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Économie - Finances publiques

Le déficit public libanais en baisse en octobre

Le déficit public libanais en baisse en octobre

Selon les chiffres du ministère libanais des Finances, le déficit public a atteint 4 223,59 milliards de livres à fin août (soit 2,8 milliards de dollars au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar), donc une baisse de 29,68 % par rapport aux 6 006,31milliards de livres atteintes sur la même période un an plus tôt (3,98 milliards de dollars).

Le déficit représente près de 26 % des dépenses publiques totales sur le même exercice, qui ont atteint de leur côté 16 247,07 milliards de livres (10,77 milliards de dollars). Ces dépenses sont en baisse de 19,58 % en un an. Les avances du Trésor à Électricité du Liban (EDL) ont baissé de 43,42 % à fin octobre 2020 pour atteindre près de 1 114,01 milliards de livres (près de 739 millions de dollars). Elles représentent en outre 6,86 % des dépenses publiques sur les dix premiers mois de 2020.

Déficit primaire

Le budget pour 2020 a réservé 1 500 milliards de livres (environ 1 milliard de dollars) en tant qu’avances du Trésor à EDL, pour lui permettre de financer ses achats de carburant (les tarifs d’électricité étant gelés depuis le début des années 1990). Cette enveloppe est en nette baisse (-40 %) par rapport à celle incluse dans le budget pour 2019.

La baisse des dépenses publiques est en partie liée à celle des « dépenses générales ». Celles-ci sont en baisse de 4,66 % à 11 652,42 milliards de livres (7,73 milliards de dollars), alors que les recettes de l’État ont également diminué de 14,95 % sur la même période, à 12 023,48 milliards de livres (près de 7,97 milliards de dollars). Les recettes fiscales connaissent une baisse (21,63 % sur la même période à un peu plus de 8 492,84 milliards de livres ou 5,63 milliards de dollars), tandis que les revenus du secteur des télécoms affichent une diminution de 23,91 % par rapport à la même période l’an dernier pour atteindre 914,79 milliards de livres (soit 606,8 millions de dollars).

Le déficit primaire (sans compter le service de la dette) s’est élevé à 1 737,89 milliards de livres (soit 1,15 milliard de dollars), alors que le pays avait dégagé un excédent primaire de 327,4 milliards de livres (217,2 millions de dollars) lors des dix premiers mois de 2019. En octobre 2020, le paiement des intérêts et du principal, qui se sont élevés à 2 262,85 milliards de livres (1,5 milliard de dollars) représentait 13,92 % des dépenses publiques, alors que ce pourcentage était de 31,64 % à fin octobre 2019 (6 393,71 milliards de livres soit 4,24 milliards de dollars), le Liban ayant fait défaut sur sa dette en devises en mars 2020, sans l’avoir restructuré.

Le Liban traverse une crise sans précédent depuis plus d’un an, provoquée par plusieurs facteurs dont l’incapacité de ses dirigeants (hauts responsables et élus) à adopter des budgets moins déficitaires ou à respecter les objectifs fixés par les lois de finances en termes de ratio déficit/PIB. La loi de budget 2021 n’a, par exemple, toujours pas été votée, alors que selon la Constitution, elle aurait dû être adoptée avant le début de l’année 2021. À fin janvier, le ministre sortant des Finances Ghazi Wazni avait déclaré avoir transmis à la présidence du Conseil des ministres l’avant-projet de budget pour 2021. Mais rien n’a été ni voté ni annoncé depuis.


Selon les chiffres du ministère libanais des Finances, le déficit public a atteint 4 223,59 milliards de livres à fin août (soit 2,8 milliards de dollars au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar), donc une baisse de 29,68 % par rapport aux 6 006,31milliards de livres atteintes sur la même période un an plus tôt (3,98 milliards de dollars).Le déficit représente près de 26 % des...

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