Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Escalade Hamas/Israël

Vingt-huit Palestiniens tués à Gaza, pluie de roquettes vers Tel-Aviv

Le Caire tente en vain de discuter avec Israël pour apaiser les tensions.

Vingt-huit Palestiniens tués à Gaza, pluie de roquettes vers Tel-Aviv

Une boule de feu se dégage après une frappe israélienne sur la ville de Rafah, dans le sud de Gaza, le 11 mai 2021. Photo AFP / SAID KHATIB

L'escalade militaire entre le Hamas et Israël s'intensifiait mardi soir avec un déluge de feu de l'armée israélienne sur la bande de Gaza et une pluie de roquettes lancées par le mouvement islamiste sur la métropole israélienne Tel-Aviv.

La communauté internationale a appelé au calme et des pays musulmans ont exprimé leur indignation face à la pire flambée de violence depuis des années entre le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza et l'Etat hébreu, déclenchée à la suite de heurts à Jérusalem-Est.

Lire aussi

Face à la violence des colons, le « silence n’est plus une option »

Côté palestinien, les attaques israéliennes menées avec des avions de chasse et des hélicoptères de combat ont fait au moins 28 morts parmi lesquels dix enfants, et quelque 125 blessés, selon le ministère de la Santé à Gaza. Des commandants du Hamas et du Jihad islamique, second groupe armé de la bande de Gaza, ont par ailleurs péri dans ces frappes, ont confirmé ces groupes armés.
Mardi soir, un immeuble d'une douzaine d'étages dans le centre de la ville de Gaza, dans lequel des ténors du Hamas avaient leurs bureaux, a été complètement détruit dans une frappe israélienne, a constaté un journaliste de l'AFP. En réaction, le Hamas a dit avoir lancé 130 roquettes en direction de la métropole israélienne de Tel-Aviv, où des sirènes d'alarme retentissaient en soirée. 

"Tout peut arriver" 
Un bus vide a été atteint à Holon, près de Tel-Aviv, et les services de secours ont fait état de nombreux blessés en soirée dans la région métropolitaine de Tel-Aviv, alors que les vols ont été suspendus à l'aéroport international Ben Gourion.
"Il y a eu plusieurs tirs apparemment, des booms au-dessus de nos têtes, je dirais une dizaine et ça fait peur, mais grâce à Dieu, il y a eu des sirènes qui ont alerté à temps, du coup je suis descendu dans l'abri avec d'autres voisins", a déclaré à l'AFP Haim Roy Ben Shlomo, un homme de 38 ans, de Ramat Gan. "Tout peut arriver et ça peut arriver partout", a-t-il ajouté alors que de nombreuses personnes en Israël et dans la bande de Gaza craignent que cette nouvelle escalade entre le Hamas et l'Etat hébreu ne se transforme en guerre comme en 2008, 2012 et 2014.

Lire aussi

À Cheikh Jarrah, le droit au service du pire

Plus tôt en journée, des roquettes tirées sur les villes d'Ashdod et d'Ashkelon, situées au nord de la bande de Gaza, ont coûté la vie à deux Israéliennes, a indiqué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
"Depuis hier (lundi), l'armée a mené des centaines d'attaques contre le Hamas et le Jihad islamique à Gaza (...) Et nous allons encore intensifier la puissance de nos attaques", a déclaré M. Netanyahu dans une vidéo diffusée par ses services, ajoutant que le Hamas "allait se prendre une raclée à laquelle il ne s'attend pas".

"Enfer" 

La branche armée du Hamas avait promis de faire d'Ashkelon un "enfer" si les frappes israéliennes faisaient des victimes civiles à Gaza, et elle avait promis de réserver le même sort à Tel-Aviv.

Le ministre de la Défense Benny Gantz a approuvé une demande de l'armée de mobiliser 5.000 réservistes, mais il n'était pas clair dans l'immédiat quand cette décision serait appliquée.

Le Hamas avait menacé lundi après-midi l'Etat hébreu d'une nouvelle escalade militaire si ses forces ne se retiraient pas de l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est --troisième lieu saint de l'islam--, où des heurts quotidiens opposant des Palestiniens à la police israélienne ont fait des centaines de blessés depuis vendredi.

