Le gouvernement de résistance birman, composé de députés déchus entrés en clandestinité, a annoncé samedi un accord avec une organisation rebelle, le Front national chin, pour joindre leurs forces afin d’« abattre la dictature » de la junte au pouvoir depuis le coup d’État du 1er février. Samedi, le Front national chin, qui représente la minorité ethnique chin majoritairement chrétienne qui vit dans l’État Chin (Ouest), a signé un accord « pour abattre la dictature et instaurer un système démocratique fédéral » en Birmanie, a annoncé dans un communiqué le « gouvernement d’unité nationale » (GUN). Ce gouvernement d’unité nationale, constitué pour résister au régime des généraux, cherche à regrouper les dissidents avec les différents mouvements ethniques rebelles pour former une armée destinée à lutter contre la junte. Les parties signataires se sont engagées à « une reconnaissance mutuelle » et à respecter leur « égalité en tant que partenaires », selon le communiqué. Le GUN a mis en place sa propre « force de défense populaire » destinée à protéger les civils face aux forces de la junte. Vendredi, il a diffusé une vidéo montrant un premier groupe de combattants de cette force, en train d’achever leur entraînement.
Monde - Birmanie
Le gouvernement de résistance s’allie à une faction rebelle
OLJ / le 31 mai 2021 à 00h00


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