Le syndicat des propriétaires de stations-service a indiqué à L’Orient-Le Jour par la bouche de son porte-parole Georges Brax que plusieurs « cargaisons d’essence » arrivées au Liban ou encore en route étaient dans l’attente d’une validation de la Banque du Liban pour être déchargées et livrées dans les différents points de vente du pays.
Le syndicat a affirmé avoir déjà engagé des contacts avec le gouvernement sortant pour débloquer la situation et éviter une trop forte baisse des quantités d’essence disponibles dans les stations-service. Une importante fraction d’entre elles étaient fermées hier, ce qui a une nouvelle fois conduit certains automobilistes à se rabattre sur celles qui avaient encore du stock. Bien que globalement moins forte qu’il y a une semaine, la pression était plus importante sur les stations-service situées sur les grands axes routiers, et en particulier ceux reliant le littoral à la Békaa.
Les importations d’essence sont subventionnées par la BDL depuis le début de la crise que traverse le pays. La Banque du Liban vend ainsi au taux officiel des dollars puisés dans ses réserves de devises aux importateurs qui les utilisent pour payer leurs fournisseurs, un procédé qui limite l’inflation des prix en livres sur le carburant qu’entraîne la forte dépréciation de la monnaie nationale.
Les autorités prévoient de rationaliser ces subventions, les réserves ayant atteint un niveau critique, tandis qu’une partie de l’essence importée finit par alimenter la contrebande vers la Syrie, pays en conflit et sanctionné, notamment par les États-Unis et l’Union européenne.