Lire aussi

Cheikh Jarrah ou l’histoire d’une interminable dépossession

Les frappes israéliennes sur Gaza sont les plus importantes depuis novembre 2019. A l'époque, l'Etat hébreu avait mené l'assassinat ciblé d'un haut commandant du Jihad islamique, Baha Abou al-Ata, responsable de nombreuses attaques en Israël. Après la mort de son commandant, le Jihad islamique avait lancé environ 500 roquettes vers Israël qui avait pilonné les positions de ce mouvement en tentant toutefois d'épargner celles du Hamas, pour ne pas compromettre une trêve avec ce mouvement. Mais une source au sein du Hamas a annoncé lundi soir que Muhammad Fayyad, un commandant de sa branche armée, avait été tué à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza, peu après le début des frappes israéliennes.

Trêves? 
La communauté internationale a exprimé son inquiétude grandissante. Mais le Conseil de sécurité des Nations unies n'est pas parvenu à s'entendre lundi sur une déclaration commune, les Etats-Unis --alliés d'Israël-- jugeant qu'un "message public n'était pas opportun à ce stade". Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a déclaré que "toutes les parties devaient réduire les tensions et prendre des mesures pratiques pour calmer la situation".

Des sources diplomatiques ont affirmé lundi à l'AFP que l'ONU, avec l'aide du Qatar et de l'Egypte, avait amorcé une médiation auprès des parties "concernées" afin d'obtenir une désescalade. Mais le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri a affirmé mardi soir que Le Caire avait tenté en vain jusqu'à présent de discuter avec Israël pour apaiser les tensions. Interrogé sur cette médiation, le porte-parole de l'armée israélienne, Jonathan Conricus a rétorqué mardi: "Je ne crois pas que mes commandants soient au courant ou particulièrement intéressés".

Solidarité avec la Palestine au Liban

Au Liban, des rassemblements de solidarité avec la Palestine se sont déroulés lundi soir dans les camps palestiniens de la région de Saïda, dans le sud, et un sit-in a été organisé dans la mosquée Omar ben el Khattab du camp de Miyé Miyé, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. Dans des régions hors des camps à forte concentration palestinienne, comme Wadi Zayneh au nord de Saïda, des dizaines de personnes se sont également spontanément regroupées, brandissant des drapeaux palestiniens et libanais et scandant des slogans pour Jérusalem et hostiles à Israël.

Dans la Békaa, un convoi de voitures brandissant des drapeaux palestiniens a sillonné lundi soir la route entre Taalabaya et Zahlé, en signe de solidarité avec Jérusalem, selon notre correspondante dans la région Sarah Abdallah. A Tripoli, un sit-in s'est également déroulé lundi soir à la grande mosquée Mansouri à l'appel de la Jamaa Islamiya pour soutenir Jérusalem. Un autre rassemblement a été organisé sur la place Abdel Nasser dans le quartier de Tell.

Mardi en fin d'après-midi, une procession entre les camps de réfugiés palestiniens de Mar Elias et celui de Chatila, a rassemblé des dizaines de personnes, drapeaux palestiniens à la main. "Sauvez le quartier de Cheikh Jarrah", "Liberté pour la Palestine", pouvait-on lire sur des banderoles.


Une réunion urgente s'est également tenue mardi à l'ambassade de Palestine à Beyrouth à laquelle ont assisté diverses factions palestiniennes islamistes et membres de l'OLP, ainsi que des formations libanaises pro-palestiniennes, rapporte notre correspondant. Les groupes réunis ont publié un document dans lequel ils formulent une série de recommandations pour faire face à la situation en Palestine.


L'escalade militaire entre le Hamas et Israël s'intensifiait mardi soir avec un déluge de feu de l'armée israélienne sur la bande de Gaza et une pluie de roquettes lancées par le mouvement islamiste sur la métropole israélienne Tel-Aviv.La communauté internationale a appelé au calme et des pays musulmans ont exprimé leur indignation face à la pire flambée de violence depuis des...

commentaires (7)

