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Dernières Infos - Formation Du Gouvernement Au Liban

Le groupe parlementaire du Hezbollah appelle tous les protagonistes à faire des concessions

Le groupe parlementaire du Hezbollah appelle tous les protagonistes à faire des concessions

Réunion du bloc parlementaire du Hezbollah. Photo d'archives L'OLJ

Le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé jeudi tous les protagonistes impliqués dans la formation du gouvernement à faire des concessions pour permettre la naissance du cabinet qui se fait attendre depuis août 2020, alors que le pays continue de sombrer.

L'appel de la formation sonne comme une critique adressée autant au Premier ministre désigné, Saad Hariri, qu'à son allié chrétien, le président de la République, Michel Aoun, et la formation qu'il a fondé, le Courant patriotique libre, dirigé par Gebran Bassil.

"Alors que le monde et la région connaissent des prises de positions politiques motivées par les puissances qui cherchent à assurer leurs intérêts, la crise gouvernementale au Liban fait du surplace, malgré l'aggravation de la crise socioéconomique", a déploré le groupe parlementaire du parti chiite, à l'issue de sa réunion hebdomadaire. "Cela menace désormais le système et les institutions (...), ce qui nécessite d'accélérer la formation du gouvernement et de voter des lois urgentes et celles portant sur les réformes", a ajouté le groupe.

Il a dénoncé "les débats sur le sexe des anges censés participer au prochain gouvernement", dans une critique claire tant au Premier ministre désigné, Saad Hariri, qu'au chef de l'Etat, Michel Aoun.

"La formation du gouvernement reste la première mesure à même de mener à des solutions pour stopper la détérioration de la situation. Les concessions de part et d'autres sont nécessaires. La rigidité aboutira à bloquer les solutions et compliquer les efforts en cours, faisant perdre les occasions précieuses qui se présentent", a mis en garde le groupe du Hezbollah. Il a appelé ensuite les responsables à "revoir leur approche de la situation afin d'aboutir à une entente".

Le président Aoun et le Premier ministre désigné, Saad Hariri sont empêtrés dans un profond conflit politico-personnel, malgré les efforts du chef du Législatif, Nabih Berry, qui joue les intermédiaires. Mercredi, la tension est montée entre MM. Aoun et Berry qui se sont lancés de virulentes critiques par communiqués interposés, alors que le Hezbollah semblait prendre ses distances face à la querelle qui oppose ses deux alliés. Entre temps, la situation socio-économique périclite dans le pays et la livre poursuit sa chute vertigineuse.

Commentant dans ce contexte la grève des syndicats à travers le pays aujourd'hui, le bloc chiite a estimé qu'il s'agit "de la moindre des choses, de la part de ceux qui tiennent à rappeler aux responsables leurs responsabilités". Il a toutefois épinglé la participation de partis politiques dans ce mouvement, à savoir le CPL, le Courant du Futur de Saad Hariri, et le mouvement Amal de son allié chiite, Nabih Berry. Le groupe a toutefois estimé que cette participation "ne portait pas atteinte à l'honnêteté du mouvement".

Le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé jeudi tous les protagonistes impliqués dans la formation du gouvernement à faire des concessions pour permettre la naissance du cabinet qui se fait attendre depuis août 2020, alors que le pays continue de sombrer.L'appel de la formation sonne comme une critique adressée autant au Premier ministre désigné, Saad Hariri, qu'à son allié chrétien, le président de la République, Michel Aoun, et la formation qu'il a fondé, le Courant patriotique libre, dirigé par Gebran Bassil."Alors que le monde et la région connaissent des prises de positions politiques motivées par les puissances qui cherchent à assurer leurs intérêts, la crise gouvernementale au Liban fait du surplace, malgré l'aggravation de la crise socioéconomique", a déploré le groupe parlementaire du parti chiite, à...