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Raï critique le blocage du pouvoir exécutif et des capacités financières de l'État

Raï critique le blocage du pouvoir exécutif et des capacités financières de l'État

Le patriarche de l’église maronite Béchara Raï. Photo d'archives Mikhail Voskresenskiy / Sputnik / AFP

Le patriarche maronite Béchara Raï a critiqué lundi "la négligence des responsables qui bloquent le pouvoir exécutif", soulignant que "la moitié du peuple libanais a été appauvrie et la classe moyenne laminée". Le prélat a tenu ces propos à l'ouverture d'un synode de l'Église maronite auquel participent les évêques du Liban et de la diaspora et qui doit se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine. 

Le dignitaire religieux a dénoncé "la négligence totale des responsables au sein de l'État, qui a conduit et continue à mener un blocage du pouvoir exécutif représenté par le gouvernement". "En l'absence de cabinet, les capacités économiques et financières de l'État sont bloquées", a-t-il déclaré. 

Le nouveau gouvernement est attendu depuis dix mois. L'équipe de Hassane Diab avait démissionné le 10 août dernier, suite à la double explosion au port de Beyrouth. Saad Hariri, désigné Premier ministre en octobre pour reprendre le flambeau, est empêtré dans un conflit politico-personnel avec le chef de l'État Michel Aoun et le gendre de ce dernier Gebran Bassil. L'impasse des tractations semble totale malgré les efforts du président de la Chambre Nabih Berry, qui avait proposé une initiative basée sur un cabinet de 24 ministres (huit pour chaque grand pôle politique du pays) dans lequel aucune partie ne pourrait obtenir le tiers de blocage. Ce tiers de blocage et la nomination de deux ministres chrétiens flottants sont au cœur des tensions entre les protagonistes.

"La corruption est endémique dans l'administration publique. La contrebande aussi aux points de passage frontaliers légaux et illégaux, et même à l'aéroport et aux ports", a également regretté le patriarche. "Cette réalité a appauvri la moitié du peuple libanais, laminé la classe moyenne et permis à quelques-uns de s'enrichir", a-t-il affirmé, déplorant le fait que les "forces vives" quittent le pays, en référence à l'émigration d'un grand nombre de Libanais. 

Le Liban est en proie à un effondrement économique et financier, marqué par une dépréciation de la monnaie nationale, une perte de pouvoir d'achat et une paupérisation de la population. Hier, Béchara Raï avait dénoncé au cours de son homélie dominicale "une politique de la population brûlée".

Le patriarche maronite Béchara Raï a critiqué lundi "la négligence des responsables qui bloquent le pouvoir exécutif", soulignant que "la moitié du peuple libanais a été appauvrie et la classe moyenne laminée". Le prélat a tenu ces propos à l'ouverture d'un synode de l'Église maronite auquel participent les évêques du Liban et de la diaspora et qui doit se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine. Le dignitaire religieux a dénoncé "la négligence totale des responsables au sein de l'État, qui a conduit et continue à mener un blocage du pouvoir exécutif représenté par le gouvernement". "En l'absence de cabinet, les capacités économiques et financières de l'État sont bloquées", a-t-il déclaré. Le nouveau gouvernement est attendu depuis dix mois. L'équipe de Hassane Diab avait démissionné le 10...