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Culture - Institut Cervantes

Luis García Montero : Notre action est essentiellement dirigée vers la jeunesse libanaise

En visite à Beyrouth, le directeur des Instituts Cervantes dans le monde a lancé la première publication des « Cahiers de Baalbeck » et insisté, au cours d’un point de presse, sur la volonté des Espagnols d’apporter un soutien académique et culturel aux Libanais en situation de difficulté après le 4 août.

Luis García Montero : Notre action est essentiellement dirigée vers la jeunesse libanaise

Une vue de la conférence de presse. De g.à d. Carmen Noguero, Luis Garcia Montero et Yolanda Soler Onis. Photo Michel Sayegh

« Tous nos Instituts Cervantes dans le monde ont souffert au cours des mois passés des conséquences de la pandémie de Covid-19. Celui de Beyrouth a, en plus, enduré la terrible explosion du port le 4 août dernier qui a blessé des membres de son équipe et provoqué d’importants dégâts matériels au sein de ses locaux. C’est pour dire merci à sa directrice, ses employés et à tous ceux qui ont travaillé à sa remise sur pied que nous sommes là. Mais nous sommes aussi venus faire un état des lieux afin de réfléchir à la meilleure façon d’apporter notre soutien au Liban », a déclaré en substance le directeur international de l’Institut Cervantes, Luis García Montero, au cours d’une conférence de presse tenue dans les locaux de son antenne libanaise installée au Beirut Digital District, rue Béchara el-Khoury, en présence de la directrice de l’Institut de Beyrouth, Yolanda Soler Onís.

Rebâtir une école explosée

Accompagné de la secrétaire générale de l’Institut Cervantes, Carmen Noguero, Luis García Montero va donc consacrer sa visite de quelques jours au Liban à la prospection des besoins sur le terrain en vue de fournir les aides adaptées en équipements, livres, etc. pour le maintien de la mission culturelle des Instituts au Liban, mais aussi pour aider plus globalement un secteur éducatif libanais éreinté par les multiples crises. « C’est l’une de nos préoccupations majeures », a-t-il assuré. Il a d’ailleurs signalé, dans ce cadre, un projet de prise en charge de la reconstruction d’une école beyrouthine détruite par l’explosion, qui, une fois réhabilitée, inclura dans son cursus d’enseignement secondaire la langue espagnole.

« Notre action est essentiellement dirigée vers la jeunesse libanaise. Car ce sont les jeunes qui montrent un grand intérêt pour la culture hispanique, à en juger par les chiffres des inscrits aux cours de langue et leur persévérance à suivre ces cours malgré l’accumulation de crises qu’ils subissent », a en outre précisé Luis García Montero.

30 ans et des bataillons de cours d’espagnol…

Rappelant que l’Institut Cervantes, établi au Liban depuis 1991, célèbre cette année sa trentième année de présence dans le pays, et qu’il n’a jamais cessé ses activités en dépit de tous les aléas, le directeur international a mis l’accent sur la constance de l’engagement espagnol pour faciliter au peuple libanais l’accès à la langue et à la culture hispanique, via des cours en direct, des ateliers numériques et d’autres performances… Ainsi que des frais d’inscriptions aux cours de langue restés à « un taux de change non augmenté », a-t-il affirmé en réponse à une question.

« Depuis 2007, l’Institut Cervantes a formé 600 soldats du bataillon espagnol de la Finul de la base Miguel de Cervantes à Marjeyoun, au sud du Liban, à l’enseignement de la langue afin qu’ils dispensent bénévolement des classes d’espagnol dans les écoles des vingt villages situés dans la région. 6 000 élèves ont bénéficié jusqu’à ce jour de leur enseignement », a-t-il indiqué. « Nous avons aussi, au fil des années, ouvert et développé nos antennes de Jounié et Tripoli, qui accueillent aujourd’hui 28 % des inscrits en cours de langue. Et nous allons désormais étendre les activités culturelles de l’Institut Cervantes à la Békaa », a-t-il ajouté.

La première publication des « Cahiers de Baalbeck », consacrée aux poèmes de Talal Haidar.

« Donner et recevoir »

C’est dans ce cadre que sera lancée aujourd’hui mardi 11 mai, à l’hôtel Palmyra, la première édition des Cuadernos de Baalbek (Cahiers de Baalbeck) consacrée aux poèmes de Talal Haidar, traduits de l’arabe à l’espagnol. Le recueil, publié en édition bilingue en collaboration avec l’Université libanaise, sera présenté à la presse et à la délégation espagnole par le poète, fils de Baalbeck, au sein même des ruines antiques.

« L’objectif est de promouvoir la traduction de textes arabes vers l’espagnol, et de présenter ainsi les auteurs libanais aux communautés hispaniques du monde entier », a souligné, pour sa part, Carmen Noguero, la secrétaire générale de l’Institut Cervantes.

Voyant dans cette action le témoignage de « l’intérêt constant de l’Espagne envers le Liban », la directrice de l’Institut Cervantes de Beyrouth, Yolanda Soler Onís, n’a pas manqué de souligner l’exemple de courage, de résilience et de persévérance donné par le peuple libanais. « Depuis mon arrivée à Beyrouth à l’automne 2019, les événements et les crises se sont succédé sans jamais éteindre la motivation de nos élèves. J’ai beaucoup appris à leur contact… »

« Donner et recevoir. » « C’est cette approche que nous favorisons à l’Institut Cervantes. Et nous le faisons notamment en œuvrant aussi bien à faire connaître la culture espagnole au Liban que la culture du Liban en Espagne », a affirmé en conclusion Luis García Montero.


« Tous nos Instituts Cervantes dans le monde ont souffert au cours des mois passés des conséquences de la pandémie de Covid-19. Celui de Beyrouth a, en plus, enduré la terrible explosion du port le 4 août dernier qui a blessé des membres de son équipe et provoqué d’importants dégâts matériels au sein de ses locaux. C’est pour dire merci à sa directrice, ses employés et à...

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