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Dernières Infos - Crise Au Liban

Abiad craint un effet domino : une hausse des prix dans un service affectera tout le système de santé

Abiad craint un effet domino : une hausse des prix dans un service affectera tout le système de santé

Un homme achetant des médicaments dans une pharmacie au Liban. Photo Joao Sousa

Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le docteur Firas Abiad, a déploré jeudi dans une série de tweets une aggravation rapide de la crise des soins et mis en garde contre un possible "effet domino" qui en résulterait. En effet, selon lui, une hausse des prix décidée dans un service, risque d'affecter l'ensemble du système sanitaire. Le Liban, en proie à une crise socio-économique sans précédent, connaît des pénuries massives de médicaments et d'équipements médicaux depuis plusieurs semaines. 

"La forte augmentation des prix des examens de laboratoire est un autre signe de l'aggravation rapide de la crise des soins de santé", a écrit le Dr Abiad sur Twitter. "On demande désormais aux patients de payer les services de santé au taux du marché du dollar", a-t-il déploré après l'annonce plus tôt cette semaine, par le syndicat des laborantins du Liban, d'une hausse des tarifs. Cette augmentation des prix fait suite à une pénurie de réactifs, de kits et de matériel de laboratoire, en raison du manque de fonds octroyés pour les importations en dollar, ce qui avait obligé certains établissements à refuser des tests jugés "non-essentiels".

"Dans le domaine de la santé, les coûts sont étroitement liés. Dans un effet domino, la hausse des prix d'un service sera bientôt suivie d'une hausse similaire dans d'autres", a affirmé Firas Abiad, regrettant que ces changements soient introduits brusquement, entravant la capacité du système et des patients "à faire les ajustements nécessaires". 

"Les hôpitaux publics seront les plus touchés", a estimé le médecin. "Ils n'ont pas la flexibilité des hôpitaux privés pour ajuster leurs prix. Leurs patients ne peuvent généralement pas payer des sommes supplémentaires pour couvrir les coûts croissants des soins", a regretté le médecin, rappelant que "même avant la crise, nombre de ces hôpitaux faisaient état d'un déficit budgétaire opérationnel". "Bref, seuls quelques privilégiés sont désormais en mesure de s'offrir des soins de santé appropriés. Les autres ne pourront se permettre que des soins compromis... ou aucun soin du tout. Les multiples crises du Liban se nourrissent désormais les unes des autres, laissant l'impression que nous sommes les passagers d'un train dont les freins ont lâché et qui prend de la vitesse", a conclu M. Abiad.


Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le docteur Firas Abiad, a déploré jeudi dans une série de tweets une aggravation rapide de la crise des soins et mis en garde contre un possible "effet domino" qui en résulterait. En effet, selon lui, une hausse des prix décidée dans un service, risque d'affecter l'ensemble du système sanitaire. Le Liban, en proie à une crise socio-économique sans précédent, connaît des pénuries massives de médicaments et d'équipements médicaux depuis plusieurs semaines. "La forte augmentation des prix des examens de laboratoire est un autre signe de l'aggravation rapide de la crise des soins de santé", a écrit le Dr Abiad sur Twitter. "On demande désormais aux patients de payer les services de santé au taux du marché du dollar", a-t-il déploré après...