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Économie - Télécoms

Ogero se dit confiant mais reste prudent

Ogero se dit confiant mais reste prudent

Des pourparlers sont en cours avec la Banque du Liban pour faciliter la maintenance des télécoms. Photo Joseph Eid/AFP

Si de plus en plus de voix s’élèvent parmi la population pour alerter sur un ralentissement et les coupures occasionnelles des services internet de la compagnie Ogero, une source proche du gestionnaire du réseau des télécoms a toutefois corroboré les déclarations rassurantes du ministre de tutelle sortant Talal Hawat, lundi dernier. Malgré le rationnement sévère en électricité subi par le pays depuis plusieurs semaines, « nous sommes prudents mais restons confiants » quant à la capacité d’Ogero de continuer à offrir ses services sans interruption, a-t-elle fait savoir hier à L’Orient-Le Jour.

« Ogero est le second plus grand producteur d’électricité du pays via ses générateurs », explique-t-on, ajoutant que ces derniers « ne sont cependant pas faits pour tenir plus de 21 heures de suite ». Précisant ne pas rencontrer de problèmes au niveau de leur approvisionnement en mazout, la source souligne la difficulté des opérations de maintenance et de l’importation des pièces de rechange. « Nous sommes en pourparlers depuis aujourd’hui (hier) avec la Banque du Liban qui déploie de grands efforts pour assurer la maintenance de nos services », assure-t-elle également. Un engagement difficile à vérifier dans la mesure où la BDL ne publie pas de rapport sur les montants qu’elle pourrait débloquer à Ogero.

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On rappelle de même source la grave crise de liquidités en dollars à laquelle est confrontée la finance libanaise depuis près de deux ans, qui a entraîné une dépréciation abyssale de la monnaie nationale dont la parité officielle à 1 507,5 livres par dollar est proche de son décuplement depuis quelques jours sur le marché parallèle. Une situation qui « épuise les ressources financières » d’Ogero, alors que ses services sont toujours facturés au taux officiel, tout comme le budget que lui alloue l’État.

Ce dernier a par ailleurs connu une décote passant, selon Talal Hawat, d’environ « 190 milliards de livres » lors des gouvernements précédents à 48 milliards de livres en 2020, auxquels un supplément de « 30 milliards de livres » est actuellement en négociations avec le Premier ministre sortant Hassane Diab, et le ministre sortant des finances Ghazi Wazni, pour « payer les cotisations de cette année et la maintenance » des services.

Dimanche dernier, le directeur général de la compagnie libanaise, Imad Kreidié, avait tout de même tiré la sonnette d’alarme, arguant d’une « forte pression » sur les groupes électrogènes en place et l’augmentation de la demande en carburant pour évoquer une « menace sérieuse » pesant sur les services d’Ogero, et ce alors que les défaillances sectorielles dues aux pénuries actuelles d’électricité et d’hydrocarbures s’accumulent (lire par ailleurs). Le gestionnaire du réseau des télécoms libanais Ogero a d’ailleurs indiqué hier soir sur son compte Twitter qu’une panne de réseau s’était produite dans certaines régions libanaises en raison de la forte pression sur ses générateurs.


Si de plus en plus de voix s’élèvent parmi la population pour alerter sur un ralentissement et les coupures occasionnelles des services internet de la compagnie Ogero, une source proche du gestionnaire du réseau des télécoms a toutefois corroboré les déclarations rassurantes du ministre de tutelle sortant Talal Hawat, lundi dernier. Malgré le rationnement sévère en électricité subi...

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