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Lifestyle - nos petites guerres

L’express Beyrouth-Téhéran-Enfer, une chronique de Sabyl Ghoussoub


L’express Beyrouth-Téhéran-Enfer, une chronique de Sabyl Ghoussoub

Illustration de Charles Berberian et Michèle Standjofski issue de la bande dessinée « Et toi, comment ça va ? »

On l’appellera N. car il est Iranien, et dévoiler son prénom, c’est prendre le risque de l’envoyer en moins de quelques heures à la prison d’Evin. N. est photographe, il travaille depuis deux ans sur sa ville qui n’est pas Téhéran mais une ville portuaire au bord du golfe Persique. Il réalise des portraits des pêcheurs, des flâneurs, des travailleurs et travailleuses domestiques. Il capture les mille et une couleurs de la mer et du ciel. Des nuances de bleu, de rose, de jaune. Un monde merveilleux qui s’apparente à ses rêves. « Quand j’étais enfant, j’allais souvent tout seul au bord de la mer, sans prévenir personne. J’étais peut-être à la recherche d’un monde imaginaire et la mer me rendait ce service, d’être dans ce monde-là. » N. est un rêveur, mais il est aussi en colère contre les hommes qui gouvernent son pays. Il me l’a souvent...
On l’appellera N. car il est Iranien, et dévoiler son prénom, c’est prendre le risque de l’envoyer en moins de quelques heures à la prison d’Evin. N. est photographe, il travaille depuis deux ans sur sa ville qui n’est pas Téhéran mais une ville portuaire au bord du golfe Persique. Il réalise des portraits des pêcheurs, des flâneurs, des travailleurs et travailleuses domestiques. Il capture les mille et une couleurs de la mer et du ciel. Des nuances de bleu, de rose, de jaune. Un monde merveilleux qui s’apparente à ses rêves. « Quand j’étais enfant, j’allais souvent tout seul au bord de la mer, sans prévenir personne. J’étais peut-être à la recherche d’un monde imaginaire et la mer me rendait ce service, d’être dans ce monde-là. » N. est un rêveur, mais il est aussi en colère contre les hommes...
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