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Économie - Remises

Les transferts des expatriés vers le Liban en baisse de 15 %

Les transferts des expatriés vers le Liban en baisse de 15 %

Le Liban en crise compte sur les remises des expatriés, en baisse de 15 % en 2020 selon la Banque mondiale. Photo d’illustration Golden Brown/Bigstock.

Les transferts d’argent vers le Liban ont connu en 2020 une baisse de 15 % en glissement annuel, selon les chiffres parus dans la 34e édition du rapport « Migration et développement », préparé par le Partenariat mondial pour les connaissances sur les migrations et le développement (Knomad) de la Banque mondiale (BM) et repris par le Lebanon this Week de Byblos Bank. Selon l’étude, alors que les remises à destination du Liban s’élevaient à 7,4 milliards de dollars en 2019, soit 6,2 % de plus qu’en 2018, ce chiffre tombe à 6,3 milliards en 2020, une baisse donc de 1,1 milliard de dollars en un an.

La chronique de Dan Azzi

Sayrafa et le remboursement des dépôts en dollars : de nouveaux tours de magie ?

Ces observations sont en accord avec les estimations préalables de la BM, qui prédisait dans son rapport d’octobre 2020 une baisse de 7 % des remises vers le Liban. Un phénomène en effet prévisible, vu qu’au dernier trimestre 2019, durant lequel la crise a éclaté au grand jour, les remises ont diminué de 6,3 % en glissement annuel, les banques ayant imposé, de manière illégale depuis la fin de l’été de la même année, des restrictions sur les comptes en devises, liées à la crise de liquidités qui ravage le pays. Or, les remises de la vaste diaspora libanaise représentent une source précieuse de billets verts, la livre ayant perdu plus de 88 % de sa valeur par rapport au dollar depuis le début de la crise.

Grand écart avec l’étranger

Reste que la performance du Liban contraste avec les observations de la BM au niveau global. En effet, malgré la pandémie de Covid-19 et ses retombées sur l’économie mondiale, les remises au niveau international n’ont baissé que de 1,6 %, alors qu’en octobre, le rapport s’attendait à une baisse beaucoup plus brutale d’environ 7 %.

D’après l’étude, les remises sont portées par les politiques de croissance économique adoptées dans les pays développés, principalement aux États-Unis, plus grande source de remises au niveau international, l’administration du président Joe Biden étant engagée dans une campagne massive de stimulus fiscal pour relancer la consommation face à la crise sanitaire.

Pour mémoire

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Ainsi, le Liban se positionne en 28e position dans le palmarès des pays recevant le plus de remises en valeur, derrière la Colombie (6,87 milliards de dollars). Toutefois, il se place en 3e position mondiale au niveau du ratio remises/PIB (32,9 %). Une augmentation brusque par rapport aux années précédentes, quand les remises ne représentaient que 12,6 et 13,8 % du PIB libanais en 2018 et 2019 respectivement, le Liban ayant connu trois années de contractions économiques réelles (en déduisant l’effet de l’inflation) consécutives (-1,93 % en 2018, -6,7 % en 2019 et -20,3 % en 2020). Le Liban est également le 3e plus grand receveur de remises en valeur parmi les pays arabes, derrière le Maroc (7,4 milliards de dollars) et l’Égypte (29,6 milliards). Ces derniers permettent au niveau des remises dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord de connaître une augmentation de 2,3 % par rapport à l’année précédente, atteignant 56 milliards de dollars, suite à une augmentation de 3,4 % en 2019. L’étude de la BM s’attend à une croissance similaire de 2,6 % en 2021 pour la région.En parallèle, les transferts émanant du Qatar et des Émirats arabes unis ont connu une baisse considérable d’environ 10 et 4 % respectivement, suite à la chute des cours du pétrole l’année passée – à cause d’une diminution de la demande – liée aux mesures de confinement. Les remises sortant de l’Arabie saoudite et du Koweït ont, quant à elles, connu des augmentations importantes de 11 et 8 % chacun, sans pouvoir en expliquer les causes. Quant aux coûts des transferts vers la région, ils étaient de 6,6 % au dernier trimestre de 2020 en moyenne, soit 0,3 point de pourcentage en moins qu’au quatrième trimestre 2019. Le rapport souligne toutefois que les remises vers le Liban restent parmi les plus chères de la région et que le coût des transferts vers la Syrie a fortement baissé du fait de l’accalmie de la violence que connaît le pays depuis 2011.

Les transferts d’argent vers le Liban ont connu en 2020 une baisse de 15 % en glissement annuel, selon les chiffres parus dans la 34e édition du rapport « Migration et développement », préparé par le Partenariat mondial pour les connaissances sur les migrations et le développement (Knomad) de la Banque mondiale (BM) et repris par le Lebanon this Week de Byblos Bank. Selon l’étude, alors que les remises à destination du Liban s’élevaient à 7,4 milliards de dollars en 2019, soit 6,2 % de plus qu’en 2018, ce chiffre tombe à 6,3 milliards en 2020, une baisse donc de 1,1 milliard de dollars en un an. La chronique de Dan Azzi Sayrafa et le remboursement des dépôts en dollars : de nouveaux tours de magie ?
Ces observations sont en accord avec les estimations préalables de la BM, qui prédisait...
commentaires (1)

une certaine periode WESTERN UNION ne pouvait pas regler des transferts en $ d'ou une periode ou les expats remettaient leurs $ par voyageurs interposes. cette facon a toujours lieu dans tous les cas.( surtout si W Union continue a taxer 2% sur les transferts en $). faut donc "ajouter" ces montants aux chiffres officiels mentionnes ds cet article. a combien s'elevent ils ? difficile a savoir.

Gaby SIOUFI

11 h 33, le 29 mai 2021

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Commentaires (1)

  • une certaine periode WESTERN UNION ne pouvait pas regler des transferts en $ d'ou une periode ou les expats remettaient leurs $ par voyageurs interposes. cette facon a toujours lieu dans tous les cas.( surtout si W Union continue a taxer 2% sur les transferts en $). faut donc "ajouter" ces montants aux chiffres officiels mentionnes ds cet article. a combien s'elevent ils ? difficile a savoir.

    Gaby SIOUFI

    11 h 33, le 29 mai 2021

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