir un soutien à ce projet, les deux nations avaient décidé que les Français construiraient et financeraient la statue, tandis que les Américains engrangeraient les 250 000 dollars nécessaires à son piédestal. La campagne de collecte de fonds qui a suivi marquera ainsi « le premier grand projet de financement participatif en Amérique ». Avant de prendre le large pour les États-Unis, la réplique réduite a été dévoilée en France le 7 juin. Une date significative, car elle coïncide au lendemain du 77e anniversaire du D-Day, le débarquement des forces alliées le 6 juin 1944.

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Ce jour-là, elles avaient pris d’assaut les plages de Normandie, marquant le début de la fin de l’occupation nazie en Europe et de la Seconde Guerre mondiale. « L’amitié franco-américaine sera une fois de plus placée sous le signe de la liberté, commente l’administrateur du CNAM, Olivier Faron. Une nouvelle ère dans les relations entre la France et les États-Unis va donc s’ouvrir, c’est ce que nous voulons. » Après avoir participé à la fête de l’Indépendance américaine, la « petite » statue prendra le chemin de la résidence de l’ambassadeur de France à Washington DC pour célébrer dans ses jardins la fête nationale française du 14-Juillet. Elle y restera jusqu’en 2031.

Selon le communiqué de presse du CNAM, les personnes qui le désirent pourront suivre en direct l’extraordinaire voyage de la petite sœur baptisée Liberty Lady sur : https://franceintheus.org/ViveLaLiberty


Ce voyage transatlantique d’une œuvre sculptée en France est tout un symbole qui perdure. Il y a 135 ans, la France offrait aux États-Unis la statue de la Liberté en gage d’amitié. Cette année, elle a voulu renouveler ce pacte par l’envoi d’une « petite sœur », copie conforme de la statue monument, mais en miniature. Pour Olivier Faron, administrateur général du...

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LA LIBERTE. TOUT CE QU,IL Y A DE PLUS CHER POUR LES HOMMES DE LA TERRE. ET LA LIBERTE COMMENCE PAR LA LIBRE EXPRESSION QUE JE DEMANDE FERMEMENT A L,OLJ DE RESPECTER ENVERS LES LIBRES EXPRESSIONS DE SES ABONNES. NOTRE JOURNA. NOTRE LIBRE EXPRESSION. MERCI.

SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

19 h 36, le 18 juin 2021

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  • LA LIBERTE. TOUT CE QU,IL Y A DE PLUS CHER POUR LES HOMMES DE LA TERRE. ET LA LIBERTE COMMENCE PAR LA LIBRE EXPRESSION QUE JE DEMANDE FERMEMENT A L,OLJ DE RESPECTER ENVERS LES LIBRES EXPRESSIONS DE SES ABONNES. NOTRE JOURNA. NOTRE LIBRE EXPRESSION. MERCI.

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    19 h 36, le 18 juin 2021

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