Faut arreter l'hypocrisie. Tous les pays incluant les palestiniens qui ont signé la paix (arafat et Rabin) ont reconnu l'autorité palestinienne et de leur côté, les arabes ont reconnu Israel. Seul le Hamas (+hezbollah/iran) : intégriste, islamiste est considéré comme organisation non reconnue. Même l'OLP est en biz biz avec le hamas . Donc aujourd'hui, c'est simple : La population palestinienne est prise en otage par le hamas et Israel . Le hamas qui veut faire "sa" guerre alors que les arabes sont en chemin de négociations et paix . Israel qui essaie d'anéantir la capacité militaire du hamas. Même l'arabie saoudite vient de dire ce jour " le chemin pris par cette guerre n'est pas le bon". Pour sauver les palestiniens, faut que le Hamas change de doctrine. Tout comme au liban, la doctrine du hezbollah c'est une guerre sainte pour ces gens là, alors que même les alliés du hezb au liban reconnaissent que leur doctrine n'est pas "obtue et n'a rien de guerre sainte" juste une question politique. La "libération" de jérusalem n'est pas la doctrine des partis "non intégristes". Le hamas applique une doctrine "jihadique" et non "politique" comme l'OLP. Ceux qui paient?? Les civils palestiniens à cause du hamas et d'israel évidemment.

radiosatellite.online

13 h 42, le 19 mai 2021

Tous les commentaires

Commentaires (7)

  • Faut arreter l'hypocrisie. Tous les pays incluant les palestiniens qui ont signé la paix (arafat et Rabin) ont reconnu l'autorité palestinienne et de leur côté, les arabes ont reconnu Israel. Seul le Hamas (+hezbollah/iran) : intégriste, islamiste est considéré comme organisation non reconnue. Même l'OLP est en biz biz avec le hamas . Donc aujourd'hui, c'est simple : La population palestinienne est prise en otage par le hamas et Israel . Le hamas qui veut faire "sa" guerre alors que les arabes sont en chemin de négociations et paix . Israel qui essaie d'anéantir la capacité militaire du hamas. Même l'arabie saoudite vient de dire ce jour " le chemin pris par cette guerre n'est pas le bon". Pour sauver les palestiniens, faut que le Hamas change de doctrine. Tout comme au liban, la doctrine du hezbollah c'est une guerre sainte pour ces gens là, alors que même les alliés du hezb au liban reconnaissent que leur doctrine n'est pas "obtue et n'a rien de guerre sainte" juste une question politique. La "libération" de jérusalem n'est pas la doctrine des partis "non intégristes". Le hamas applique une doctrine "jihadique" et non "politique" comme l'OLP. Ceux qui paient?? Les civils palestiniens à cause du hamas et d'israel évidemment.

    radiosatellite.online

    13 h 42, le 19 mai 2021

  • BON C'EST UN ECHANTILLON DE CE QUI ATTEND LE LIBAN SI D'AVENTURE HEZBOLLAH OSE FAIRE UN GESTE EN FAVEUR DE SES FRERES TERRORISTES DE HAMAS CONTOLES EN PARTIE PAR L'IRAN NASRALLAH DOIT BIEN REFLECHIR AVANT DE PARLER OU D'AGIR CAR LES ISRAELIENS CETTE FOIS CI SE SONT PRIS AUX LEADERS ET PAS A LEURS ASSISTANTS D'OU UN DEGEL POURRA AVOIR LIEU PLUTOT RAPIDEMENT

    LA VERITE

    01 h 28, le 12 mai 2021

  • La ligne rouge est largement franchie par les missiles puis les missiles sur Tel aviv. . Comme presque chaque année à Ramadan, les intégristes à Ghaza commencent leurs provocs pour qu'israel riposte...Du coup, ils demanderont du fric aux pays arabes en cette période sacrée. Fric qui ne leur sera pas refusé évidemment, en cette période de ZAKAT puisqu'ils jouent aux victimes. Ca ne rate jamais. Fric qui atterrira dans les poches de leurs leaders évidemment. Pauves civils

    radiosatellite.online

    23 h 32, le 11 mai 2021

  • Et les émirats que font ils? Eux qui ont reconnu Israel ? ???

    Eleni Caridopoulou

    20 h 25, le 11 mai 2021

  • Et le hezb a réagi immédiatement et façon décisive, aux attaques israéliennes contre les palestiniens ...en nettoyant ses fusées clévertes et en chantonnant des refrains de feyrouz... Israël tremble du nord au sud...

    Wlek Sanferlou

    15 h 11, le 11 mai 2021

  • Le timing n' est pas du tout innocent... Cherchez la main de l'Iran derrière...

    LeRougeEtLeNoir

    12 h 24, le 11 mai 2021

  • Que le Hezbollah aille a Jerusalem combattre! Ah non il est fort que depuis les sous-sols de Dahié

    Jack Gardner

    11 h 33, le 11 mai 2021

Retour en haut