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Lifestyle - Photo-Roman

Naître homosexuel au Liban

À Paris pendant le mois de la Pride, un homosexuel trentenaire mesure les blessures qu’avoir grandi au Liban ont laissées en lui…


Naître homosexuel au Liban

La vitrine d’une boutique de mannequins à Beyrouth. Photo Gilles Khoury/L’Orient-Le Jour

Voilà cinq ans qu’il a quitté Beyrouth pour s’installer à Paris. Quelque part sur le bon côté du monde, où il pouvait enfin vivre son homosexualité tranquillement, sans se soucier de qui ou de quoi que ce soit. Pourtant, c’est la première fois cette année qu’il participe à la Pride. Nous sommes en juin, le mois de la Pride donc, où à Paris comme dans de nombreuses villes du monde les communautés LGBTQ+ occupent une place inhabituelle dans l’espace public. Le mois où ces sociétés célèbrent les droits que les personnes LGBTQ+ ont obtenus à force de combats, réfléchissent à ce qu’il leur reste à conquérir et à la visibilité qui leur a longtemps été refusée. Au Liban d’où il vient, cependant, l’article 534 du Code pénal continue de criminaliser les relations homosexuelles, passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement....
Voilà cinq ans qu’il a quitté Beyrouth pour s’installer à Paris. Quelque part sur le bon côté du monde, où il pouvait enfin vivre son homosexualité tranquillement, sans se soucier de qui ou de quoi que ce soit. Pourtant, c’est la première fois cette année qu’il participe à la Pride. Nous sommes en juin, le mois de la Pride donc, où à Paris comme dans de nombreuses villes du monde les communautés LGBTQ+ occupent une place inhabituelle dans l’espace public. Le mois où ces sociétés célèbrent les droits que les personnes LGBTQ+ ont obtenus à force de combats, réfléchissent à ce qu’il leur reste à conquérir et à la visibilité qui leur a longtemps été refusée. Au Liban d’où il vient, cependant, l’article 534 du Code pénal continue de criminaliser les relations homosexuelles, passibles d’une...
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